Etat de notre planète

Mardi 10 novembre 2009
Et la palme de la lutte contre le changement climatique revient à… Tuvalu! Apisai Ielemia (8,7/10), Premier ministre de l’un des plus petits pays du monde, situé en plein milieu du Pacifique, condamné du fait de la montée des eaux à l’horizon 2050, est en tête d’un classement de 11 chefs d’Etat, réalisé par Greenpeace à moins de 40 jours de la conférence de Copenhague.

Ils sont classés non pas en fonction de la performance environnementale de leurs pays respectifs, mais en fonction de 5 critères: les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre; l’aide aux pays en développement; les ambitions de protection des forêts; la défense, ou non, d’un cadre juridiquement contraignant pour un accord post-Kyoto; la politique nationale menée dans leur pays ainsi que la participation en personne au sommet de Copenhague.

Le président chinois Hu Jintao (5,9) arrive ainsi en seconde place, suivi du Premier ministre indien Manmohan Singh (5,3). «Les grands pays émergents contribuent davantage à l’obtention d’un accord pour sauver le climat que l’Union européenne ou les Etats-Unis, estime Greenpeace. Même si l’Indonésie et le Brésil doivent faire davantage pour stopper la déforestation, et la Chine, pour réduire sa dépendance du charbon».

Tous les chefs d’Etat européens sont sous la moyenne, le président français Nicolas Sarkozy (3,7) arrivant derrière le Premier ministre britannique Gordon Brown (4,5) et la chancellière allemande Angela Merkel (4,3). Ce classement du chef de l’Etat français est attribuable à «son obstination à ne pas chiffrer le soutien financier de la France aux pays en développement, sa volonté d’utiliser les forêts tropicales pour réduire les efforts de réduction des émissions nécessaires sur le territoire national, une politique énergétique verrouillée par le nucléaire et le silence sur sa venue à Copenhague», juge l’ONG.

Loin derrière, Barack Obama (0,8/10). Le président américain «déçoit», car tentant «d’affaiblir les dispositions contraignantes du protocole de Kyoto»

source : jdle
Par Arnaud
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Samedi 7 novembre 2009
Pierre RADANNE  animera une rencontre débat sur le thème du bouleversement climatique le :
VENDREDI 13 NOVEMBRE à 18H30 au Centre Socioculturel
rue de l'Amirauté
FORT MARDYCK
 
entrée libre

 Pierre Radanne :
       Directeur adjoint de cabinet du Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement (Ministre : Dominique Voynet) - 1997.

       Président de l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) de janvier 1998 à janvier 2003.

       Chargé de la prospective long terme à la Mission Interministérielle de l'Effet de Serre auprès des services du Premier Ministre (2003).


 

Le changement climatique est la principale menace environnementale à laquelle notre planète doit faire face. Notre terre se réchauffe et le climat est chamboulé. De nombreux scientifiques s'accordent sur ce point. Nous savons que le problème trouve son origine dans l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre tel le CO2, dans l'atmosphère. La gravité de la menace ainsi que sa complexité réclament une action énergique. Un programme doit être élaboré permettant une réduction importante des émissions dans différents secteurs, dont l'isolation, les transports, l'énergie et l'agriculture. C'est notamment à cette problèmatique que Pierre Radanne répondra après avoir présenté sous forme de diaporama la situation actuelle de la planète et les conséquences prévisibles du réchauffement climatique constaté.

Par Arnaud
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Vendredi 6 novembre 2009

Par Arnaud
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Mercredi 28 octobre 2009

Après 2014, la limite supérieure de la croissance industrielle mettra les économies de marché dans l'impossibilité de se conformer aux réductions des émissions de gaz à effet de serre indispensables pour maintenir le réchauffement sous le seuil de 2°c, au-delà duquel les scientifiques jugent les risques climatiques inacceptables.

"En soulignant l'importance de la contrainte temporelle, le rapport montre également que l'accent mis sur le marché du carbone, considéré aujourd'hui comme un élément clé de la lutte contre le réchauffement, est dangereusement trompeur", estime Karl Mallon, co-auteur de l'étude.

Ce type de marché, déjà en vigueur en Europe et en projet en Australie, n'induira pas de réduction suffisante des émissions de gaz à effet de serre, poursuivent les chercheurs, selon lesquels de "mesures de guerre" s'imposeront si rien n'est fait avant cinq ans.

"STADE CRITIQUE"
"Nous sommes à une stade critique de notre histoire, qui verra ", souligne Kim Carstensen, responsable climat du WWF, dans un communiqué.

