dossier wateringues

Lundi 2 novembre 2009
L'écluse du Tixier à Dunkerque est à l'agonie. Elle a besoin de réparation. Mais ce n'est pas pour tout de suite...

Pour éviter aux Dunkerquois d'avoir les pieds dans l'eau, un réseau de wateringues, d'écluses, a été mis en place il y a plus de trente ans. Efficace, il est désormais obsolète. Des travaux sont nécessaires. Mais entre la préfecture, les institutions qui ont la charge des édifices, c'est une bataille d'expert pour savoir qui va payer. L'exemple le plus criant et le plus connu est l'écluse du Tixier à Dunkerque, l'un des maillons forts de cette chaîne en pleine décrépitude. Reportage :

 

Pas de panique. Nous sommes dans une période d'années sèches. Pas de risques d'inondations pour l'instant. Mais si les travaux ne sont pas effectués comme prévu à l'été prochain, l'écluse pourrait céder. Et en cas de pluie, l'eau pourrait monter très haut, comme en 1953 à Dunkerque ou en 1974-75 dans l'Audomarois.

source : Delta FM

Et pendant ce temps on construit aux Moeres...


Par Arnaud
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Lundi 5 octobre 2009
Par Arnaud
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Samedi 5 septembre 2009

Quatre territoires s'unissent pour lutter contre les inondations

jeudi 03.09.2009, 04:46 - La Voix du Nord

 Louardi Boughedada, Christian Denis, Jean Shepman et Jean-Claude Dissaux, les quatre présidents. Louardi Boughedada, Christian Denis, Jean Shepman et Jean-Claude Dissaux, les quatre présidents.

|  EAU |

« C'est un tournant dans la lutte anti-inondation ». Voilà comment Christian Denis a présenté, hier, l'union des quatre présidents des commissions locales de l'eau du territoire Lys-wateringues, demandée par l'État. Une union qui pourrait faire la force.

 

PAR GWÉNAËLLE LAVENANT

saintomer@lavoixdunord.fr «  C'est un baptême. Et le papa, c'est l'État. » Certes, la métaphore de Jean Schepman, président de la commission locale de l'eau de l'Yser, peut prêter à sourire. Mais c'est bien l'État, par l'intermédiaire du ministère de l'Écologie, de l'Équipement, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, qui a incité les Nordistes à travailler ensemble. Il a nommé le territoire Lys-wateringuesterritoire d'expérimentation pour la mise en oeuvre de la directive européenne « inondation ». Tout comme la Loire.


L'occasion pour quatre territoires (les SAGE de l'Audomarois, du delta de l'Aa, de la Lys et de l'Yser), de travailler ensemble. «  On leur dit merci et bingo ! », réagit Christian Denis. Mais pourquoi avoir attendu pour se réunir ? « Ça prend du temps, et là, il y a un déclencheur, c'est l'État », justifie-t-il. Louardi Boughedada renchérit : «  Sur la problématique de l'eau, il y a une multitude d'acteurs, l'État commence à organiser les actions. Notre initiative est dans cette perspective, il y a quelques années, aucun moyen juridique n'existait ! » Disons qu'avec cette nomination venue du sommet, Christian Denis, Jean Schepman, Louardi Boughedada et Jean-Claude Dissaux, les quatre présidents des commissions locales de l'eau concernées, ont aussi trouvé là le moyen, d'avoir plus d'arguments pour trouver des financements. «  Il faut d'abord une volonté commune. Après, à quatre, on le trouvera l'argent », dit Jean Schepman.


Jusqu'à présent, chacun faisait comme il pouvait dans son coin. Car les quatre territoires ne disposent ni des mêmes ressources, ni des mêmes besoins. Exemple pour le delta de l'Aa : «  Nous, on n'a pas d'eau potable. Si l'Audomarois n'était pas là, nous n'aurions pas d'eau  », détaille Louardi Boughedada. Et d'ajouter : «  Nous devons être gestionnaires d'un patrimoine ». La problématique des crues, est elle-aussi, évidemment au coeur des préoccupations (lire ci-dessous).


