"trop c'est trop"...
Flamoval
Thierry Willaey, opposant à l'incinérateur, contre-attaque
mercredi 30.09.2009, l'indicateur
L'élu dénonce les "mensonges" du nouveau président du SMFM.
Trop c'est trop. Thierry Willaey, délégué au Syndicat Mixte Flandre Morinie et opposant au projet de l'incinérateur Flamoval, a décidé de contre-attaquer face aux réactions du nouveau président du SMFM, Joël Duquenoy.
"La succession d'injures directes ou masquées m'oblige à réagir et à établir une partie de la vérité, estime l'élu hazebrouckois. J'ai bien compris qu'on ne voulait pas m'entendre au sein du Syndicat. Le nouveau président joue avec le feu. Il a une certaine forme de suffisance, rien que par la façon dont il a pris la présidence. Je n'ai pas vu un échantillon de démocratie lors de l'élection. S'il fallait quelqu'un pour me remonter, c'est bien lui. Je confirme les propos de Christophe Bonduelle : Joël Duquesnoy est un menteur". Voilà pour le costard. Quels sont ces mensonges ? Selon Thierry Willaey, le président du SMFM "ment" lorsqu'il affirme que certaines personnalités se réveillent tardivement. "Christophe Bonduelle a averti le président du Syndicat dès 2003 !", rappelle l'écologiste.
D'autres questions sont soulevées par l'opposant à Flamoval, à commencer par le lobbying du traitement des déchets avec un homme en ligne de mire : Hubert de Chefdebien. Thierry Willaey s'interroge sur le rôle joué par le directeur de la CNIM (constructions industrielles de la Méditerranée) aux multiples casquettes (également président du Syndicat national de l'industrie des déchets). Selon Thierry Willaey, le SMFM affirmait ne pas connaître cette personne.
Or, on retrouve Hubert de Chefdebien dans le conseil d'administration du groupe Amorce qui comprend un certain André Bonnier, ancien président du SMFM.
Thierry Willaey conteste bon nombre de chiffres avancés par le Syndicat : 25 000 foyers bénéfieraient de l'énergie de l'incinérateur ? Un millier d'ouvriers oeuvreront pour la construction ? Quant au coût, les chiffres inquiètent l'opposant. "80 millions d'euros pour supprimer 1 000 emplois, c'est une belle connerie. J'ai rendu visite au personnel de l'usine Bonduelle, qui partira si le projet prend forme. Les familles ont peur. A vrai dire, personne ne maîtrise le coût de l'incinérateur".
"La cathédrale
n'est pas construite"
"Aujourd'hui, on ne m'a toujours pas prouvé qu'il n'y avait pas d'autres solutions que le centre de valorisation énergétique. Nous avons reçu une note de quatre pages sur la solution Biopress, par Cadet international. Ce cabinet est l'assistant de maîtrise d'ouvrage du SMFM !", remarque Thierry Willaey en soulignant l'impartialité du cabinet. "Je suis allé en Allemagne sur le site du Biopress : il fonctionne.
Alors soit les Allemands sont des abrutis, soit ils ont tout compris. Cette solution aurait dû être étudiée !" Le message de l'élu est clair : l'opposition ne baissera pas les bras. "Même si la messe est dite, la cathédrale n'est pas construite". La partie risque de se jouer désormais au tribunal administratif où cinq recours ont été déposés contre Flamoval.
Nicolas de Ruyffelaere
Le 3 octobre, un rassemblement est prévu près du site de Flamoval à Arques à 11 heures.