l'étalement urbain c'est moins de campagne...

Publié le par Arnaud

P1040358.JPGJe mets à votre lecture un billet d'une bloggeuse (beurk le mot) talentueuse sur l'effet de l'étalement urbain sur son territoire. Monsieur le Maire déclare sur Delta FM qu'il a "un très gros projet d'urbanisme" pour la ville (au delà du quartier futur indiqué sur le dernier Canal 11 ?). Sachant aussi que de l'autre côté, je veux dire la métropole Dunkerquoise, les mêmes tentations existent.  A être donc très vigilant, mais surtout étudions bien toutes les conséquences. Jusque où ? Pour quel interêt ? Avec quel impact ? Pour atteindre quoi ? N'y a t-il pas des alternatives (travail sur les vacants, opération de logements collectifs de qualité, ...) ? Pour quel développement durable même économique ? est ce qu'un moyen de ressources (par les taxes) pour atténuer une partie des emprunts (nous y reviendrons) de la ville ? Répondre à ces questions permettront de ne pas aboutir à la réalité que décrit l'auteur ci dessous...

"Les sociétés dites “développées” ont ceci de particulier qu’elles développent à un tel point l’individualisme que toute capacité de rassemblement et d’action menés de front en deviennent difficiles, voire impossibles.

A nous se pose une question ces derniers jours. Une envie aussi. Dans l’Entre-deux-Mers, plusieurs villages ont connu ces dernières années un étalement urbain et un développement économiques importants. Au détriment de la préservation du patrimoine naturel et de l’environnement qui en font une région aussi belle.

Petit, mon homme allait courir dans les champs et cueillir des cèpes de l’autre côté de chez lui. Maintenant s’hérissent en lieu et place de la verdure des temples de consommation bétonnés, grandes surfaces et autres commerces dont la majorité des produits sont estampillés “made in china” et pour lesquels on ira dé-localiser. Cette zone industrielle a été érigée il y a quelques années déjà, comprenant un super marché champion (groupe carrefour) et deux trois autres hangars dédiés aux soins de l’automobile… Aujourd’hui, il est question de prolonger cette zone, et cela ne ressort plus du pouvoir du maire de la commune où la première partie de la zone est construite (opposé désormais à ce genre de projets), mais de celui de la commune voisine. Celui-ci vient en effet d’accepter la construction d’un Mac Do, d’un chaussland (encore le groupe carrefour), autre kiabi et commerce de produits non durables et de mauvaise qualité… le tout sur 6000 km carrés, entraînant la disparition de la zone de friche actuelle…

J’ai connu le même traumatisme petite, alors que j’habitais dans le centre de la France. Étalement urbain, zones industrielles, fin d’un monde. Les vaches troquées contre les lotissements.

Il y a 20 ans donc, on pouvait trouver dans le petit village de l’entre-deux-mers dont je vous parle une terre fertile et des champignons, de la forêt, des vignes… En 2009, on y trouvera des gens faisant la queue en voiture pour s’empifrer de big mac, on y célébrera l’employé du mois, les jeunes iront s’y retrouver… On a même calculé le nombre de voitures passant sur la route au bord de laquelle s’implantera la zone… plus de 20 000 par jour. Alors au lieu d’investir dans des transports en commun et dans un système efficient de logistique, au lieu de miser sur les atouts de la région et préserver le tourisme par exemple, on va fabriquer de nouveaux temples pour créer de nouveaux besoins, sans réfléchir intelligemment aux conséquences à terme… Les bastides et autres abbayes du coin seront perdues au milieu de ces “grandes surfaces”, presque incongrues…

Que faire donc face à cette logique implacable…? Ne rien dire… Et subir… Alors que la population locale ne fera qu’accepter cette zone quand elle sera construite, et ira au Mac Do de toute manière…? Ou s’élever, se rebeller, aiguiser ses arguments, les pétitions, et essayer de trouver une alternative…? On nous dira que cela créé de l’emploi. Certes, mais pourquoi ne pas promouvoir des activités locales et un savoir faire traditionnel? Durable? Comment faire passer le message, comment faire comprendre que ce que l’on détruit ne reviendra plus jamais comme avant? Pourquoi aimer une région et s’y installer s’il s’agit après de la massacrer?? Les gens s’interrogent-ils vraiment sur ce qu’ils veulent pour les générations futures? Y réfléchissent-ils seulement? S’interrogent-ils un minimum? Et les décideurs, pourquoi ne voient-ils pas plus loin…? Parce que cela marche me direz vous… Et c’est vrai… ça marche… Que faire face à des multinationales…? Essayer de lutter quand même…? Cela nous démange… une fois le coup accusé donc, il sera temps de s’organiser… Si tout cela n’est pas vain seulement… Quelle tristesse mes amis, quelle tristesse…"

So Ann

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Publié dans Nature et Ruralité

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Y
Bonjour,nous sommes d'accord avec cc. Votre chef de file a des sollicitations pour trouver des terrains. en clair il veut changer aussi le visage urbain.Quand il dit identique a la Saye, d'accord mais n'est-ce pas vous qui fustigiez le manque de voies pietonnes, transversales et autres qui rendraient ce quartier à votre goût agréable ? Toujoiurs est-il que vous avez décidé d'y habiter en connaissance de cause.
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A
Bonjour. Si je vous suis bien, lorsqu'on a décidé d'habiter quelque part "en connaissance de cause", on n'a plus le droit de participer à son développement... Ceci n'est pas ma conception d'habiter un lieu et j'ai le regret de vous dire que je continuerais à proposer d'autres axes de reflexion et d'action. Chacun peut amener son point de vue pour améliorer, c'est la démocratie qui permet de choisir les différentes orientations dans le vote et les débats publics. Alors poursuivons nos regards différents... les hondschootois choisiront.
C
Je pense que vous avez oublié de mentionner dans votre article les propos de votre tête de liste diffusés également sur Delta FM : "il y a d'autres projets moi même j'ai des sollicitations pour j'allais dire trouver des terrains pour faire un lôtissement qui est identique à la Saye avec la possibilité de le remplir assez vite bien qu'il y ait le projet ... d' un bailleur social qui devrait démarrer dans peu de temps ... continuer à agrandir ... la ville d'Hondschoote ..."
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A
Bien d'autres thèmes ont été abordés comme le covoiturage, le projet des éolinennes, les finances, .. Vous voulez revenir ici sur le logement. M. Lehouck n'indique pas ici un "grand plan d'urbanisme" mais qu'avoir des contacts avec des lotisseurs est facile à obtenir... Le plus complexe justement c'est de savoir dans quel intêret d'où mon article. Une relle reflexion et concertation est nécesaire entre les habitants sur de tel sujet. Sujet complexe entre "éviter le déclin" et garder un indispensable cadre de vie agréable (et d'avenir!). Mais pour  "éviter de perdre des habitants" ce n'est pas les briques qui agiront, c'est le projet porté par des habitants pour faire vivre la Ville.  D'autres alternatives, plus complexes certes que d'appater des grands lotisseurs c'est l'urbanisme "chirurgicale' (l'analyse de vacants, le travail sur des linéaires coupés, ...). Le logement social également doit être soutenu pour permettre a des Hondschootois de trouver plus rapidement un logement. Le débat reste entier... et pas figé.Monsieur Lehouck a bien rappelé qu'un danger pour des villes proches de métropoles c'est la ville dortoir.