Alors, régulièrement, les quatre présidents rencontreront le sous-préfet de Dunkerque pour lui faire part de leurs réflexions. La prochaine réunion est fixé au 23 septembre. La première étape sera d'associer l'ensemble des maîtres d'ouvrage de l'aménagement hydraulique pour créer un programme de travaux pour lutter contre les inondations. «  J'espère que ce ne sera pas que des paroles. En tout cas, on n'est pas près de lâcher », lâche un Christian Denis bien décidé à exploiter le filon. •

Par Arnaud
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Dimanche 17 mai 2009

·         Pour lever l'armée qui sauvera l'écluse Tixier, recrutement sur Facebook !

vendredi 15.05.2009, 04:50 - La Voix du Nord

La délégation invitée sur Facebook a profité des explications précises de Stéphane Vanhée, salarié de l'Institution des wateringues.

|  WATERINGUES |

Afin de partir « en guerre » contre l'État qui n'entend pas débourser un centime pour remettre l'écluse Tixier en état, Jean Schepman, président de l'Institution interdépartementale des wateringues (IIW), a levé son armée sur Internet. Plus précisément sur le réseau social Facebook. Une trentaine de membres de son groupe « Dunkerquois, il faut sauver l'écluse Tixier ! » a découvert, sur site, le rôle de cette écluse essentielle au Dunkerquois et l'urgence d'y réaliser des travaux.

PAR OLIVIER TARTART

dunkerque@lavoixdunord.fr La pari a dépassé les espérances de son initiateur. En deux mois, Jean Schepman, président de l'IIW, a vu le groupe qu'il avait créé sur Facebook dépasser le millier de membres. 1162 pour être précis, alors que mardi, une trentaine d'entre eux découvrait Tixier et les wateringues. Cette sympathique délégation sait désormais que le réseau des wateringues concernent 34 000 hectares et assurent l'écoulement des eaux continentales comme le barrage contre les invasions marines. Que ce système, parfois au bord de la saturation, manque de 20 m³ par seconde de pompage pour être efficace. Qu'un changement de mode de gouvernance est en cours de discussion (ardue) entre l'État, l'Institution et les sections de wateringues. Qu'un million par an suffirait à l'Institution pour remettre le système à niveau et que l'État a suspendu son financement depuis 2005. La délégation n'ignore rien de la station de pompage Tixier, ses quatre pompes changées en 2001, sa vanne grippée qui limite les capacités d'écoulement vers la mer.

Une station qui a exceptionnellement ouvert ses portes à ce public VIP. «  Aujourd'hui, on sait ce qu'il s'y passe, comment ça marche , se réjouit Pierre-Laurent Thueur, venu en famille de Killem. Jusqu'à aujourd'hui, c'était un bloc de béton et du grillage autour...

 » Pour Régis, venu de Coudekerque-Branche avec son fils Olivier, «  cela mériterait un débat national et télévisé pour que l'État fasse ce qu'il faut ! ».

Mardi, les visiteurs de Facebook ont bénéficié d'un scoop : le préfet a signé, le 6 mai, l'autorisation octroyée à l'IIW de réaliser des travaux sur les vannes dont l'État est le propriétaire. Autorisation reçue par courrier lundi, la veille de la réunion. «  Enfin !, peste Jean Schepman. Depuis décembre, on attend la réponse du préfet à cette question qu'il nous a demandé de lui poser ! On ne nous répond que début mai, le temps de lancer les procédures, ce sera l'hiver : on ne pourra pas intervenir avant le printemps 2010. Et si cet hiver, il arrive quelque chose, qui sera responsable ? » S'il sait que la réunion de mardi peut être les prémices d'un formidable bouche à oreille, il sait bien, en fin politicien, que le recrutement par Internet a ses limites : «  Nous sommes 30 alors que sur Facebook, 650 personnes avaient précisé qu'elles viendraient peut-être... Cela prouve que cela reste tout de même virtuel... » Contrairement au combat de Jean Schepman sur le terrain, plus que jamais dans l'actualité. •

POUR EN SAVOIR PLUS

www.institution-wateringues.fr.

