dossier porcherie industrielle

Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 14:25

Communiqué

Association Eau et Rivières de Bretagne


Regroupement des élevages
Un décret déplorable !


Le Journal Officiel de ce jour publie le décret signé hier par le Premier Ministre relatif au
« regroupement et à la modernisation » des élevages. Né en juin 2009 de l’amendement LE FUR à
la loi de modernisation agricole, le décret dispense ces restructurations d’enquête publique et
d’étude d’impact sur l’environnement, ce qui constitue une dérogation aux règles applicables à
toutes les autres installations classées !


Pour Eau & Rivières de Bretagne, ce décret marque un nouveau recul dans la prévention
des pollutions et nuisances causées par l’industrialisation et la concentration des élevages hors sol.
Signé contre l’avis du Conseil Supérieur de la Prévention des Risques Technologiques, et
malgré le contentieux européen en cours contre la France à propos de la directive nitrates, ce décret
n’a pas non plus été soumis à l’avis du conseil scientifique du plan de lutte contre les marées vertes.
Les ministres de l’écologie et de l’agriculture qui s’étaient engagés à consulter ce conseil scientifique
lors de leur déplacement sur le front des marées vertes en juillet 2009 à Binic, n’ont donc pas tenu
leur promesse.


Ce décret aboutit à priver le public et les conseils municipaux de toute information
environnementale et de tout avis sur les projets de regroupements qui échapperont dorénavant à
l’enquête publique. Ainsi, on pourra doubler le cheptel existant, jusqu’à 40000 volailles ou 900 porcs,
sans que les riverains et les conseils municipaux n’aient leur avis à donner !


Plus grave encore, le projet n’écarte pas la possibilité de procéder à la restructuration ou
au regroupement d’élevages dans les zones déjà saturées comme les « zones en excédent
structurel » ou sur les bassins versants situés à l’amont des baies à marées vertes ! La
concentration des élevages industriels, facilitée par ce décret, va donc s’aggraver, et avec elle,
toutes les pollutions de l’eau, des sols, et de l’air.

Par Arnaud - Publié dans : dossier porcherie industrielle - Communauté : objectif Nord
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Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /Nov /2010 07:53

 

Alors que le silo de Holque poursuit ses aménagements, les autres projets d'extension de porcheries se retrouvent dans le viseur des associations de défense de l'environnement...

«nous n'avons aucune animosité ni aucun a priori contre les agriculteurs en général », mais l'association Looweg, le chemin de l'eau est déterminée à rejeter le projet de porcherie de Bambecque (porté par un éleveur belge) et retoque les projets évoqués en Flandre : Houtkerque (projet abandonné), Esquelbecq et dernièrement, donc, Socx, pour lequel l'association évoque « une extension surprise » et regrette de n'avoir « pas été sollicités ».


Sébastien Ley plaide sa bonne foi en affirmant « ne pas connaître cette association. Et puis, nous ne pouvons pas contacter toutes les associations qui existent. » D'autant que DEFI, présidée par Edmond Kociszewski s'était déjà attelé au dossier.


L'association Looweg, le chemin de l'eau n'en démord pas et parle « d'une position contre l'élevage intensif, par rapport au bien-être des animaux et par rapport à l'environnement », souligne Françoise Bollengier de l'association Looweg.


Et reproche donc à l'ensemble des porcheries, puisque, écrit-elle, « le rapport que nous avions déposé contre le projet de Bambecque, peut s'adapter à tous les projets hélas. » Est-ce à dire que tous les projets d'extension d'élevage porcin répondent aux mêmes particularités ? « Mais au plus il y aura d'élevages intensifs, au moins il y aura d'élevages se rapprochant du bio, or c'est ce que préconise le Grenelle de l'environnement. » Et de citer l'élevage bio, à Borre près d'Hazebrouck, où l'exploitant dispose « de 25 ou 30 truies sur un hectare chacune ! Et elles sont en plein air, avec des abris. Quand il fait chaud, elles ont des piscines avec des ballots de paille. Nous invitons les gens à venir se rendre compte sur place. » Des conditions idylliques pour l'animal, mais comment demander à des éleveurs disposant de plus de 3 000 têtes de passer au bio (il leur faudrait 3 000 hectares) ou de réduire le nombre de leurs têtes pour changer totalement d'exploitation ? Là, encore il s'agit d'une question de budget, et alors que les agriculteurs craignent les réglementations changeantes et les coûts qu'elles entraînent, le bio, de cette façon-là, ne semble pas dans leurs esprits.