L'organisation plaide pour l'instauration dans tous les secteurs d'activité de mesures d'incitation en faveur des énergies renouvelables, de normes en matière de rendement et de l'abandon des subventions aux énergies fossiles.

"La mutation va demander une croissance durable de l'industrie propre et efficace supérieure à 20% par an pendant des décennies.


"Le rapport montre comment parvenir à cette croissance, mais souligne également , ajoute Kim Carstensen.

Les négocions entamées sous l'égide des Nations unies en vue de la conférence de Copenhague (7 au 18 décembre), qui doit donner un successeur au protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, n'ont guère progressé.

A l'heure actuelle, les objectifs de réduction des émissions sont très loin des 25 à 40% jugés nécessaires pour contenir le réchauffement.

http://www.lexpress.fr/actualites/2/le-wwf-prone-une-revolution-industrielle_795584.html

Par Arnaud
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Mardi 27 octobre 2009
Par Arnaud
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Lundi 26 octobre 2009
Le réchauffement climatique rend l’Arctique méconnaissable,
par Johann Hari 14 septembre 2009

Aucun « record » n’ayant été battu, la fonte de la banquise arctique ne fera pas les gros titres cette année. Pourtant, 2009 se classe au 3ème rang des minima enregistrés, avec une couverture glaciaire inférieure de 1,4 millions de km2 par rapport à la moyenne des années 1979-2000. Cette saison entrera également dans l’histoire comme étant la première où une liaison maritime commerciale - destinée à devenir régulière, annoncent les armateurs - aura fendu les flots de l’Arctique. Ces évènements survenus dans ce poste avancé de l’observation du changement climatique, considérés encore il y a peu comme inimaginables ou fort lointains, sont la préfiguration des bouleversements qui nous attendent, avertit Johann Hari, qui appelle à une insurrection des consciences avant le sommet de Copenhague. Tout doit être fait d’ici là, écrit-il, pour exercer une pression maximum sur les politiques afin qu’ils s’engagent sur une réduction drastique des émissions de CO2.

 

Par Johann Hari, The Independent, 12 septembre 2009

Année après année, les symptômes de fièvre de notre planète sont de plus en plus évidents. Désormais, cette région qui était restée emprisonnée par les glaces depuis l’époque où nos ancêtres vivaient dans les arbres est gagnée par les eaux libres, bien avant ce qu’avaient prévu les études scientifiques précédentes. Robert Corell, l’un des principaux climatologues américain, avertit : « Si vous voulez voir ce qui se passera dans le reste du monde, regardez vers l’Arctique. Cela commence par là. »

 

Le réchauffement d’origine humaine transforme l’Arctique en un paysage devenu méconnaissable. Si les êtres humains continuent à émettre des gaz à effet de serre au rythme actuel, cela se produira également dans la plupart des régions du monde - avec la montée des océans, le desséchement et la mort des terres agricoles et l’apparition de phénomènes météorologiques beaucoup plus extrêmes.

 

La rapidité avec laquelle cela se déroule laisse penser que cela ne concernera pas seulement nos petits-enfants et les ours polaires, comme les politiques continuent de le dire dans leurs discours. Cela nous arrivera à nous. Les climatologues du monde entier avertissent que durant mon existence nous pourrions atteindre cinq degrés de réchauffement. Cela représente un écart supérieur à celui existant entre la manière dont nous vivons maintenant et à la dernière ère glaciaire. Cela va transformer notre planète en un monde que nous ne sommes pas en mesure d’imaginer, et que nous ne pourrons plus habiter aussi nombreux qu’aujourd’hui, et de loin.

 

Cette année, il y a une chance pour changer de cap écologique - tout juste à minuit moins cinq. Les dirigeants du monde entier se réuniront à Copenhague afin de négocier le traité qui succédera à celui de Kyoto. S’ils décident de procéder à des réductions substantielles et contraignantes des émissions de CO2, nous pourrions conserver l’écosystème en deçà du point de basculement au-delà duquel il s’effondrera. Mais cela doit être fait maintenant.

 

Tout ce que vous ferez dans les prochains mois en vue d’exercer une pression sur les politiques - manifester et mener campagne avec les organisations écologistes - pourrait être la chose la plus importante que vous accomplirez dans votre vie.

 

Cependant, nombre de gens préoccupés par ce catastrophique réchauffement climatique ciblent mal leurs énergies. L’anxiété les pousse uniquement à réduire leurs émissions individuelles de CO2.