- Sur Facebook : www.facebook.com/home.php# /group.php ? gid = 56389269010 &ref = ts.
Par Arnaud
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Lundi 4 mai 2009

Au cours d'une conférence sur la fonte des glaces à Tromsoe (nord de la Norvège), M. Gore, prix Nobel de la paix 2007, a averti que les glaces de l'Arctique et du Groenland disparaissaient à un rythme encore plus élevé que ne le prévoyaient les scénarios les plus pessimistes il y a quelques années.

Faute d'action supplémentaire, la température de la planète augmenterait, selon lui, de 4,5°C à la fin du siècle, par rapport à l'ère pré-industrielle, alors que les experts estiment à 2°C le niveau de hausse soutenable.

Le niveau des océans s'élèverait d'un mètre, a-t-il précisé.

source et suite de l'article : http://environnement.orange.fr/breves/Glaces-Al-Gore-sonne-l-alarme-a-quelques-mois-du-sommet-de-Copenhague.html

Par Arnaud
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Mardi 14 avril 2009

« Si on ne fait rien, ce sera la catastrophe »

Publié le vendredi 10 avril 2009 à 06h00 Nord Eclair.


Frédéric Denhez est un journaliste scientifique originaire du Nord. Il a publié « Quelle France en 2030 ? » dans lequel il décrit ce que pourrait être l'agriculture, l'urbanisme, la nature ou l'alimentation de la France dans 20 ans.



Quel sera le visage du Nord -Pas-de-Calais en 2030 ?


>> Dans les wateringues (les terres gagnées sur la mer, ndlr), il y a une probabilité d'humectation des sols. Les zones des wateringues sont menacées de submersion sur une échelle longue. C'est inévitable et contre ça, les digues et les ouvrages artificiels ne serviront à rien. On sait qu'il va falloir reculer l'aménagement du territoire, mais ça, ce n'est pas à l'échelle d'un mandat de maire. C'est un investissement sur 50 ans et on ne sait pas le faire. 85 % du linéaire côtier entre Bray-Dunes et Le Havre recule de 1 mètre par an en moyenne. À Wissant, c'est visible. Au Touquet, les dunes reculent, on les fixe avec des oyats, mais ça ne suffit pas. D'ici 20 ans, le littoral de la côte d'Opale pourrait être 30, 40, 90 ou 100 mètres à l'intérieur des terres. Les caps Gris-Nez et Blanc-Nez seront plus érodés. Wissant sera peut-être devenu un golfe et la baie de Somme sera refermée au niveau d'Hourdel... Et on fera peut-être du vin sur les terrils.

On peut faire de la prospective à 20 ans ?
>> Oui, on sait où les choses vont nous mener à 20 ans. Dans le bouquin, j'explique qu'il y a deux problèmes : la diminution des ressources naturelles et la modification climatique. Après il y a plusieurs scénarios : ce qui pourrait se passer si on ne fait rien et ce qui pourrait se passer si on agit. Et là interviennent des décisions sociologiques, politiques et culturelles. On a tous les outils pour s'en sortir mais si on ne fait rien, ce sera la catastrophe. C'est comme une guerre, mais une guerre qu'on peut mener d'autant plus facilement qu'on en connaît les tenants et les aboutissants. Les décisions reposent sur nous. Et on ne pourra pas continuer à avancer si on ne remet pas en cause notre mode de vie.