C. H.
JDF

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Vendredi 15 octobre 2010 5 15 /10 /Oct /2010 12:20

5033940570_11627822d2.jpgToujours sur le sondage de la Voix du Nord sur lequel Flamoval est jugé trés négativement, nous retrouvons aussi le sujet de l'installation de plusieurs porcheries industrielles dans le secteur des Flandres françaises. On retrouve un rejet bien tranché sur ce dossier qui a suscité la mobilisation dans les communes directement concernées et aussi au-delà. Le total d'opinions défavorables atteint 62 % (17 % « plutôt pas compatible » et 45 % « pas du tout compatible ») contre seulement 23 % d'avis positifs (seulement 2 % « tout à fait compatible » et 21 % « plutôt compatible »). Et il reste 14 % qui ne se prononcent pas pour savoir si c'est du lard ou du cochon...

 

Des Combats à poursuivre...

Par Arnaud - Publié dans : dossier porcherie industrielle - Communauté : objectif Nord
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Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 11:13

« Qu'on bloque les Belges parce qu'on n'est pas sur le même pied d'égalité à cause de la réglementation et des charges, passe encore. Mais qu'on bloque un projet français, alors là, non, c'est inacceptable. »

 

5033940570_11627822d2.jpgC’est la déclaration d'un membre de laFDSEA. Pourtant la problématique des projets d’installation des porcheries industrielles n’est pas d’ordre identitaire mais bien sur un mode de production. L’enjeu ici est l’impact que ce type d’installation peut entrainer sur notre territoire  en terme d’aménagement de notre ruralité, en terme environnemental, en terme économique, en terme sanitaire et en terme de respect du paysan. L’abandon par la préfecture du Nord du projet de Houtkerque ne doit être qu’un début car d’autres projets sont dans les cartons. Cela doit aussi être le début d’une réflexion collective profonde sur l’avenir du monde rural des Flandres, un avenir qui lie durablement le travailleur de la terre à son environnement ainsi qu’au consommateurs locaux que nous sommes (entité moyenne, circuit court, conversion vers le bio, AMAP, coopérative solidaire, …). Respectons le travail du paysan, vite ! Ne le poussons pas à s’agrandir sans cesse ou à manger l’autre pour survivre. Ne le poussons pas à rendre impossible l’installation de la jeunesse. D’autres solutions sont donc possibles

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Mercredi 29 septembre 2010 3 29 /09 /Sep /2010 12:31

Par delà Houtkerque, le dossier des porcheries industrielles du Bassin de l'Yser doit être résolu dans son ensemble

 

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Le dossier des porcheries industrielles dans les Flandres a connu une étape importante avec l’annonce hier aprés-midi du retrait par la préfecture du Nord de son arrêté ayant permis l’exploitation d’une porcherie industrielle à Houtkerque.

 

De facto, les autorités préfectorales s’inscrivent dans la décision du tribunal administratif de Lille intervenue le 12 août dernier qui avait justement suspendu l’arrêté litigieux après le recours déposé à son encontre par ses opposants.

 

Pourtant, si on regarde plus précisément les raisons du retrait de l’arrêté préfectoral, elles semblent se circonscrire à des arguments sécuritaires tels que l’inadaptation de la route au trafic prévu ou la très forte proximité avec les habitations.

 

Or ce faisant la décision de ce jour apparaît faire l’impasse sur la problématique de l’eau et ce en particulier dans le cadre du Bassin de l’Yser où d’autres projets de création de porcheries industrielles ou d’extension existent comme à Bambecque et Hondschoote.

 

Ces dossiers ont des liens directs avec la qualité des eaux dans l'ensemble de ce bassin alors même qu’un schéma d’aménagement de gestion des eaux  visant à améliorer la qualité des eaux est en cours d’élaboration dans ce secteur.

