dossier Flamoval incinérateur

Mardi 10 novembre 2009

Arques part en campagne contre une usine imposée

La construction d’un incinérateur fait craindre un risque de pollution.

Par HAYDÉE SABERAN (à Arques)


«S’il y avait eu un vrai débat il y a huit ans, on n’en serait pas là.» Ils discutent par petits groupes, sous des parapluies. Autour d’eux, des pancartes «Décideurs, dites non à l’incinérateur» ; «Ne jouons pas aux apprentis sorciers». On est en rase campagne, au milieu d’une zone d’activités, devant le site du futur incinérateur Flamoval, à Arques, près de Saint-Omer, (Pas-de-Calais). C’est le 3 octobre, ils sont 200, il y a des agriculteurs, des écologistes, des syndicalistes avec leurs drapeaux, des médecins, des maires, des riverains. Le maire socialiste d’Hazebrouck, Jean-Pierre Allossery, les députés UMP Françoise Hostalier, et André Flageolet ne sont pas là, mais ils les soutiennent. Christophe Bonduelle, celui des petits pois, qui a son siège à Renescure, à quelques kilomètres, sous les vents du futur incinérateur, aussi. Ce qu’ils réclament ? «Un débat démocratique. Choisir notre vie plutôt que la subir», dit Thierry Willaey, conseiller municipal (Verts) d’Hazebrouck. Or, la loi n’oblige pas à l’organisation d’un débat public pour un tel investissement.

Cancer. En septembre 2008, près de 4 000 personnes ont défilé contre le projet d’incinérateur Flamoval. Le 17 juin, le préfet du Pas-de-Calais a signé l’arrêté qui lançait la construction. Entre-temps, un débat, dans la rue, dans la presse locale, des réunions d’opposants, mais zéro débat public. «La démocratie, c’est les élections», rétorque Joël Duquenoy (PS), défenseur du projet, et nouveau président du syndicat mixte Flandres-Merignies, qui regroupe les 159 communes concernées par l’usine qui brûlera les 92 500 tonnes de déchets.

 

Derrière la demande de débat, il y a toutes les questions. Les riverains et les médecins craignent pour la santé : dans la région championne de France du cancer, personne ne veut de dioxine en plus. L’incinérateur voisin de Dunkerque vient d’être pris en flagrant délit d’avoir craché 96% de plus de dioxine que la norme admise. Quand elle l’a appris, la députée Françoise Hostalier a écrit à Nicolas Sarkozy, lundi, pour lui demander de faire «arrêter ce projet et procéder à une remise à plat des solutions possibles».

 

Courgettes. Bonduelle - qui n’a pas souhaité répondre à Libération - tremble pour sa marque. Ses salariés, en intersyndicale, le soutiennent au nom des 650 emplois de l’usine. Les agriculteurs s’inquiètent pour la qualité de leur terre, Bonduelle les a prévenus : si l’incinérateur s’installe, il se sépare d’eux. La majorité des courgettes produites en France pousse à quelques centaines de mètres de la future usine. Et il n’y a pas mieux comme légume pour fixer la dioxine. «Or tous les incinérateurs ont un jour des pépins, les médias s’empareront de l’affaire. C’est ingérable», soupire François Bourgain, président d’Oplinord, l’organisation des producteurs de légumes industriels. Des alternatives ? Oui, disent les défenseurs de l’environnement, entre autres produire du méthane, à partir des déchets verts, et réduire plus à la source.

 

A plein régime. Antoine Bonduelle, cousin de Cristophe et expert du Giec, le Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat : «L’Ademe nous dit que le volume de déchets est en train de baisser, à la source. Or avec 10% de déchets en moins, l’incinérateur ne fonctionne plus bien : pour qu’il ne soit pas plus polluant, il doit tourner à plein régime, question de combustion. Pour trouver les 92 000 tonnes de déchets, on va devoir les chercher en camion à 60 kilomètres». Donc polluer. «Un raisonnement pervers.»

source : Libération

tout le dossier ici

Par Arnaud
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Dimanche 8 novembre 2009

Flamoval : les Verts appellent à réexaminer le projet

samedi 07.11.2009, 05:03 - La Voix du Nord

|  INCINÉRATEUR |

Les Verts continuent de lutter contre le projet d'incinérateur Flamoval. ...