Ce que vous racontez sur la nourriture dans 20 ans a de quoi faire frémir...
>> La France est un pays de bouffe, mais on a peur de tout, que la bouffe nous donne mal au ventre, peur d'être intoxiqué. Un hygiénisme se met en place. Si on continue à avoir peur de la bouffe, on va vers une nourriture artificialisée dans laquelle on rajoute du goût. On va vers des produits qui font du bien au corps. Un camembert gras auquel on aura injecté une vitamine pour faire baisser l'Alzheimer ! Ce sera des nano-particules dans les aliments, pourquoi pas des capsules qui ralentissent l'obésité dans les Mac Do ! Mais après, il y a aussi le retour des « bonnes valeurs ». Les gens ont envie de savoir ce qu'ils achètent et on revient sur les bons produits.
VIOLAINE MAGNE

NB : la photo prise par mes soins correspond à l'aménagement de parcelles pour 43 logements libres de constructeur  non loin du panneau indiquant "Vous êtes aux Moëres altitude - 2,5 m"
Par Arnaud
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Jeudi 15 janvier 2009

Wateringues : « Il est indispensable d'avoir des installations performantes »

dimanche 11.01.2009, 04:46 - La Voix du Nord

Les portes de l'écluse Tixier devraient être remises en état aucours de l'année.

|  RENCONTRE AVEC LE SOUS-PRÉFET |

Les scénarios catastrophe concernant la montée des eaux liée au réchauffement climatique et les alertes régulières du conseiller général Jean Schepman, président de l'Institution interdépartementale des wateringues, ont incité le sous-préfet à augmenter les capacités financières de l'Institution.

 

« Il est indispensable d'avoir des équipements performants qui permettent de gérer un surcroît de précipitations et éviter ainsi que des territoires soient inondés. Les installations ont donc besoin d'être sûres, ce qui nécessite un entretien régulier. » Afin de remettre en état certains outils vieillissants, le représentant de l'État a annoncé que des travaux allaient être menés dans les années à venir pour assurer la bonne marche des pompes et des rejets d'eau à la mer. L'État a prévu de prendre à sa charge 60 % des coûts via l'Agence de l'eau et le ministère de l'Écologie. Les 40 % qui restent devront être financés par les sections de wateringues. «  J'ai demandé à l'Institution de faire un programme de travaux sur six ans. Nous le mettrons en oeuvre dès cette année avec la réfection des portes de l'écluse Tixier. Le but est d'entretenir les équipements actuels et d'éventuellement augmenter leurs capacités. Sans toutefois faire une "course à l'échalote" en augmentant ces capacités de manière déraisonnable. »

Réflexion sur l'urbanisation

Parallèlement, le représentant de l'État a lancé une réflexion sur l'urbanisation du territoire. « Durant l'année, un groupe de travail va réfléchir sur l'entretien des watergangs, la protection de l'environnement, les enjeux de l'urbanisation . Il s'agira de créer des protocoles de gestion clairs, puis prendre des mesures. Il faudra par exemple réfléchir à la pertinence de donner des permis de construire sur des territoires potentiellement inondables. » •

Par Arnaud
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Jeudi 15 janvier 2009

La maison jettera-t-elle l'ancre ?

Les maisons flottantes poussent aux quatre coins de la planète. La mode débarquera-t-elle dans la région ?
Dans certaines régions d'Asie, la maison flottante, c'est l'habitat traditionnel. Par exemple au Vietnam, dans la région du delta du Mékong, on élève des poissons-chats dans la partie immergée de l'habitation !
Ce type d'habitat est aussi répandu aux États-Unis, en Californie ou en Floride et au Canada. À Vancouver, vivent des communautés flottantes : une cinquantaine d'habitations autour d'une marina avec poste, téléphone et parking.


En Europe, la mode est arrivée par la Scandinavie. Elle est en train de gagner les Pays-Bas.
Pour le Nord - Pas-de-Calais, il faudra attendre un peu. Même si « techniquement, on est prêt », assure un entrepreneur de la région, Alex Degaie. Il est en train de construire une capitainerie flottante sur un lac en Corrèze : « La loi littoral empêche de bétonner, pas de réaliser des aménagements en bois flottants. » Mais Didier Mazel, ingénieur en hydraulique qui connaît bien notre pays de wateringues, prévient : « La maison flottante peut être une adaptation ponctuelle mais pas une alternative pour l'habitat dans la région. »


 • C. L. Voix du Nord du Mardi 30 décembre 08

Par Arnaud
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Samedi 3 janvier 2009

Attention, le processus est déjà engagé, la mer va monter dans le Nord - Pas-de-Calais. Comment réagir et anticiper le pire ? La réponse de l'État et des collectivités locales est ambitieuse et exemplaire. Mais sera-t-elle suffisante ?


