Publication de l'étude des fumées d'incinération... le silence!
COMMUNIQUE DE PRESSE
Etude InVS sur « dioxines et incinération » : où est-elle passée ?
Appel commun pour une publication sans délai
Paris, vendredi 12 décembre 2008 - Le 30 novembre 2006, l'Institut
de Veille Sanitaire (InVS) présentait une simple synthèse des
résultats de la vaste étude épidémiologique menée sur
l'imprégnation par les dioxines des populations vivant à proximité
d'incinérateurs de déchets. Cette étude visait à étudier les
différences de contamination entre population exposée et non
exposée aux retombées des fumées. Pourtant, depuis cette
présentation, soit depuis plus de deux ans, la publication de
l'étude complète et définitive a toujours été reportée et n'a
toujours pas eu lieu à ce jour.
Un appel est lancé aujourd'hui par plusieurs associations de
protection de l'environnement, dont Agir pour l'environnnement, les
Amis de la Terre, le Cniid, Fondation sciences citoyennes, le WWF, et
des représentants du corps médical (l'ASEF, la CNMSE) pour demander
une publication sans délai de cette étude. Alors que la santé
environnementale est, plus que jamais, au coeur des préoccupations
des citoyens, le devoir d'information de la société civile se doit
d'être respecté. L'appel a été adressé à la ministre en charge
de la Santé, Madame Roselyne Bachelot-Narquin et au ministre en
charge de l'Ecologie, Monsieur Jean-Louis Borloo.
Rappelons que début 2008, l'Institut de Veille Sanitaire (InVS)
mettait discrètement en ligne sur son site internet les résultats
définitifs d'une autre étude sur l'incidence des cancers à
proximité des incinérateurs de déchets. Ces résultats alarmants
mettaient en évidence un excès de risques significatifs pour
plusieurs types de cancers et revoyaient à la hausse les premiers
résultats préliminaires.
L'actualité de ces derniers jours (contamination de la viande de
porcs et de boeufs irlandais par des PCB, polluants proches des
dioxines) vient rappeler les risques que font peser les polluants
organiques persistants sur toute la chaîne alimentaire. Cet
événement, très médiatisé, ne doit pas faire oublier les
expositions sur le long terme et à faibles doses auxquelles sont
soumises les populations tout au long de leur vie. Ces expositions
chroniques sont notamment dues à des émissions fixes et continues de
dioxines, dont une source industrielle est l'incinération des déchets.

Etude InVS sur « dioxines et incinération » : où est-elle passée ?
Appel commun pour une publication sans délai
Paris, vendredi 12 décembre 2008 - Le 30 novembre 2006, l'Institut
de Veille Sanitaire (InVS) présentait une simple synthèse des
résultats de la vaste étude épidémiologique menée sur
l'imprégnation par les dioxines des populations vivant à proximité
d'incinérateurs de déchets. Cette étude visait à étudier les
différences de contamination entre population exposée et non
exposée aux retombées des fumées. Pourtant, depuis cette
présentation, soit depuis plus de deux ans, la publication de
l'étude complète et définitive a toujours été reportée et n'a
toujours pas eu lieu à ce jour.
Un appel est lancé aujourd'hui par plusieurs associations de
protection de l'environnement, dont Agir pour l'environnnement, les
Amis de la Terre, le Cniid, Fondation sciences citoyennes, le WWF, et
des représentants du corps médical (l'ASEF, la CNMSE) pour demander
une publication sans délai de cette étude. Alors que la santé
environnementale est, plus que jamais, au coeur des préoccupations
des citoyens, le devoir d'information de la société civile se doit
d'être respecté. L'appel a été adressé à la ministre en charge
de la Santé, Madame Roselyne Bachelot-Narquin et au ministre en
charge de l'Ecologie, Monsieur Jean-Louis Borloo.
Rappelons que début 2008, l'Institut de Veille Sanitaire (InVS)
mettait discrètement en ligne sur son site internet les résultats
définitifs d'une autre étude sur l'incidence des cancers à
proximité des incinérateurs de déchets. Ces résultats alarmants
mettaient en évidence un excès de risques significatifs pour
plusieurs types de cancers et revoyaient à la hausse les premiers
résultats préliminaires.
L'actualité de ces derniers jours (contamination de la viande de
porcs et de boeufs irlandais par des PCB, polluants proches des
dioxines) vient rappeler les risques que font peser les polluants
organiques persistants sur toute la chaîne alimentaire. Cet
événement, très médiatisé, ne doit pas faire oublier les
expositions sur le long terme et à faibles doses auxquelles sont
soumises les populations tout au long de leur vie. Ces expositions
chroniques sont notamment dues à des émissions fixes et continues de
dioxines, dont une source industrielle est l'incinération des déchets.
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