 

Le 30 octobre, Marie-Christine Blandin, sénatrice du Nord, a pris sa plume pour adresser sa crainte du projet aux préfets du Nord et du Pas-de-Calais et à Chantal Jouanno, secrétaire d'État à l'Écologie. « Je ne doute pas que vous avez pris votre décision après avoir entendu tous les avis et j'imagine sans peine les assurances des promoteurs du projet et les données techniques "rassurantes" qui vous ont été communiquées : modernité, sécurité, contrôle rigoureux », écrit Marie-Christine Blandin au préfet du Pas-de-Calais, Pierre-Florian de Bousquet. Mais, l'ancienne présidente Verte de la Régioncite aussi le rapport d'inspection des installations classées qui dresse « un dépassement significatif » - « 100 % de dépassement des limites autorisées », précise-t-elle dans son courrier à Chantal Jouanno -, des concentrations en dioxines et furanes à proximité du CVE de la communauté urbaine dunkerquoise.

« Tristes circonstances, la Flandre intérieure où vous avez autorisé l'incinérateur de Flamoval est sous le vent de celui qui est ici dénoncé.

Or furanes et dioxines, hautement cancérigènes, se stockent dans les tissus graisseux et les contaminations sont cumulatives. Dans le monde judiciaire, ce rapport serait mis au rang des "faits nouveaux" susceptibles de faire rouvrir le dossier et de changer la décision. Je vous sollicite, monsieur le préfet, pour que vos services évaluent à nouveau le risque durable que ferait courir à la population un incinérateur à Arques. » •

Par Arnaud
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Mercredi 4 novembre 2009
voici une proposition d'action (Merci Xavier) :


pour envoyer des courriels à nos Députés des Flandres,

pour dire NON à la construction imminente de FLAMOVAL :


Christian Hutin (12è circons.) :      chutin@ assemblee-nationale.fr

                                                          hutinchristian@orange.fr

 

Michel Delebarre (13è circons.) :      mdelebarre@assemblee-nationale.fr

 

Jean-Pierre Decool (14è circons.) :     jpdecool@assemblee-nationale.fr

                                                                  jpdecool@orange.fr

 

Françoise Hostalier (15è circons.) :    fhostalier@assemblee-nationale.fr

Par Arnaud
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Mardi 3 novembre 2009

Françoise Hostalier, députée UMP du Nord, poursuit son combat contre le projet d'incinérateur d'ordures ménagères Flamoval prévu à Arques, près de Saint-Omer. Elle en appelle au président de la République. ...

 

Rappelant qu'elle lui avait remis un dossier en mains propres sur le sujet en novembre de l'an dernier à Valenciennes, Françoise Hostalier n'y va pas par quatre chemins : « Il faut arrêter ce projet et procéder à une remise à plat des solutions possibles pour le traitement des déchets. Aucune étude alternative n'a été effectuée malgré le Grenelle (de l'environnement), malgré les expériences menées dans d'autres régions françaises et à l'étranger et malgré maintenant la prise en compte du rejet de CO2. »

Construction « inutile et dangereuse... »

Rappelant que, « dans notre région, tous les indicateurs en matière de santé sont au rouge », la députée demande à Nicolas Sarkozy « à l'inverse de ce qui se prépare, d'apporter une attention particulière à préserver notre environnement au nom de la santé et de l'avenir de nos enfants et petits-enfants ».

Françoise Hostalier récapitule les actions qu'elle a menées « contre cette construction inutile, dangereuse, coûteuse, contraire à toute logique et surtout contraire à l'esprit du Grenelle de l'environnement pour lequel vous avez vous-même tant oeuvré ».

Ainsi, sur l'emploi, dans un secteur déjà touché par les fermetures et suppressions de postes, « l'entreprise Bonduelle située à Renescure a clairement annoncé qu'il lui sera impossible de maintenir une activité de production au pied d'un incinérateur. Ce sont donc 650 emplois directs qui sont menacés, sans compter l'emploi de tous les agriculteurs de la région qui travaillent pour cette usine alimentaire ».