La réponse commence par des groupes de travail. Six l'année prochaine. À la différence des commissions créées pour enterrer les dossiers, donc les problèmes, ces ateliers composés d'experts institutionnels et de représentants de la vie civile associative devront plancher sur une méthode, laquelle devant déboucher au printemps sur un plan d'actions avec des budgets, de l'argent, des hommes, des travaux.

La question est brûlante. Est-il possible d'éviter une catastrophe climatique dans la région la plus densément peuplée de France avec 4 millions d'habitants sur deux petits départements ? Si rien ne bouge, la mer montera. C'est bien écrit dans le dernier atlas du développement durable édité par le conseil régional : « Si les comportements ne changent pas, la concentration en CO2 (dioxyde de carbone) serait multipliée par deux en Nord - Pas-de-Calais. »

Efforts... insuffisants

Ce maudit CO2 est partout rejeté dans l'atmosphère. Formant une ceinture au-dessus des nuages, il piège le rayonnement solaire et réchauffe la surface de la Terre. À ce jeu, tous les pays, leurs régions et leurs habitants sont concernés, mais nulle part ailleurs en France un engagement aura été autant concerté que dans le Nord - Pas-de-Calais.

Le plan climat régional fait suite à plus de 500 actions locales contre le réchauffement. Dix territoires prennent déjà des mesures anti-CO2 et près d'une centaine de bilans carbone sont nés dans les collectivités et dans les entreprises. La baisse des émissions régionales de C02 est de 3 % par rapport à 1990, elle est de 1 % en France entière.

Des initiatives inédites prennent forme, comme ce collectif citoyen récompensé à l'échelon européen pour avoir établi la démonstration cette année que l'on pouvait diviser les émissions régionales par quatre (soit les objectifs de Kyoto en 2050) sans renouveler les réacteurs de la centrale nucléaire de Gravelines (1).

Ainsi la région fait-elle des efforts pour réduire son bilan carbone. Elle qui représente 7 % de la population nationale rejette 11 % des émissions de CO2 en France, à cause du poids de son industrie (48 % des rejets), de l'intensité de ses transports (17 %) et de sa densité urbaine (19 %). Au total, plus de 45 millions de tonnes relâchées en 2005, dernier chiffre officiel, c'est 11,2 tonnes par habitant et par an (9 tonnes en France). Et c'est trop. « Nous n'avons pas quinze ans pour inverser radicalement la tendance », affirme Emmanuel Cau, vice-président de Région chargé de l'environnement.

Vus les chiffres, les émissions de CO2 stagnent dans la région, respectant ainsi les engagements de Kyoto. Insuffisant ? Le conseil régional vient de signer un accord cadre avec l'ADEME pour développer la recherche sur la lutte contre le réchauffement climatique vers l'habitat, les services urbains et les réseaux énergétiques. Les chercheurs vont être mobilisés pour prévenir les risques. Pour quel bilan ?

Les transports émettent plus de CO2 aujourd'hui : + 27 % par rapport à 1990 (+ 22 % en France). L'industrie a baissé son score de 20 % en 15 ans via surtout la disparition de gros pollueurs. Quant à l'isolation des logements, elle est globalement mauvaise avec plus de la moitié de l'habitat régional construit avant 1950.


Résumons-nous. Un plan climat vient d'être signé, par une charte, pour engager les acteurs publics du développement régional. Les émissions ont baissé de 3 % depuis 1990 mais il faudrait à présent 3 % de baisse chaque année pour diviser le CO2 par quatre avant 2050. À l'inverse de la crise financière, la crise du climat impose un compte à rebours. C'est toute la différence.