 

Cela aurait au mieux un impact très limité, et au pire serait un placebo dissuadant de se procurer le véritable remède. La seule chose qui aidera à contenir le changement climatique à l’intérieur des paramètres de sécurité, c’est une pression massive exercée par l’opinion publique sur les politiques, afin qu’ils acceptent des restrictions obligatoires s’appliquant à nous tous - et pas seulement aux bienveillants 10% qui réduiront volontairement leurs émissions.

 

Le moment d’exercer cette pression est arrivé. L’Arctique était le canari dans la mine de charbon. Le canari est à moitié mort. Le temps est venu de se manifester.

 

source : contreinfo.info

Par Arnaud
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Samedi 24 octobre 2009
Par Arnaud
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Vendredi 25 septembre 2009
«La rapidité et l'ampleur des changements climatiques semblent en voie de dépasser les prévisions les plus alarmantes du dernier rapport du GIEC», résumait hier la déclaration publiée par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

Telles sont en effet les conclusions auxquelles en arrivent 400 des principaux météorologistes et chercheurs de haut niveau mobilisés par le GIEC pour produire ce nouveau rapport d'étape à un peu plus de deux mois de la conférence de Copenhague, dont l'issue semble déjà problématique.

Ledevoir.com
Par Arnaud
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Mardi 15 septembre 2009

arton3599.gifUn lien interessant qui vous permettra à travers la carte du monde, de distinguer la répartition financière de plusieurs états entre le militaire, la santé et l'éducation :

cliquez ici

Par Arnaud
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Lundi 7 septembre 2009

L'étude conduite par le WWF s'est penchée sur le rôle de l'Arctique en matière de changement climatique. En quoi l'Arctique est-il déterminant pour le climat ?

L'Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la Terre. C'est quelque chose qui est observé aujourd'hui et à propos duquel on n'a pas forcément tous les éléments d'explication. On sait néanmoins que du fait de l'inclinaison de la Terre, c'est une zone particulièrement exposée au Soleil, surtout pendant la période d'été. Elle se réchauffe plus vite parce que, jusqu'à présent, les glaces avaient un rôle de miroir et réfléchissaient les rayons solaires. Or maintenant que la glace se réduit comme peau de chagrin au profit de l'océan Arctique, ce dernier, de par sa couleur plus sombre, n'a plus ce rôle de réflexion des rayons solaires. De plus, la raréfaction des glaces, du permafrost et des glaces sous-marines provoque un rejet accéléré du méthane et du gaz carbonique qu'ils contiennent. Cela joue aussi comme un accélérateur du changement climatique.

Enfin, l'océan Arctique a lui aussi un rôle de régulateur climatique, qui est remis en cause dès lors que la fonte des glaces modifie sa salinisation, parce qu'il contient de plus en plus d'eau douce. Cela perturbe complètement le fonctionnement des écosystèmes et les grands courants marins, comme le Gulf Stream, qui permet notamment d'adoucir le climat en Europe. Si le Gulf Stream ralentit de 25 à 30 %, comme cela se profile, les hivers pourraient devenir beaucoup plus froids en Europe.


Les données scientifiques que le WWF a collectées indiquent qu'une hausse des océans de plus d'un mètre est à craindre. Quelles en seraient les conséquences ?

Sous une hypothèse de hausse des températures de quatre degrés d'ici à la fin du siècle, les océans pourraient monter de plus d'un mètre et menacer jusqu'à un quart de la population mondiale. Une hausse des températures de quatre degrés est le pire des scénarios envisagé par le Groupe d'experts intergouvernemental sur le climat (GIEC) en 2007. Tout montre que c'est ce scénario qui se profile si rien n'est fait. L'augmentation du niveau de la mer ne sera pas la même partout à la surface du globe mais variera d'un continent à l'autre, d'une ville côtière à l'autre. Seront particulièrement menacées les populations des grandes mégalopoles des zones côtières, sur le sous-continent indien – le Bangladesh étant l'exemple le plus connu –, en Asie du Sud-Est, en Chine, en Indonésie, mais aussi en Amérique latine, où une grande partie de la population vit sur les côtes, en Amérique centrale. Or ces grandes mégalopoles ne sont pas forcément préparées comme en Europe, où, par exemple aux Pays-Bas, on a les moyens et la technologie nécessaires pour construire des digues afin de protéger la population. De plus, dans les grandes mégalopoles des pays pauvres, beaucoup de gens vivent dans les bidonvilles. Ces populations seront les plus vulnérables aux inondations.