 

C’est dans cet esprit que nous nous sommes à plusieurs reprises exprimés sur ce dossier notamment lors de l’interpellation du préfet Nord-Pas de Calais lors de sa venue dans le cadre de la séance plénière du conseil régional du 25 juin dernier.

 

Aprés la décision préfectorale, il nous apparaît plus encore nécessaire qu'un moratoire sur les autres projets d'extension ou de création des procheries industrielles soit prononcé de même que réunie une table ronde au niveau du bassin de l'Yser.

 

Un combat à poursuivre.

 

 

Post-scriptum :  l'image est issue la note de blog "Par delà Houtkerque, le dossier des porcheries industrielles doit être résolu dans son ensemble" représente le schéma d'aménagement et de gestion des eaux de l'Yser en cours de définition dont la commission locale de l'eau est présidée par Jean Schepman.

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Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 21:58

La préfecture du Nord enterre le projet d'implantation d'une porcherie industrielle à Houtkerque

mardi 28.09.2010, 17:15 - La Voix du Nord

| Littoral |

De manière définitive, la préfecture a décidé de retirer son arrêté autorisant l'exploitation d'une porcherie industrielle à Houtkerque, dans les Flandres, près de la frontière belge.

Elle suit ainsi la décision du tribunal administratif de Lille, qui avait bloqué le dossier mi-août. Les opposants du projet, l'association Défense de l'environnement de la Flandre intérieure (DEFI) en tête, peuvent crier victoire. La préfecture a retenu leurs arguments sécuritaires : une trop grande proximité avec les habitations et une route non adaptée pour recevoir un trafic important. L'administration a averti la société Dicopor de sa décision. Mais elle est prête à accorder une deuxième chance à l'exploitant, à condition de "prendre en compte l'ensemble des observations du juge et les remarques enregistrées lors de l'enquête publique".

Plus de détails dans votre édition d'Hazebrouck demain.

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Jeudi 19 août 2010 4 19 /08 /Août /2010 20:33
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Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /Août /2010 09:14

Porcheries : les Verts demandent une table ronde dans le bassin de l'Yser

mardi 17.08.2010, 05:05 - La Voix du Nord

Paulo-Serge Lopes, porte-parole régional des Verts.

|  RÉACTION |

La décision du tribunal administratif de Lille rendue le 12 août dernier les a enthousiasmés. ...

 

 

Les Verts du Nord - Pas-de-Calais ne se privent pas pour applaudir la suspension de l'arrêté préfectoral d'autorisation d'une porcherie industrielle à Houtkerque.

 

« La juridiction a clairement mis en échec le préfet qui, en accordant de facto un droit à polluer, s'était fait le porte-voix du slogan sarkoziste " l'environnement, ça commence à bien faire" », écrivent-ils dans un communiqué. « La décision a mis en lumière l'incohérence manifeste du représentant de l'État, qui est censé faire appliquer le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) du Bassin Artois-Picardie, comprenant notamment le secteur de l'Yser où son situés la majorité des projets de création ou d'extension des porcheries industrielles.

 

 » Faisant suite à cette décision, les Verts demandent un moratoire sur les projets de création ou d'extension de porcheries, ainsi que la tenue d'une table ronde dans le bassin de l'Yser. Une proposition notamment relayée par le collectif anti-porcheries de Bambecque. •

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Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 19:42

Lutte contre les porcheries industrielles en Flandre : une « première victoire » selon les opposants

dimanche 15.08.2010, 05:09 - La Voix du Nord

 

 

|  ENVIRONNEMENT |

Il est rose et dodu, mais il sent mauvais et polluerait les cours d'eaux. Le cochon, à grande échelle, ...

n'est pas le bienvenu en Flandre où plusieurs projets industriels provoquent la colère des riverains. Une histoire qui dure, déjà, depuis plusieurs mois.

Dans ce feuilleton, le tribunal administratif de Lille vient de rendre une décision qui pourrait faire date, selon l'association de Défense de l'environnement de la Flandre intérieure (DÉFI) qui caracole en tête des contestataires. Le tribunal vient en effet de suspendre l'arrêté du préfet qui autorisait une exploitation de plus d'un millier d'animaux à Houtkerque, tout près de la frontière belge. Concrètement, le dossier est donc actuellement bloqué.

