Malus, Taxe, la planète et notre portefeuille

Publié le par Arnaud

Nous apprenons que le gouvernement veut mettre en place de nouvelles taxes sur les produits jetables (qui en passant montre l'inutilité à terme du démesuré incinérateur Flamoval). La sauvegarde de notre planète doit  passée par des efforts de tous et notamment sur le plan de nos déchets. Attention simplement à la communication négative et aux annonces de courtes vues. Si l'on veut permettre une réelle dynamique pour l'écologie, ne faisons pas croire que l'écologie est passéiste et austère, du temps de la vaisselle qui se casse et des langes qui se lavent. L'écologie peut être source de progrès pour une meilleure gestion de l'activité des hommes dans un environnement respecté. Il s'agit non d'un retour aux techniques du passé que d'inviter à inventer et reflechir à des méthodes qui prennent en compte l'urgence écologique. Nous sommes venus au temps de la conscientisation et surtout de la création sinon rien ne pourra avancer tout en se rappelant les savoirs faire ancestraux un peu oubliés et avec moins de "bling bling". Oui déjà des couches culotte lavables existent (un peu cher encore) dont une partie du produit, pour le modèle que j'ai pu voir, qui se réutilise (ce n'est pas le retour du lange). Les verres biodégradables existent aussi (ce n'est donc pas la fin des momentsconviviaux "pique nique entre amis"). C'est aussi à l'ingénieurerie industrielle de proposer des process innovants au lieu parfois de flotter sur la vague verte pour nous vendre n'importe quoi.

La question est... qui doit payer entre malus, taxe, péage, planète et portefeuille. Le soucis aujourd'hui c'est que pour marquer les esprits et par facilité, on s'attaque au porte monnaie. Et quelque part il est vrai que cela paye (cf les radars). Malheureusement cela entraîne aussi une certaine morosité, une impression de "c'est nous qui sommes les dindons de la farce". Sans sens, on perd l'utilité de la chose et on rajoute des freins. Ce ne sont pas des mesures prises sèparement qui pourront permettre d'en comprendre les enjeux globaux. C'est en fait la raison d'un partie POLITIQUE écologique : mettre en place un projet de société qui prenne en compte les relations de l'homme avec son environnement en passant par les relations des hommes entre eux. L'écologie est de se fait sociale. L'écologie ne peut passer que par la solidarité. Et justement, aujourd'hui que deviennent nos solidarités nationales ?  Entre Edvige et Nucléaire, ils y auraient d'autres produits à jeter sans surtaxe...

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