territoire plus négligeable ?
Voici un article de la Voix du Nord qui reprend la création d'un lotissement aux Moëres. A en croire l'ingénieur interrogé, nous sommes sur un niveau de montée des eaux faibles ce qui reste malgré tout très évolutif suivant notre prise de conscience et trés aléatoire face à la tenue du système des wateringues (ayant déjà connu des moments de surchauffe!) . Il semblerait selon lui que les territoires agricoles ou rurbains semblent plus négligeables que le patrimoine économique et industriel des Pays Bas..signifiant certainement par ses propos que des enjeux supérieurs poussent à agir (notamment des enjeux économique) en terre Hollandaise. Cela voudrait-il dire qu'il faudrait que nous, habitants de ce territoire, nous revendiquions notre droit à être pris en compte... vu la lenteur de réaction au niveau national, il me semble que OUI!
Voix du Nord du 30 septembre 2008
- Dans le Dunkerquois, l'arrière-pays calaisien et le marais audomarois, 1 000 km² ont été conquis sur la mer il y a huit siècles. Le danger vient aujourd'hui moins de la mer que de la difficulté d'évacuer les eaux continentales. Avec le réchauffement climatique, ce territoire revient au coeur de l'actualité.
Créée après les crues du marais audomarois en 1974-75, l'Institution interdépartementale des wateringues veille sur le réseau d'évacuation de la Plaine maritime flamande. Un système de pompage qui a permis de donner le feu vert à la construction d'un lotissement sur une zone à 2,50 m sous le niveau de la mer, aux Moëres.
La mairie de cette commune du Dunkerquois porte encore la trace de la montée des eaux lorsque les Allemands avaient ouvert les vannes. Mais, paradoxalement, ce lotissement serait préservé en cas d'inondation, puisque l'eau serait rejetée... dans les champs voisins.
Didier Mazel, ingénieur, a évalué les conséquences des évolutions climatiques au pays des wateringues. Conclusion : « En tablant sur une remontée du niveau de la mer de 30 cm d'ici 2058, pas de risque de voir Dunkerque inondé. Mais en cas de défaillance ou de panne, on n'aura plus de marge de sécurité.»
Pour l'instant, l'entretien du système est assuré. Pas sa modernisation. Didier Mazel explique : « Ici, seuls des territoires agricoles ou rurbains sont concernés. Aux Pays-Bas, c'est le patrimoine économique et industriel qui est en jeu... »