 

Une jurisprudence ?

Pas un mince soulagement pour Virginie Wallet. Son histoire est celle de dizaines d'autres riverains. Institutrice, à la recherche d'un cadre de vie agréable, elle a pris connaissance du projet, deux mois seulement après avoir acheté la maison de ses rêves... située juste en face du corps de ferme où doit s'installer l'exploitation. « On sait que ce n'est pas fini, mais c'est une première victoire. On souffle un peu », réagissait-elle hier.

 

La préfecture, dont les services étaient injoignables hier, a quinze jours pour déposer un recours. Mais la symbolique est d'ores et déjà importante pour les Verts du secteur et Edmond Kociszewski, président de DÉFI : « On a mis pas mal de billes dans le système, on a bloqué l'arrêté. On va reprendre complètement le dossier pour tenter de casser l'arrêté sur le fond. » Ce qu'il espère ? Une jurisprudence. « Cela montre que nous avons désormais dans le Nord une association costaude, capable de contrer des décisions administratives. » Au tribunal, l'association avait fait valoir que le projet de porcherie était trop proche des habitations et que la route n'était pas adaptée pour recevoir un trafic important. « On ne se bat pas contre les agriculteurs mais contre les services préfectoraux qui n'ont pas les moyens de contrôler correctement les projets de porcheries », affirme le président de DÉFI.

 

L'ordonnance du tribunal fait état « des insuffisances du dossier de demande d'autorisation, dans lequel il manque un état précis et incontestable de la distance séparant les annexes de la porcherie de la maison d'habitation (...) et une analyse complète de l'incidence de l'exploitation de la porcherie sur l'augmentation du trafic routier ».

 

Hier, le virulent Edmond Kociszewski prévenait : « Pour n'importe quel dossier, nous irons au tribunal administratif ! » En Flandre, d'autres projets de créations de porcheries sont en cours, notamment à Noordpeene et Bambecque. Pour DÉFI, la bataille contre les porcheries industrielles continue : « On a démontré que le dossier d'Houtkerque était vérolé. On veut faire la même chose pour Bambecque et Noordpeene.

 » •

RAPHAËLLE REMANDE

Par Arnaud - Publié dans : dossier porcherie industrielle - Communauté : objectif Nord
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Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 07:22

logo_des_verts.jpg Communiqué des Verts Nord-Pas de Calais en date du 13 août 2010 suite à la décision du Tribunal Administratif de suspendre le projet de porcherie industrielle à Houtkerque


Les Verts Nord-Pas de Calais sont satisfaits de la décision du tribunal administratif de Lille rendue publique ce 12 août de suspendre l’arrêté préfectoral du 31 mai 2010 ayant autorisé l’exploitation d’une porcherie industrielle à Houtkerque.

 

Par les rendus de cette ordonnance, la juridiction a clairement mis en échec le préfet qui, en accordant de facto un droit à polluer, s’était fait le porte voix du slogan sarkoziste « l’environnement cela commence à bien faire ».

 

La décision a mis en lumière l’incohérence manifeste du représentant de l’Etat qui est censé faire appliquer le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) du Bassin Artois-Picardie, comprenant notamment le secteur de l’Yser où sont situés la majorité des projets de création ou d’extension des porcheries industrielles.

 

Le principal objectif du SDAGE est que, d’ici à 2015, 50% des eaux de surface soient en bon état écologique ce qui se révèlerait impossible à remplir si était autorisé un accroissement des porcheries industrielles générant du lisier et donc une pollution aux nitrates.

 

Ces projets - tant à Houtkerque, Bambecque, Hondschoote - sont le symbole d’une activité agricole incapable de maîtriser les conséquences de son propre développement basé sur la logique intenable du toujours plus.