Un autre phénomène à prendre en compte est qu'il y a des terres qui ont tendance à s'enfoncer, ce qui accentue les risques d'innondations dans les zones côtières. C'est notamment le cas dans les îles du Pacifique comme Tuvalu ou Vanuatu, où les populations locales vont devoir quitter leur pays d'origine pour s'installer ailleurs. L'eau salée commence déjà à s'infiltrer à l'intérieur des terres, les rendant de plus en plus difficiles à cultiver.

Comment empêcher cette "spirale du réchauffement" ?

Le WWF a revu ses objectifs de réduction de gaz à effet de serre. Nous demandons aujourd'hui des objectifs beaucoup plus ambitieux pour le sommet de Copenhague [qui, en décembre, doit parvenir à un accord sur la suite à donner au protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012], à savoir une baisse de 80 % des émissions d'ici à 2050, au niveau mondial, pour tous les pays. Les pays industrialisés ayant une responsabilité historique, il faut qu'ils réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre de 40 % d'ici à 2020 et qu'ils stoppent la croissance de ces émissions dès 2015. De toute façon, le réchauffement climatique a déjà lieu. Il y a une forte concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, et le CO2 qui y est stocké va y rester pendant plusieurs années. L'objectif, désormais, est de limiter l'ampleur du réchauffement climatique à deux degrés sur l'ensemble du siècle. Car au-delà, il risque d'y avoir des impacts irréversibles.

La France s'est engagée à une réduction de ses émissions d'au moins 30 % d'ici à 2020. Nous estimons donc que ce n'est pas assez. D'autant que cet objectif, comme celui que s'est fixé l'Union européenne, est conditionnel : il est lié à l'obtention d'un accord jugé satisfaisant lors du prochain sommet de Copenhague. Un des critères étant que la Chine s'engage elle aussi à une baisse de ses émissions chiffrée et ambitieuse. Sinon, l'objectif de réduction des gaz à effet de serre d'ici à 2020 ne sera plus que de 20 %.

Source : le Monde.fr

Par Arnaud
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Lundi 7 septembre 2009
Le changement climatique s'accélère et le monde "fonce vers l'abîme", a alerté jeudi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à une centaine de jours du Sommet de Copenhague

source : Lemonde.fr
Par Arnaud
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Mardi 7 juillet 2009
A la fin du 21ème siècle, les températures augmenteront de 2 à 5°C. Pour Paris, cela signifie un climat équivalent à celui actuellement en vigueur dans le sud de l'Espagne. Or, comme l'ont montré les épisodes de canicules, particulièrement en 2003, nos villes ne sont pas adaptées à ces vagues de chaleur. Comment vivra-t-on dans la ville de demain ?

4°C. C'est ce que pourrait gagner la ville de Paris à la fin de ce siècle selon le scénario du Hadley center. Quelques petits degrés qui transformeraient le climat de la capitale française en celui d'une ville andalouse, telle que celle de Badajoz, près de Cordoue, aujourd'hui « caractérisée par des étés brûlants et arides ». Or, Paris, comme les villes françaises, n'est absolument pas adaptée à de telles températures. La canicule de 2003 et ses 15 000 victimes nous l'ont largement prouvé. Et dans des périodes aussi extrêmes, les villes sont encore plus vulnérables : « à l'époque, les nuits parisiennes affichaient 9°C de plus que celles des communes de la petite couronne », fait remarquer Denis Baupin, adjoint au maire chargé de l'environnement.

Pourtant, aujourd'hui, peu de villes prennent en compte cette donnée, même dans leurs plans climat énergie, souligne Antoine Charlot, responsable « territoires durables » du Comité 21 : « pour répondre à cet enjeu, il faut absolument articuler les plans climats avec les plans d'urbanisme, en intégrant une forte densité urbaine tout en maintenant une qualité de vie notamment. »
Car celles-ci vont en effet devoir gérer des objectifs parfois contradictoires comme la baisse des émissions de gaz à effet de serre et le confort de vie au sein de la ville. Pour l'urbaniste Patrice Denoyer de Segonzac, qui a travaillé sur la ville face au changement climatique en 2040, cela pourrait même être source de vives tensions. « Alors qu'on annonce le réchauffement climatique depuis des années, rien n'a été anticipé. Or, les changements urbains se préparent 30 ans à l'avance », explique-t-il. Résultat : « il faut s'attendre à une phase extrêmement compliquée d'ici à 2020 avant que la ville ne puisse totalement se réinventer » Les urbanistes vont ainsi devoir jouer les équilibristes.
« En réponse à l'élévation des températures estivales on pourrait créer plus d'espaces verts au cœur des villes, ainsi que des plans d'eau mais on ferait alors diminuer la densité de l'habitat, créant ainsi des villes plus étendues qui imposent des temps de transport plus long donc des consommation de carburant plus importante avec des émissions supplémentaires de gaz à effet de serre », soulignent ainsi Sébastian Kopf, Stéphane Hallegatte et Minh Ha-Duong, auteurs d'une note sur l'évolution climatique des villes européennes pour le Cired.

