Flamoval : première réaction

Publié le par Arnaud

 « De toute évidence, la décision du préfet sera attaquée en justice. »

vendredi 19.06.2009, 04:50 - La Voix du Nord

 

Thierry Willaey, adjoint au maire d'Hazebrouck chargé de l'environnement et délégué au syndicat mixte Flandre-Morinie, est un fervent opposant à Flamoval. Quel sentiment vous anime après l'accord donné par le préfet du Pas-de-Calais pour l'exploitation de Flamoval ?

« Je suis déçu mais pas surpris. Ce qui me déçoit surtout, c'est que nous n'avons jamais eu de vrai débat. J'ai rencontré le préfet, je lui ai donné des arguments qu'il n'a jamais vérifiés. De plus, le débat sur le Grenelle de l'environnement se termine ce soir (hier soir) et je suis étonné que le préfet rende sa décision avant même la fin du Grenelle. L'incinération, pour moi, est la plus mauvaise des solutions. On ne s'est pas donné la peine d'explorer les autres possibilités. Je suis allé en Allemagne voir une Biopresse, ça marche. »

 Lundi prochain, le débat au SMICTOM sur la redevance incitative et sur le projet Flamoval, demandé par la communauté de communes Flandre-Lys, doit-il être maintenu ?

« Oui, je pense qu'il doit avoir lieu. Il me permettra au moins de redonner ma position. La CCFL, je pense, va se retirer du SMICTOM et je vais soutenir sa demande. Je comprends ses élus. Ils ont fait des efforts et ne sont pas récompensés. » Le retrait de la CCFL du SMICTOM, réduisant ainsi le tonnage des ordures ménagères, pourrait-il mettre en péril le projet Flamoval ?

« Non, il ne le mettra pas en péril, mais il nous donnera raison. Je maintiens que le projet est surdimensionné. J'ai retrouvé une délibération de 2004 signé Paul Blondel (ancien maire d'Hazebrouck et ex-président du SMICTOM) qui refusait le retrait de la CCFL sous prétexte que cela empêcherait d'avoir le tonnage minimum pour Flamoval... »

 Où en est votre recours devant le tribunal administratif contre Flamoval ? D'autres recours judiciaires sont-ils envisageables ?

« Mon premier recours est toujours à l'étude, le jugement devrait intervenir bientôt. J'ai appelé ce matin (hier) les opposants à Flamoval à se réunir en collectif, à s'organiser. Je veux bien être leur porte-parole car, de toute évidence, la décision du préfet sera attaquée en justice. » • PROPOS RECUEILLISPAR OLIVIER PECQUEUX

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N
les suedois et les suisses qui incinèrent 50% de leurs déchets sont-ils des irresponsables ou des candidats au suicide collectif?Merci de me rassurer
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A
<br /> <br /> Il n'y a pas à mon sens d'irresponsables mais le refus de l'incinération comme seul moyen chez nous c'est permettre de projeter un avenir plus perenne. Même la Suéde dans les années 90 a été<br /> tenté par un moratoire de l'incinération. L'Allemagne, la Belgique, la Suède, ... sont des pays qui ont déjà misé sur le recyclage. On peut donner le chiffre de 60% de recyclage chez eux alors<br /> que nous nous sommes bien loin de ce chiffre. Nous avons 15 ans de retard. Sur le dossier qui nous concerne, il résume la gestion passée en France de nos déchets. L'incinération semble<br /> être le seul recours alors qu'il a de multiples méfaits même si on le noie sous le vocable centre de valorisation énergétique! En France, et le Grenelle tente de le traduire en texte de loi, nous<br /> devons intensifier la gestion volontariste des déchets. Ce n'est pas simple, ça c'est clair. C'est sur un essemble de paramètre qu'il faut travailler mais c'est possible. La preuve, même le<br /> Préfet dans son autorisation à Flamoval, à demander la mise en place d'un CVO (centre de valorisation organique) et a diminué la capacité du four. Personne n'est candidat au suicide mais tous<br /> nous devons diminuer notre impact sur l'environnement pour permettre un avenir à nos enfants. Ce n'est pas une opposition aveugle mais c'est faire avancer les mentalités et les procédés.<br /> <br /> <br /> <br />
C
l'affaire va plus loin dans la presse régionale de ce matin le PDG de Bonduelle estime que si flamoval se construit il sera dans l'obligation de fermer son usine, ce qui signifie 550 emplois de moins dans la région.
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A
<br /> l'acceptation du projet du préfet est une simple non remise en cause des décisions passéistes qui n'auraient été rejeté si le projet commencé aujourd'hui. Malheureusement des dépenses ont déjà été<br /> réalisé, revenir en arrière aurait été un trop gros désaveu... résultat : un projet totalement qui ne veut plus rien dire avec une obligation d'un centre de valorisation organique et une<br /> restriction de sa capacité. Bref un fiasco... qui va entrainer des conséquences multiples comme tu le soulignes caro mais aussi des procédures judiciaires pour éviter que le contribuable casquent<br /> sur un procédé obsoléte pour 25 ans!<br /> <br /> <br />