 

Plus encore, cette décision constitue un démenti cinglant au député UMP de la circonscription, Jean-Piere Decool qui avait apporté sa pleine caution à l’amendement Le Fur à la loi relative à la modernisation de l’agriculture appelant à relever le seuil d’autorisation des porcheries industrielles

 

La production porcine en Flandre – et plus largement son agriculture - n’aura d’avenir que si elle se déleste de la logique intenable du toujours plus et ce au profit d’un mode de production limitant au maximum les impacts sur l’environnement.

 

Les Verts Nord-Pas de Calais demandent en conséquence :

- Un moratoire sur les projets de création ou d’extension de porcheries industrielles
- La tenue d’une table ronde dans le Bassin de l’Yser afin d’éviter les incohérences en terme d’aménagement du territoire et de protection des ressources en eau

 

Pour les Verts Nord-Pas de Calais

Paulo-Serge Lopes

Conseiller régional Europe Ecologie

Par Arnaud - Publié dans : dossier porcherie industrielle - Communauté : objectif Nord
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Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 06:08

Je ne suis absolument pas contre l'élevage porcins, mais ce qui est en jeu sur notre territoire comme ailleurs (voir ci-dessous) c'est la multiplication des élevages industriels que cela soit en terme de création ou d'extension. Pourquoi ? Parce que cela joue sur l'avenir des exploitations familiales, sur la qualité du produit, sur le rapport entre producteurs/consommateurs, sur l'aménagement du territoire rural et bien entendu sur l'environnement et le dévelopement durable de notre ruralité. Ensemble, paysans, syndicats,  consommateurs, habitants en rural, élus, débattons sur l'avenir de notre territoire et défendons-le...

 

"la confédération paysanne et les élus locaux étaient réunis pour discuter et prévenir des dangers du futur projet de porcherie industrielle à Brasc (canton de Saint-Sernin sur Rance). « Nous souhaitons alerter les citoyens locaux sur ce projet de porcherie industrielle aberrant ! Nous ne sommes pas opposés à l'élevage porcin en Aveyron mais on ne veut pas reproduire les mêmes erreurs qu'en Bretagne. Il faut savoir qu'aujourd'hui le département manque de porc de qualité et ce n'est pas avec une production industrielle que cela va s'améliorer. Bien au contraire, cela va bloquer l'économie locale et polluer l'environnement », a déclaré Christian Roqueirol, porte parole de la confédération paysanne de l'Aveyron. « Il va falloir trouver plus de 800 ha pour épandre le lisier. Ce projet équivaut à implanter une ville de 10 000 habitants sur la commune de Brasc. C'est une aberration totale ! », a dénoncé Raymond Fabrègue, agriculteur et membre du syndicat agricole.


Le projet d'extension de la porcherie (entre 500 et 800 truies selon la conf'), sera soumis à une enquête publique dès le 30 août. Avant l'ouverture de celle-ci et son résultat un mois plus tard, la confédération invite tout le monde à participer à une réunion publique le 17 août à 20 h 30 à la maison pour tous de Réquista. De nombreux éleveurs porcins locaux seront présents dont Jacky Rivière et Michel Delmas, de l'association de Combret qui avait empêché l'extension d'une porcherie il y a deux ans. Le responsable de la commission porcine de la conf', Pierre Brosseau, prendra également part au débat. CP"


Le midi Libre

Par Arnaud - Publié dans : dossier porcherie industrielle - Communauté : objectif Nord
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Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /Juil /2010 03:03

http://www.terra-economica.info/elevage-de-porcs-algues-vertes,11391.html

 

Ça y est, vous en avez soupé des paysages d’algues vertes. Vous voilà pourtant coincé en vacances à Saint-Michel-en-Grève dans les Côtes d’Armor. L’an passé, un cheval est mort ici même et son cavalier s’est évanoui. A la télé, ils disent que c’est à cause de ces satanés cochons qui peuplent les terres bretonnes et déversent des fientes riches en azote. Un azote qui se transforme en nitrates qui boostent à leur tour la croissance des algues vertes. Vous vous imaginez déjà, fourche en main et rage aux lèvres, filer vers un élevage de porcs. Mais combien vous faudrait-il zigouiller de ces maudites bêtes pour en finir avec cette invasion de laitue de mer et sauver vos vacances du naufrage ?