Elle met en avant le fait qu'un « événement très grave s'est produit il y a quelques mois, mais apparemment tenu secret, à l'incinérateur de Dunkerque. Très récent et de la même génération que le projet Flamoval, il a rejeté près de deux fois plus de dioxine que la norme maximale autorisée. De plus, cela ne s'est avéré qu'à travers un contrôle inopiné, ce qui prouve qu'il n'y a, en fait, aucun suivi sérieux des rejets dans l'atmosphère ».

Par Arnaud
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Lundi 2 novembre 2009
La Voix du Nord > Samedi 24 Octobre 2009 > Edition de SAINT-OMER.

 

ENVIRONNEMENT 

 

«L'incinérateur est un choix politique qui ne met pas en avant le risque sanitaire»

 

Les opposants au projet d'incinérateur à Arques sortent revigorés de la réunion publique organisée par l'APSH jeudi soir. De nombreux spécialistes de santé se sont succédé à la tribune, devant une salle Vauban archi-comble, pour montrer à quel point l'environnement joue un rôle déterminant sur la santé. Ils sont unanimes: Flamoval aggraverait le risque sanitaire dans une région déjà fortement exposée.

Plus personne ne peut prétendre que le combat mené par l'Association pour la protection de la santé des habitants de la région de Saint-Omer (APSH) est animé par un autre dessein que celui d'alerter sur un risque sanitaire. La somme de connaissances exposée par des professionnels de santé spécialisés dans des domaines aussi divers que leurs origines géographiques sont variées, illustre à elle seule que la prise de conscience de l'impact de l'environnement sur la santé, aussi tardive soit-elle, progresse à grands pas. «

On se doit de lancer l'alerte, rappelle le docteur Philippe Richard, président de l'APSH. Nous sommes à l'aube d'une médecine environnementale. Nous en avons assez d'agir sur les conséquences plutôt que sur les causes.» A fortiori dans une région où «l'état sanitaire ne fait que s'aggraver, souligne le docteur Jean-Bernard Verbecq, et où la surmortalité par rapport aux autres régions est toujours plus importante». (cf La Voix du Nord du 4octobre). Le professeur Henri Porte, chirurgien cancéro-thoracique à Lille, est formel: «Les risques de cancer sont corrélés à la pollution environnementale.» Le problème est que ces polluants, créés par l'homme, sont nombreux et difficilement identifiables. Cosmétiques, alimentaires, vestimentaires, les molécules qui nous veulent du mal sont partout. Le toxicologue André Cicolella, pourfendeur notamment du bisphénol A dans les biberons et autres paraben, montre que «c'est la période à laquelle nous vivons qui fait le poison.»

«Pas de seuil»

 

Et ces nouvelles données scientifiques, les médecins en observent les démonstrations quotidiennement. Le professeur Rémi Besson, spécialiste des malformations urogénitales à Lille, constate, par exemple, une augmentation du cancer des testicules chez les hommes jeunes, dans tous les pays du nord de l'Europe. Les pesticides, phtalates, et autres substances qui agissent comme perturbateurs endocriniens sont pointés du doigt. Oui, mais Flamoval dans tout ça? «Les chiffres fournis par les industriels ne correspondent pas à ce que vous allez inhaler », précise le docteur Paul Cordonnier, président de l'association pour la promotion de la recherche en environnement et en santé publique (APRES). Des molécules, inoffensives quand elles sont rejetées, peuvent en effet devenir toxiques au contact d'autres éléments dans l'air, l'eau, etc. Et le docteur de préciser: «Il n'existe pas de seuil en deçà duquel il n'y aurait pas de risque». D'autant que la contamination n'est pas conditionnée à une longue exposition: «Ça se joue sur un ou quelques jours», assure André Cicolella. Le temps de latence, en revanche, peut être énorme. «Un cancer développé à l'âge de 30 ans peut avoir été déclenché au cours de la vie intra utérine», souligne le professeur Éric Besson. Ce n'est pas tant l'incinération qui est stigmatisée que les risques qui nous entourent déjà. Les médecins souhaitent juste éviter qu'on les aggrave avec Flamoval. «Il ne faut pas attendre d'avoir la preuve pour agir, estime André Cicolella. Il faut saisir les données recueillies lors des expérimentations animales, elles servent à ça», encourage André Cicolella. Le professeur Henri Porte en est convaincu: «L'incinérateur est un choix politique qui ne met pas en avant le risque sanitaire. » C'est ce que les médecins déplorent. Surtout quand un incinérateur de dernière génération comme celui de Dunkerque transgresse les normes fixées ( notre édition du 22octobre). Reste un point essentiel: comment faire disparaître nos poubelles?