 

Voix du Nord du 29 décembre 2009

Par Arnaud
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Mercredi 31 décembre 2008

Voici un article de la Voix du Nord qui reprend la création d'un lotissement aux Moëres. A en croire l'ingénieur interrogé, nous sommes sur un niveau de montée des eaux faibles ce qui reste malgré tout très évolutif suivant notre prise de conscience et trés aléatoire face à la tenue du système des wateringues (ayant déjà connu des moments de surchauffe!) . Il semblerait selon lui que les territoires agricoles ou rurbains semblent plus négligeables que le patrimoine économique et industriel des Pays Bas..signifiant certainement par ses propos que des enjeux supérieurs poussent à agir (notamment des enjeux économique) en terre Hollandaise. Cela voudrait-il dire qu'il faudrait que nous, habitants de ce territoire, nous revendiquions notre droit à être pris en compte... vu la lenteur de réaction au niveau national, il me semble que OUI!


Voix du Nord du 30 septembre 2008

  • Dans le Dunkerquois, l'arrière-pays calaisien et le marais audomarois, 1 000 km² ont été conquis sur la mer il y a huit siècles. Le danger vient aujourd'hui moins de la mer que de la difficulté d'évacuer les eaux continentales. Avec le réchauffement climatique, ce territoire revient au coeur de l'actualité. 
     Pas de panique ! Avant que ses 450 000 habitants ne deviennent des réfugiés climatiques, l'eau aura coulé dans les    watergangs. Mais de la maîtrise de l'eau à l'avenir dépend l'organisation actuelle du territoire.

Créée après les crues du marais audomarois en 1974-75, l'Institution interdépartementale des wateringues veille sur le réseau d'évacuation de la Plaine maritime flamande. Un système de pompage qui a permis de donner le feu vert à la construction d'un lotissement sur une zone à 2,50 m sous le niveau de la mer, aux Moëres.
La mairie de cette commune du Dunkerquois porte encore la trace de la montée des eaux lorsque les Allemands avaient ouvert les vannes. Mais, paradoxalement, ce lotissement serait préservé en cas d'inondation, puisque l'eau serait rejetée... dans les champs voisins.


Didier Mazel, ingénieur, a évalué les conséquences des évolutions climatiques au pays des wateringues. Conclusion : « En tablant sur une remontée du niveau de la mer de 30 cm d'ici 2058, pas de risque de voir Dunkerque inondé. Mais en cas de défaillance ou de panne, on n'aura plus de marge de sécurité.»

Pour l'instant, l'entretien du système est assuré. Pas sa modernisation. Didier Mazel explique : « Ici, seuls des territoires agricoles ou rurbains sont concernés. Aux Pays-Bas, c'est le patrimoine économique et industriel qui est en jeu... »

Par Arnaud
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Mercredi 31 décembre 2008
Voici l'interview dans la voix du Nord de ce mardi de Jean Schepman, Président de l'institution interdépartementale des wateringues et conseiller général de notre canton qui résume bien la situation des risques d'inondation sur notre Flandre :

« Les Pays-Bas font d'un risque majeur un atout. En France, on attend. »


Vous êtes connu comme celui qui joue les oiseaux de mauvais augure...
« Ça fait des années qu'on me dit que je crie au loup. Sauf que j'ai l'habitude de travailler avec les Hollandais et les Flamands - qui sont bien plus à l'avance que nous sur l'environnement - et que le dernier rapport du GIEC (1), rendu le mois dernier et destiné aux dirigeants de la planète, est alarmiste. Avec une hausse entre 1,8 et 4°C d'ici 2100, la fonte des glaces pourrait s'accélérer. Notre survie sur terre dépend de mesures draconiennes. »


Quelles sont vos inquiétudes pour la région ?
« Il est temps de rendre sa place à l'eau. Comme a prévu de le faire Martine Aubry pour sa ville. Lille, ancienne île, est régulièrement victime d'inondations. Mais je suis surtout inquiet pour le pays des wateringues et ses 450 000 habitants. Il a longtemps été négligé parce que beaucoup pensent encore que c'est en Belgique ! Jusqu'en 2002, cette zone conquise sur la mer était considérée comme non-inondable par l'État... »


Pourtant pour le polder de l'Aa, la menace vient plus des eaux de l'intérieur que de la mer...

