Flamoval : de 3.88 à 4.68 euros
La participation des habitants augmentera en2009
samedi 20.12.2008, 04:50 - La Voix du Nord
La contribution individuelle de 282 570 habitants va passer de 3,88 EHT à 4,68E HT.Jeudi soir, le comité syndical Flandre-Morinie s'est penché sur le débat d'orientation budgétaire pour l'exercice 2009, à la mairie d'Hazebrouck. Trois quarts d'heure de réunion sans vote, au cours de laquelle le président, André Bonnier, est intervenu pour expliquer les raisons de la hausse de la contribution des habitants l'an prochain.
PAR PERRINE DIÉVAL
hazebrouck@lavoixdunord.fr
Après un vote à l'unanimité sur le remboursement de frais des élus, Didier Tiberghien, vice-président, a exposé les chiffres de l'exercice 2009.
Trois nombres sont à retenir : le coût de fonctionnement, 226 000 E, l'investissement, 47 600 000 E et la contribution par habitant, 4,68 E HT (contre 3,20 E HT en 2008).
Une contribution en hausse, que le président André Bonnier n'a pas tardé à expliquer : « Comme je vous l'ai déjà exprimé, a-t-il commenté, nous sommes confrontés à une double problématique, à savoir : payer l'investissement de Flamoval, mais qui, en 2009, ne pourra bien sûr pas encore traiter nos déchets et payer le traitement des déchets en centre d'enfouissement technique. » En clair : « Nous sommes exactement dans la situation de la famille qui fait construire une maison pour accéder à la propriété, qui commence à rembourser ses emprunts mais qui doit encore payer un loyer pour pouvoir se loger. Bien sûr, quand elle emménage dans sa nouvelle maison, ses finances s'en trouvent soulagées. » Avant de lancer le débat, André Bonnier a tenu à rappeler les avantages du choix de la construction du centre de valorisation énergétique dans le cadre d'un marché public. Soit « exiger un process de très grande qualité (...) », « exiger un dimensionnement correspondant à nos seuls déchets », et « maîtriser parfaitement le fonctionnement et le coût de traitement des déchets. » De quoi rassurer l'ensemble des participants à la réunion ? Pas vraiment, à l'image de Thierry Willaey (SMICTOM), insistant une nouvelle fois sur le manque de prévention à l'égard de la réduction des déchets. Ou de Jacques Hurlus (SMICTOM), s'interrogeant sur ce qui sera fait dans le cas où le volume de déchets atteindrait 50 000 tonnes au lieu de 92 500 et sur le contrôle. « Il est interdit d'aller chercher des déchets ailleurs, c'est le prix de notre liberté », a insisté André Bonnier, arguant qu'un contrôle s'effectuera bien par le biais du syndicat.