 

L'arrêté d'autorisation d'exploitation de l'incinérateur Flamoval a été signé par le préfet le 17 juin.


Petites phrases et grand débat

 

Michel Autès, vice-président du conseil régional en charge de la santé (VERTS).

- «Par le simple fait de marcher dans la rue ou d'habiter dans nos maisons, notre santé est menacée (…) La situation sanitaire dans la région ne permet pas l'improvisation.» André Flajolet, député UMP du béthunois.

- «On ne doit pas jouer aux apprentis sorciers avec une politique non environnementale. (…) Il est urgent d'attendre et de revoir la copie.» Thierry Willaye, élu Vert hazebrouckois au syndicat mixte Flandre Morinie (SMFM, porteur du projet d'incinérateur) et opposant à Flamoval.

- « Je ne peux pas comprendre que certains élus soient encore sourds à ce que vous venez de démontrer.» André Cicolella, toxicologue.

- «Le cancer n'est pas que des chiffres et des pourcentages, c'est aussi du vécu», en réponse à une dame qui venait d'émouvoir l'assemblée en racontant le quotidien de sa fille, adolescente, atteinte d'un cancer. «Ce témoignage nous donne beaucoup d'énergie dans notre combat», a ponctué le docteur Philippe Richard. Bernard Loridan, maire de Merville.

- «Beaucoup d'élus commencent à être ébranlés dans leurs convictions. Il faut aller vite, mais il n'est pas trop tard pour stopper le projet Flamoval.» Guy Hilmoine, maire de Dohem.

- «Les élus qui s'opposeraient à la mise en oeuvre de Flamoval seraient hors la loi car tout a été signé par le préfet. Si ce projet ne vous convient pas, c'est à vous, citoyens, d'agir. La balle est dans votre camp. D'autant que vous payez deux fois à l'heure actuelle: pour le traitement des déchets, et pour les études et la communication autour de Flamoval.»


L'idée qui flashe

 

Une dame, anonyme parmi tant d'autres, a avancé cette idée, jeudi soir lors de la réunion publique anti-Flamoval (lire ci-dessous ): «On ne peut pas se laisser tout le temps endormir par des discours. Il faut se faire voir individuellement. Les gilets fluo sont censés nous protéger en matière de sécurité routière. Pourquoi ne pas s'en servir pour protéger notre santé? En le portant dans la vie de tous les jours, on montrerait clairement qu'on est contre Flamoval.» «C'est une bonne idée, à chacun de prendre se s responsabilités», a commenté le docteur Richard. Alors si vous croisez des gilets fluo sur le marché ce matin, ne soyez pas étonnés.D. M.

 
Par Arnaud
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Vendredi 23 octobre 2009
Le ministère en charge de l’environnement a lancé en grande pompe jeudi 15 octobre la nouvelle campagne sur la réduction des déchets. Jean-Louis Borloo, Chantal Jouanno et Philippe Van de Maele, le président de l’Ademe, étaient ensemble pour rappeler les objectifs du Grenelle de l’environnement: une diminution de 7% de la production d’ordures ménagères et assimilées par habitant d’ici 5 ans. Cela correspond à réduire les déchets de plus de 5 kg par an et par habitant.
Pour financer la mise en œuvre du Grenelle, notamment des actions de recherche et développement, montage de nouvelles filières, amélioration des connaissances sur les coûts et l’économie du déchet, etc., le budget Déchets de l’Ademe est multiplié par deux cette année et progressera encore jusqu’en 2011.