« Oui, à cause des watergangs, ces chemins d'eau qui le parcourent. Pourtant, l'État ne s'est décidé que fin 2008 à pérenniser le financement de l'Institution interdépartementale des wateringues (2), chargée d'entretenir le système de pompage pour évacuer les eaux de crues. Cela dit, en novembre 2007, la mer est montée sur la digue de Malo-les-Bains, alors que la marée et le vent étaient faibles... En cas de catastrophe majeure, comme la Somme l'a vécue, aucun plan d'évacuation n'est prévu. »


Peut-on s'inspirer des solutions de nos voisins, avec leurs maisons flottantes ?
« Les Pays-Bas, qui lancent leur nouveau plan Delta, font d'un risque majeur un atout pour leur développement durable. En France, on attend. Ce qui est sûr, c'est qu'un nouveau modèle de construction pour les maisons, les bâtiments mais aussi les routes, est à inventer. La maison flottante ? Pourquoi pas, quitte à passer pour un huluberlu ! » 


  • RECUEILLI PAR C. L.
 
(1) GIEC : Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat.
(2) J. Schepman en est le président.


Par Arnaud
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Vendredi 12 décembre 2008

L'Etat et la Région se mobilisent en faveur des zones humides par le biais du Contrat de projet et des Fonds européens et lancent un appel à projets auprès des territoires sur la restauration de zones humides.


L'appel à projet zones humides ( télécharger le dossier d'appel à projets au format PDF ) s'inscrit, dans l'axe 2 Environnement, « Pratiques durables et prévention des risques » du programme opérationnel FEDER, dont la préservation de la biodiversité et de la ressource en eau sont une priorité, et dans le projet « Trame Verte et Bleue » du Contrat de projets Etat-Région.


La restauration des zones humides est capitale pour la biodiversité de la région. La prise en compte des orientations aussi bien communautaire que nationale, régionale inscrite dans le Schéma Régional de Trame Verte et Bleue, et à venir du Grenelle de l' Environnement est à cet égard, essentielle.


La préservation et la restauration de ces espaces historiquement nombreux dans la région du fait des faibles reliefs et du régime d'écoulement des eaux contribuent au rétablissement des connexions entre les écosystèmes, en même temps qu'aux besoins d'espaces de nature de quatre millions d'habitants.

L'appel à projet permanent, pour la période 2007 - 2013, s'adresse aux agglomérations, aux communautés de communes, aux pays et aux communes engagés dans une stratégie de préservation et de restauration de la biodiversité et qui souhaitent la décliner de façon opérationnelle sur leur territoire. Il va mobiliser des fonds de la Région, de l'Etat et de l'Europe à hauteur de plusieurs dizaines de millions d'euros sur la période 2007 - 2013. L'objectif est de soutenir une soixantaine d'opérations d'ici 2013.


Source : DIREN NPdC


Appel à projet qui semble fort interessant pour notre territoire entre zone tampon pour les risques d'inondation et préservation de la biodiversité locale...


Par Arnaud
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campagne régionale

                                                                                       


l'action pour Copenhague ici

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Arnaud Ginions



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le programme ici

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Face à la diminution constante des médecins sur le canton et à l'accés aux soins de proximité qui sera de plus en plus complexe, une pétition citoyenne a été réalisée...

il y a eu
327 Hondschootois et env signataires


La pétition est mise à disposition à l'ensemble des élus
et a été envoyée à :
Madame la Ministre de la Santé (ici sa réponse)
Monsieur le Député (ici sa réponse)
Monsieur le Président de la CCF
Monsieur le Maire de Hondschoote

rencontre débat du 18 avril... des pistes pour poursuivre

l'association est née... rejoignez là!
contact : apaches@rocketmail.com

Opinion

 

 

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tout sur le projet d'incinérateur à Arques
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