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AP | 23.02.2009 | 16:20
Le nombre de médecins en France devrait baisser de près de 10% au cours des dix prochaines années et ne retrouverait son niveau actuel qu'en 2030, malgré une hausse du numerus clausus jusqu'en 2011, selon une étude publiée en février par le ministère de la Santé.
Au 1er janvier 2007, la France comptait 208.000 médecins actifs, un "maximum historique", constate la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES), qui a effectué des projections d'effectifs jusqu'en 2030.
Selon le scénario de référence, basé sur "un maintien des choix individuels des médecins à long terme", malgré un fort relèvement du numerus clausus jusqu'à 8.000 en 2011, le nombre de praticiens en activité "ne retrouverait son niveau actuel qu'en 2030", souligne la DREES. Dans le même temps, entre 2006 et 2030, la population française devrait croître d'environ 10%.
Selon ces prévisions, le nombre de médecins en activité diminuerait jusqu'en 2019 pour atteindre 188.000, soit une baisse de 9,7%, avant de recommencer à augmenter.
La densité médicale passerait alors de 327 à 292 médecins pour 100.000 habitants entre 2006 et 2030, atteignant son point le plus bas, à 276, en 2020.
La DREES a également étudié l'hypothèse de la mise en place d'une répartition régionale des postes ouverts aux étudiants en médecine lors des épreuves nationales classantes (ECN), de manière à favoriser les zones actuellement sous-dotées.
Dans ce cas, la densité en médecins "augmenterait davantage" dans les régions Picardie, Basse-Normandie, Centre, Haute-Normandie, Pays de la Loire, Champagne-Ardenne et Bourgogne. Mais "les disparités ne s'atténueraient pas", ajoute la DREES, précisant que d'autres régions actuellement mieux loties verraient alors le nombre de praticiens diminuer. Dans cette hypothèse, les densités de médecins en Provences-Alpes-Côte d'Azur et en Ile-de-France passeraient notamment "en dessous de la moyenne nationale". AP