Cette nouvelle campagne, qui s’adresse au grand public, aux collectivités locales et aux entreprises, est doublée du lancement d’un site internet (reduisonsnosdechets.fr) présentant des solutions pratiques pour limiter la production de déchets des ménages.
Dans un communiqué, le Meeddm rappelle que les Français produisent chacun 590 kg de déchets annuellement, dont 390 finissent dans nos poubelles, et 200 en déchèterie.

source : le jdle
Par Arnaud
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Jeudi 22 octobre 2009

"Le centre de valorisation énergétique (CVE) de Dunkerque, inauguré en janvier 2008,

se voulait exemplaire : sur la valorisation des déchets, sur l'impact environnemental des rejets, sur la transparence. C'est raté."

 

la Voix du Nord du 21 octobre

 

Tiens, cette exemplarité me rapelle l'argument du SMFM pour son projet Flamoval, non ?

 

Par Arnaud
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Mercredi 21 octobre 2009
mardi 20.10.2009, 19:43 - La Voix du Nord

| Littoral |

Les associations environnementales dénoncent le secret qui a entouré les résultats d'un contrôle inopiné réalisé fin juin au centre de valorisation énergétique (CVE) de Dunkerque.

Les analyses ont révélé un dépassement important (près de 100%) du seuil maximum autorisé de dioxine dans les rejets atmosphériques de l'incinérateur. La commission locale d'information et de surveillance n'en a pas été informée.

La DREAL (direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, ex-DRIRE), qui avait ordonné ce contrôle, et la communauté urbaine, responsable de l'exploitation du site, expliquent que la priorité était d'abord de trouver l'origine du problème et de le résoudre. Les associations rappellent que la collectivité s'était engagée sur la transparence du fonctionnement du CVE.


Par Arnaud
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Jeudi 15 octobre 2009

L'APSH réclame un moratoire régional sur l'incinération

mercredi 14.10.2009, 05:02 - La Voix du Nord

Le comité de pilotage de l'APSH, présidé par le docteur Philippe Richard (en rouge), organise une réunion publique le 22octobre.

|  FLAMOVAL |

L'association pour la protection de la santé des habitants de la région de Saint-Omer (APSH) a déclaré hier lors d'une conférence de presse, être à «  un moment charnière » de sa lutte contre le projet d'incinérateur Flamoval à Arques. Elle réclame un moratoire régional sur la question et annonce une grande soirée de débat public la semaine prochaine à la salle Vauban.

 

L'APSH réclame un moratoire régional sur l'incinération. Autrement dit elle souhaite que le projet Flamoval soit stoppé pour que la région se donne un peu plus de temps de réflexion sur la façon d'éliminer les déchets. C'est une nouvelle requête que l'association, par la voix de son président, le docteur Richard, a exposée au conseil général, le 2 octobre. « Nous y avons été reçus durant une heure par le vice-président en charge de la santé et de l'environnement, le docteur Hervé Poher, et par une conseillère du président Dominique Dupilet. Nous leur avons rappelé nos craintes et les risques sanitaires », explique de docteur Richard.

 

