le social est en voix de disparition...

Publié le par Arnaud

Laisserons nous, sans rien dire, sans s'en apercevoir même, disparaître nos solidarités nationales ?

Aujourd'hui le social se meurt. Ô bien entendu il gardera son nom mais tout accompagnement social n'aura que seule efficacité le contrôle qu'il peut exercer chez les personnes suivies. Je ne veut pas dire qu'il ne faut pas évaluer les résultats mais ne mettons pas la suspicion en avant. Et pourtant, c'est ce qui est en train  de se passer : sanctionner vaudra prévention (2 offres maximum pour le chômeur, évaluation du train de vie pour la CMU, ...) Métier du social, toi qui était là pour accompagner la personne, pour la soutenir, pour lui faire confiance, tu ne seras plus! Arriverons nous comme en Grande Bretagne à utiliser des détecteurs de mensonge par téléphone ? Pourquoi pas, puisque il se pourrait qu'une carte sociale soit délivrée pour permettre le croisement parmi les aides reçues. La chasse aux abus ne doit pas être prétexte à la chasse à nos solidarités !

 

Ce 24 janvier, les professeurs ayant fait grève ont permis de financer du personnel, lui aussi assimilé fonctionnaire, non gréviste, pour garder les enfants. Et nous sommes tous contents! L'Etat permet de diminuer l'impact en opposant indirectement les salariés. Mais au fait comment faisions nous avant, n'y avait-il pas des solidarités entre familles qui se jouaient pour garder les enfants ? N'y a-t-il pas des procédures pour remettre du dialogue social ? Ce sera donc cela le service minimum; permettre d'éviter de comprendre ce que l'autre veut essayer de dire et n'a plus que le seul recours de la grève pour se faire entendre. Qui a entendu parler de la grève des urgentistes qui continuaient malgré tout leur service auprés de la population ?

 

Aujourd'hui des malades doivent arrêter leur traitement pour clamer l'injustice des franchises médicales. Devons nous abandonner la aussi la solidarité au bénéfice d'un équilibre budgétaire ? N'y a-t-il pas d'autres voies de financement que celui d'aller chercher l'argent vers ceux qui n'en ont pas beaucoup voire pas du tout ? Qui doit payer ?

EGALITE LIBERTE FRATERNITE

 

La multiplicité des lois depuis quelques mois, renforce notre incapacité à faire respecter les lois,  faire respecter nos droits. Qui connaît réellement ses droits ? Tout est prétexte aujourd'hui à faire une loi même quand elle existe déjà. Ne plus fumer, ne plus conduire vite, … qui font référence à un apprentissage, à une notion d'éducation, de savoir vivre, tout , je le répète, aujourd'hui doit passer par une loi et donc être coercitif. Tout est procédure. Et le droit au Bonheur, comme le dit la déclaration des Droits de L'homme et du Citoyen, qu'est ce qu'on en fait ? Le droit à travailler, à se nourrir, à être logé dignement... Faut-il que l'Etat se substitue éternellement à des associations caritatives pour garder la paix sociale mais ne pas répondre à ces enjeux par volonté de garder des équilibres sociétaux.

 

Faut-il attendre le Paradis grâce au retour de l'implication du religieux dans le fait public pour atteindre le bonheur. Trimons ici pour jouir après la mort. Béni soit celui qui souffre et rejoignons le paradis où 1000 vierges nous y attendent. Moi catholique, le Paradis, je veux qu'il soit ici, le royaume de Dieu, je veux le commencer sur Terre avec plus de justice, plus de fraternité, plus de solidarité !

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