Une ville sous tension

La ville post Kyoto s'oriente toutefois davantage sur une très forte densité. Concrètement, Patrice Dunoyer de Segonzac prévoit peu de modification en centre-ville, où le patrimoine urbain est déjà dense et de qualité, mais les franges des centres, elles, devraient continuer à se densifier. Un peu sur le modèle de La Défense, « un exemple convaincant qui réussit à densifier un secteur déjà très bien équipé », estime l'urbaniste. Mais c'est surtout la périphérie qui fera les plus grands frais de cette nouvelle donne. « L'étalement urbain a certainement atteint ses limites : la forme urbaine sera resserrée autour d'îlots de services et de transports. On peut s'attendre à voir apparaître des friches à la fois pavillonnaires et commerciales », prédit-il. Les ménages les plus modestes vont en effet se retrouver coincés par un budget transport croissant et une baisse de la valeur immobilière de leur bien. Ceux qui le pourront retrouveront le centre, les autres se verront de plus en plus exclus. « Rennes par exemple a bien intégré cette problématique avec des opérations récentes de logements très denses mais cela sera beaucoup plus problématique pour les très grandes agglomérations comme Paris », prévient Patrice Dunoyer de Segonzac. Les centres commerciaux, qui sont aujourd'hui très fréquentés pendant les périodes chaudes, du fait de leur climatisation notamment, pourraient eux aussi être délaissés à l'avenir, car ils émettent 6 fois plus de gaz à effet de serre que le commerce de proximité...

La question du prix du foncier ainsi que celui de l'énergie sera donc centrale, à la fois en matière de transport mais aussi de bâtiment. Le Cired pointe également la question de la planification du système énergétique. En juillet 2007, par exemple, la température a dépassé 47°C dans le métro londonien et 50°C dans les bus, « il pourrait donc devenir nécessaire de climatiser de manière systématique les transports en commun. Or si la climatisation se généralise, cela induira un pic de consommation électrique en été, période jusqu'alors plutôt creuse sur les réseaux européens...»

L'impact du changement climatique et des trop fortes chaleurs se fera aussi sentir sur la fréquentation touristique, notamment pour le bassin méditerranéen. « Pour Paris, cela équivaut à 25 % de touristes en moins, ce qui veut dire des milliers d'emplois supprimés, souligne le député vert Yves Cochet. Ces données là doivent donc impérativement être prises en compte dans les plans climats ».

Cependant il est encore difficile aujourd'hui d'anticiper tous les effets du changement climatique sur les villes, compte-tenu des incertitudes liées à l'ampleur même du changement climatique au niveau local. Les villes européennes ne seront pas, par ailleurs, les plus impactées. Dans les pays en développement où la population urbaine s'accroît chaque année de 70 millions d'habitants, où un milliard d'humains s'entassent dans des bidonvilles, la situation s'annonce particulièrement critique. D'autant plus que 360 millions d'urbains habitent également des zones côtières de basse altitude qui pourraient tout simplement être englouties. La Banque mondiale, qui organisait un symposium mondial sur la recherche urbaine à Marseille fin juin, doit d'ailleurs réviser sa politique urbaine en septembre pour mieux évaluer l'impact du changement climatique sur les villes et développer des stratégies pour y faire face.

Béatrice Héraud
Par Arnaud
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Face à la diminution constante des médecins sur le canton et à l'accés aux soins de proximité qui sera de plus en plus complexe, une pétition citoyenne a été réalisée...

il y a eu
327 Hondschootois et env signataires


La pétition est mise à disposition à l'ensemble des élus
et a été envoyée à :
Madame la Ministre de la Santé (ici sa réponse)
Monsieur le Député (ici sa réponse)
Monsieur le Président de la CCF
Monsieur le Maire de Hondschoote

rencontre débat du 18 avril... des pistes pour poursuivre

l'association est née... rejoignez là!
contact : apaches@rocketmail.com

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