A la croisée des temps

Publié le par Arnaud

Dans ce mouvement de contre réforme que nous vivons agrémenté d'une communication à la sauce moderno populiste (pour répondre à nos besoins primaires de sécurité qui rassure et nous faire miroiter les paillettes du people inaccessible), nous avons aujourd'hui la prédominance d'un courant de nouveaux réactionnaires, fin communicateurs et stratèges, avec le goût  de l'ostentatoire avoué.

La pensée (mais peut-on parler de pensée quand il n'y a plus de réflexion dans l'acte) unique revient en force (le nucléaire comme sauveur, l'immigration comme plaie, l'autorité comme moyen, ..) et s'abat, rabâchée par les tenants de ce courant dominant au pouvoir, sur le peuple comme un couvercle à la Beaudelaire, une beauté extérieure cachant toute une réalité sombre. Voici donc ce retour en arrière impoli qui dénie le lien social et fait fie d'un avenir rénové. La plupart des indicateurs sont au rouge (inflation, prix de l'énergie, situation des banques, ..) mais le discours reste pseudo volontariste, volontarisme d'un contrôle permanent pour permettre de préserver toujours la même catégorie d'individus ; les biens pensants, les biens payeurs, les biens pourvus.  

Que les Irlandais aient dit non à l'Europe, ils n'ont, ai-je entendu par notre Président, qu'à revoté jusqu'à obtenir ce oui  à coup de pression puisqu'ils ne savent pas ce qu'ils font... et si c'était l'Europe qui ne savait plus se dépêtrer (comme toutes les autres instances internationales) d'un néo libéralisme qui nous conduit vers le mur sans savoir nous préparer à ce nouveau monde qui se crée et qui, comme la rose de Ronsard vient d'éclore, mais faisons vite pour changer nos politiques avant que ce nouveau monde se fane instantanément...

 

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