Car l'APSH estime que la région a besoin d'un traitement de faveur. Elle l'a même fait savoir à tous les maires et élus du syndicat mixte Flandre Morinie (SMFM) dans un courrier : « L'état sanitaire de la région est particulièrement préoccupant (...), notre espérance de vie est inférieure de cinq ans par rapport aux meilleures régions de France. (...) L'explication ne vient pas seulement du mode de vie individuel (alcool, tabac, etc.) puisque notre consommation alcoolique est dans la moyenne nationale. Si les cancers ORL favorisés par la surconsommation alcoolo-tabagique sont en régression, les autres progressent de façon considérable. (...) Il faut laisser le bénéfice aux doutes car les indicateurs de santé de notre région sont si mauvais que nous n'avons pas le moindre droit à l'erreur. » Ce moratoire, c'est donc une nouvelle idée que l'APSH souhaite développer. Mais ce n'est pas son unique cheval de bataille. « le 17 juin 2009, le préfet a signé l'arrêté d'autorisation d'exploitation de l'incinérateur Flamoval et le 24 juillet, l'APSH a déposé une requête introductive d'instance auprès du tribunal administratif de Lille contre cet arrêté », relate le docteur Michel Broutin. Cette requête « sera complétée d'un mémoire détaillé sur lequel les quinze membres du comité de pilotage travaillent d'arrache-pied en se réunissant chaque semaine », poursuit le docteur Richard. Et l'APSH n'exclut pas de déposer un recours suspensif qui permettrait de bloquer les travaux. « On aimerait cependant bien éviter de se retrouver dans la même situation qu'à Fos-sur-Mer où le chantier d'un incinérateur construit aux trois quarts est aujourd'hui bloqué. C'est un gâchis énorme d'argent public que nous préférerions éviter. Néanmoins nous ferons tout ce qui est nécessaire pour bloquer ce projet en toute légalité. » Par ailleurs, l'APSH rappelle qu'elle s'oppose « au projet Flamoval et non à des élus locaux que nous avons toujours respectés. En revanche, nous estimons que quatre des courriers et articles diffusés par le président de la CASO (et président du SMFM, Joël Duquenoy, NDLR) portent atteinte à notre association (...). Pour ne donner qu'un exemple, l'article intitulé "Les mensonges du Dr Richard" fait état de "personnes se prétendant médecins". Nous tenons à signaler que nous sommes tous réellement médecins et que nous exerçons notre devoir d'alerte en notre âme et conscience dans un contexte sanitaire régional et local particulièrement mauvais. » Et de regretter : « Voilà bientôt quatre mois que l'arrêté d'autorisation d'exploitation a été signé. Alors pourquoi, le président de la CASO cherche-t-il délibérément à nuire à l'honneur d'un homme, le Dr Richard ? »

• DAVID MONNERY

Par Arnaud
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Mercredi 14 octobre 2009

 

Le SMFM répond aux élus et associations qui demandent un moratoire et un débat public contradictoire par un tract « toutes boites » qui n’a comme seul but de nous faire avaler l’incinérateur.


Par quel moyen… l’astuce com… petit voyage au sein d’un tract… suivez moi : 

 les
termes  : on ne parle pas d’incinérateur mais de centre de valorisation énergétique. Y  est indiqué sa capacité de fournir de l’électricité pour 26 000 foyers hors chauffage.  « Capacité » signifie-t-il « application » concrète. Voyant la configuration du site, comment allons nous procédé ?

L    les titres : on indique le Centre de valorisation organique alors que celui-ci n’est pas un élément de FLAMOVAL (non financé) mais un projet à la demande du préfet pour l’acceptabilité du dossier. On indique que « l’Europe donne la priorité à la valorisation énergétique » alors que sur l’échelle de la gestion des déchets nous avons en terme de priorité : la réduction, le réemploi, le recyclage, la valorisation puis l’élimination.

la globalisation : « Les élus » sous-entendu TOUS les élus,  le catalogue des procédures, ...

la bonne cause : lutter contre l’enfouissement.  Malheureusement la bonne cause n’amène pas forcement la bonne solution.

le bulldozer : pas de place directes aux arguments des associations et élus qui s’interroge sur l’utilisé d’un incinérateur. Pas de doute sur l’infaillibilité par exemple même pendant l’entretien obligatoire de l’installation ou sur les exemple des installations identiques. Pas de place à des alternatives ou du moins à l’analyse du rejet  d’autres procédés possibles.

Bref, un tract qui coute à la collectivité mais qui n’apporte rien en terme de débat démocratique sur un projet qui nous concernera pendant 30 ans… OUI pour un débat contradictoire public, OUI pour un moratoire!

Par Arnaud
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Mardi 13 octobre 2009

L'ordre des médecins ne soutient pas l'association pour la protection de la santé des habitants de la région de Saint-Omer (APSH). Mais il la défend. Une nuance sémantique qui illustre à quel point le projet d'incinérateur Flamoval crééle débat, jusque dans les rangs des médecins. Explication de texte avec Marc Biencourt, président du conseil départemental de l'ordre des médecins.

