Flamoval : les bonnes questions...
Brûler ou enfouir, pas d'autres options ?
samedi 11.10.2008, 05:03 - La Voix du Nord
Brûler ou enfouir, est-ce vraiment la seule solution ? Non, il y a la biométhanisation, les unités bio-mécaniques. Mais aussi les gestes simples.
Dans la région, ces sept dernières années, la production de déchets est passée de 550 kg par an et par habitant à 650 kg. Soit un surplus de 400 000 tonnes. En comparaison, le tant décrié Flamoval (lire ci-contre) devrait traiter 90 000 tonnes de déchets en une année.
Il est donc évident qu'il va falloir se responsabiliser. Par exemple, on estime à 20 % le nombre de foyers qui ne lisent jamais les prospectus alors qu'on en reçoit 400 kg par an et par foyer. Un seul autocollant « Stop pub » sur la boîte aux lettres suffit à cesser ce gâchis de papier.
Les collectivités ont aussi leur rôle à jouer en investissant par exemple dans des composteurs, à distribuer aux particuliers. En deux ans, c'est rentabilisé. Si ça ne suffit pas, il y a la « carotte » : d'autres pays fixent le montant de la taxe d'ordures ménagères non pas sur la superficie de l'habitation, comme en France, mais en fonction du volume de déchets.
Reste les nouvelles techniques. La biométhanisation, telle qu'elle existe à Calais et à Lille, permet de produire du biogaz ou du compost à partir des biodéchets et des déchets verts, via un système de malaxage. Les plus récentes unités bio-mécaniques - inexistantes pour le moment dans la région - permettent, en plus, de trier ce qui l'a mal ou pas été. • L. D.