 

Reprenons par le menu. Pourquoi les algues vertes prolifèrent ? Parce qu’elles adorent les nitrates pardi. Le lien est aujourd’hui clairement établi. Il se trouve que les cours d’eau bretons en sont gorgés. Sur la période 2006-2007, 44% des stations dites « témoins » dépassaient au moins une fois le taux autorisé de 50 mg de nitrates par litre. En tout, estime Pierre Aurousseau, agronome à l’Inra [1] de Rennes, cette densité de nitrates est due à un excédent de 75 000 tonnes d’azote dans la terre. Mais d’où vient-il ? C’est là que notre cochon entre en piste.

 

Un poids plume au rayon des déféqueurs

Cet azote a en fait deux origines. D’un côté, les déjections animales (240 à 250 000 tonnes d’azote rejetés chaque année), de l’autre les engrais minéraux (100 000 tonnes). Le cochon pointe sa truie dans la première catégorie. Mais à côté de ses congénères ruminants, il fait figure de poids plume. Si les vaches bretonnes déversent chaque année 140 000 tonnes d’azote, les porcs ne sont responsables « que » de 60 à 65 000 tonnes et les volailles de 40 000 tonnes. Vous voilà tout décontenancé, la fourche prête à vous tomber des mains.

 

Sauf que le cochon, contrairement à ses cousines bovines, est majoritairement élevé hors sol. « La plupart du temps en Bretagne, les vaches paissent dans les prairies ou sont nourries avec du maïs d’ensilage. La surface qui produit leur alimentation sert aussi à épandre leurs déjections », souligne Pierre Aurousseau. Pour le cochon, ce n’est plus le même conte de fées. « Les fermes sont souvent trop petites alors on a créé des ateliers hors sol. La nourriture des porcs est importée. Il s’agit soit de céréales venant d’autres régions ou de tourteaux de soja en provenance d’Amérique du Sud par exemple. Du coup, il n’y a plus la surface nécessaire pour épandre les déjections », poursuit le chercheur de l’Inra.

 

3 millions de porcs au pilori

Voilà nos fermiers avec du lisier plein les bras. Pour s’en défaire, ils en gorgent leurs terres qui frisent alors la crise d’azote. Revenons donc à notre question : combien de cochons devrait-on aligner contre le mur pour éviter l’invasion d’algues vertes ? Si on reprend les chiffres de notre chercheur, 350 000 tonnes d’azote sont produits chaque année, organique et minéral (issu des engrais) confondus. Les derrières des cochons sont donc responsables de 18,5 % du problème (si l’on prend la fourchette haute de 65 000 tonnes d’azote produits par nos porcs). Sur les 75 000 tonnes d’excédent, voilà donc nos cochons potentiellement coupables de déféquer joyeusement 13 875 tonnes d’azote en trop, à supposer que leur part dans l’excédent d’azote s’élève aussi à 18,5% et qu’ils en partagent la responsabilité avec les engrais et leurs amis les vaches et les volailles. A raison de 4,6 kilos d’azote par porc (13,9 millions de porcs sont élevés chaque année en Bretagne mais beaucoup vivent moins d’une année), nous voici donc avec 3 millions de porcs candidats pour le pilori, soit 21,5 % des effectifs produits annuellement. Méthode un peu radicale, avouons-le.

 

« Il ne faut pas se leurrer, on ne pourra pas éviter une certaine réduction du volume de production, estime Pierre Aurousseau. 240 000 à 250 000 tonnes d’azote d’origine animale, c’est trop. Et pour éliminer l’excédent, jouer uniquement sur l’azote minéral ne sera pas suffisant. Mais ça ne veut pas dire qu’il faut détruire l’élevage en Bretagne ! On peut peut-être réduire la production de 10 à 15% et passer d’une agriculture de masse à une agriculture à plus forte valeur ajoutée [donc moins intensive], source de meilleurs revenus pour les agriculteurs. » veut croire l’ingénieur agronome. Moins de porcs d’accord mais des porcs plus joyeux et libres de déféquer sans culpabilité, la queue en tire-bouchon.

 

[1] Institut national de la recherche agronomique

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