 

PAR DAVID MONNERY

saintomer@lavoixdunord.fr

Le docteur Richard a rendu public le courrier que vous lui avez adressé en novembre 2008. À sa lecture, on a effectivement la forte impression que l'ordre soutien l'APSH, principal opposant à Flamoval. Or vous affirmiez le contraire dans notre édition du 2 octobre. Qu'en est-il réellement, docteur Biencourt ? « Non, on ne soutient pas l'APSH car on n'a pas vocation à s'impliquer. Mais on est à la limite de l'hypocrisie quand on dit ça. Car on ne peut pas mettre en doute l'honnêteté de l'APSH. Dans ce sens, on peut dire qu'on défend l'association. »

 N'est-ce pas un peu tiré par les cheveux ? « C'est effectivement un dossier embarrassant car chacun a ses convictions. Il faut cependant éviter que le conseil de l'ordre se retrouve pris en otage dans un sens ou dans l'autre. »

Et cette fameuse « stricte neutralité » à laquelle le médecin ne peut déroger, alors ?
« Cela veut dire que le médecin doit soigner tous les patients, quelles que soient leurs convictions. Et pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté, le cabinet médical ne doit pas servir de tribune. Mais il y a la règle et la pratique. Honnêtement, quel est le médecin qui n'a jamais fait signer une pétition pour empêcher la fermeture d'une maternité par exemple ? »

Pourtant, à propos de la déontologie médicale, le docteur André Deseur, vice-président du conseil national de l'ordre expliquait, je cite : « Le docteur Richard a tendance à détourner le sens des lettres à son profit ! » Où est la vérité ?
« Je ne suis vraiment pas sûr que tout le monde soit aussi affirmatif que le docteur André Deseur sur ce point. On peut même dire que, lui aussi, c'est une conviction personnelle qu'il avance, le docteur Deseur. Le débat existe bel et bien en tout cas. » •

 

 

 

 

L'APSH tient une conférence de presse aujourd'hui pour faire le point de son combat anti-incinérateur.

Par Arnaud
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Mardi 13 octobre 2009

L’UE réduit chaque année à l’état de déchets des ressources recyclables dont la valeur s’élève à 5,25 milliards d’euros en les enfouissant ou les incinérant, selon un rapport des Amis de la terre Europe publié mercredi 7 octobre.

Ce nouveau rapport (1) est publié quelques jours après une étude de l’ONG sur la quantité croissante de ressources naturelles importées par le continent (2).

Si ces matériaux étaient recyclés, l’émission de plus de 148 millions de tonnes équivalent CO2 pourrait être évitée, ce qui correspond à 47 millions de véhicules de moins sur les routes.

Près de la moitié de matériaux recyclables produits en Europe –papier, carton, verre, plastique, aluminium et acier– sont mis au rebut et non recyclés.

source : le jdle

Par Arnaud
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campagne régionale

                                                                                       


l'action pour Copenhague ici

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244

signataires de la pétition  


FLAMOVAL


Les vidéos de la manifestation régionale samedi 13 septembre à St Omer (cliquez ici)




A l'attention de : Monsieur le Maire et élus d'Honsdchoote

Nous, habitants d'Hondschoote, avons fait le constat du manque de sécurité de nos rues dû à la vitesse excessive des véhicules y circulant ainsi qu’à la faible largeur des trottoirs. Nous sommes soucieux de la sécurité de tous et notamment de nos enfants.
En conséquence, nous demandons une réduction de la vitesse de circulation à 30 km/h sur l'ensemble de la commune.

petition


A votre avis

Les résultats de tous les sondages ici

Lanceur d'alerte...

Face à la diminution constante des médecins sur le canton et à l'accés aux soins de proximité qui sera de plus en plus complexe, une pétition citoyenne a été réalisée...

il y a eu
327 Hondschootois et env signataires


La pétition est mise à disposition à l'ensemble des élus
et a été envoyée à :
Madame la Ministre de la Santé (ici sa réponse)
Monsieur le Député (ici sa réponse)
Monsieur le Président de la CCF
Monsieur le Maire de Hondschoote

rencontre débat du 18 avril... des pistes pour poursuivre

l'association est née... rejoignez là!
contact : apaches@rocketmail.com

Opinion

 

  NON AU PROJET FLAMOVAL 

tout sur le projet d'incinérateur à Arques
 pour le traitement de nos déchets ici.

l'étude de la surdimension


Des élus locaux demandent le MORATOIRE et un débat !

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