Ma contribution contre les caméras hondschootoises...
Ma contribution contre les caméras
Postulat : les caméras ne solutionnent pas les dérives comportementales de nos sociétés ni ne les expliquent. Elles veulent répondre à une situation précise c'est-à-dire un fait potentiellement délictueux sur un bien public précis ou une personne dans un lieu donné, c'est tout.
Les questions que cela posent d’ordre général :
la commune doit-elle subvenir à l’incapacité de l’Etat de permettre aux citoyens de vivre tranquillement ? Rappelons-nous la politique de diminution de gendarmes et policiers au niveau national, les manques au niveau des procédures judiciaires et de l’accompagnement dans la réinsertion (saturation des tribunaux, saturation des prisons, manque de moyen d’accompagnement des « délinquants », …).
L’installation de quelques caméras ne vont-elles pas provoquer un déplacement des faits délictueux, notamment vers le bien privé notamment de ceux qui n’ont pas financièrement de quoi se protéger. Généralement les centres villes sont protégés mais les banlieues sont oubliées par exemple.
Les caméras ne remplacent pas le lien social et elles font payer à l'ensemble (le regard permanent) les conneries de quelques'uns. Tout le monde paye!
Les questions que cela posent au niveau local :
en terme de débat démocratique.
Le projet de caméras sur Hondschoote est sortie lors d’une question diverse au dernier conseil municipal et est devenu un dossier lors d’un article dans le journal des Flandres. Où est la réflexion collective et le débat démocratique ???
en terme de moyen.
Nous disposons sur Hondschoote d’une gendarmerie. Pourquoi pourtant lorsque besoin nous devons faire intervenir la gendarmerie de Rosendael ou devons nous nous rendre à la gendarmerie de Ghyvelde ? Comment jouer la proximité des acteurs ?
en terme d’utilité.
Quelles sont les faits qui aboutissent à ce genre de projet ? Quelle évaluation du couvre feu initialement voté en direction des regroupements le soir ? Faut-il en conclure que cet arrêté est un échec ?
En terme de projet politique.
Pourquoi à partir de faits (dégradation sur les biens publics) arrivons nous tout de suite à la solution caméra ?
Lors de la présentation des activités de la CCF aux Elus en fin 2008, le Président a indiqué que le CLSPD* (Conseil Local Sécurité Prévention de la Délinquance) qui réunit plusieurs partenaires ne s’était pas réuni. Est-ce toujours le cas ? Dans quel lieu est posé la question de la délinquance et prévention sur notre ville ?
Quelle politique jeunesse est mise en place sur notre ville alors qu’une augmentation du CLSH s’est produit cette année ? Comment se traduit les actions de prévention ?
en terme financier.
Outre le coup d’investissement, l’installation réclamera de l’entretien et de la maintenance.
Les leviers possibles
une étude préalable (évaluation, analyse) pour ne pas se tromper dans les moyens.
Un travail partenarial notamment à travers le CLSPD pour co produire avec les partenaires de la justice et de la prévention.
Une politique enfance/jeunesse volontariste par des actions de loisirs pour tous et des actions de prévention. L’étude de financement dans ce domaine est possible avec des postes d’AILE (Animateurs d'Insertion et de Lutte contre les Exclusions) conseil général par exemple. Voir vidéo http://www.dailymotion.com/video/xb7d4h_un-poste-a-i-l-e-c-est-quoi_news
Utiliser les TIG (travaux d’interet général). Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Travail_d%27int%C3%A9r%C3%AAt_g%C3%A9n%C3%A9ral_en_France
Ne nous cachons pas sur les faits délictueux sur notre ville. Ils existent et existeront peut-être davantage avec l’agrandissement de notre ville et la situation économique si nous ne travaillons pas en amont. Sachons ne pas généraliser et entrainer un sentiment de peur qui n’a pas lieu actuellement sur notre commune ni de recherche de bouc émissaire. Il me semble important de comprendre les situations, de surtout prévenir les risques et lorsqu’il est nécessaire de demander réparation. Les caméras ne sont pas la solution, c'est un ensemble d'actions qui permettront de favoriser le vivre ensemble et le respect mutuel.
Lors du Conseil municipal du 26 mars, on nous indique que la ligne budgétaire de 6000€ concerne les caméras de protection pour la chapelle St Antoine notamment ses vitraux. La question de l'utilité des caméras reste entière, les caméras ne prévoient pas le délit elle le vérifie... D'autres protections seraient peut-être plus pertinentes que ce projet "malheureusement à la mode" dans nos villes. Hondschoote veut-elle concurrencer les grandes métropoles ?
| *CLSPD (Conseil Local Sécurité Prévention de la Délinquance) |
| |||||||||||||||||||||||