Elections régionales : rencontre avec José Szymaniak...

Publié le par Arnaud

Uns101026175893_5246.jpg Berguois en lice pour les élections régionales (50ème place). José SZYMANIAK, arrive chez les Verts et représentera en quelque sorte notre territoire entre l'agglomération Dunkerquoise et la Flandre intérieure. Je profite de l'interview de Nicolas Olek pour mieux faire connaissance avec quelqu'un à forte valeur !

jose_szymaniak.jpgLe quatrième adjoint à la Maire de Bergues rejoint les Verts et le groupe local de la région Dunkerquoise.

Lors des dernières élections municipales, José a participé au « renouveau citoyen » dans la ville située au coeur des Flandres, traditionnellement conservatrice. L'enseignant revient sur cette campagne et nous livre les raisons de son engagement auprès des Verts. Welcome José!

Peux tu nous parler de ton parcours militant?

Mon parcours politique a commencé il y a deux ans. Je n'avais jamais pris aucun engagement politique auparavant. En décembre 2007, je suis interpellé par Sylvie Brachet , présidente de l'association de parents d'élèves de l’école publique de mes enfants. Les élections municipales de mars approchent et Sylvie me confie sa déception de ne voir aucune liste de gauche se constituer face aux trois listes de droite. Il faut savoir que Bergues est dirigée par la droite depuis 60 ans. Nous décidons alors de proposer aux électeurs une liste de rassemblement, à gauche, autour de Sylvie. La liste se construit rapidement, nous n'avons que 3 mois avant les élections. Certains membres de la liste sont militants syndicaux mais personne n'est véritablement carté auprès d'un parti politique. Lors de la campagne, de vraies solidarités se créent. Et la triangulaire face à deux listes restantes emmenées par la droite nous est favorable. Aujourd'hui, certains membres de l'équipe municipale se rapprochent de différents partis de gauche, mais il continue à exister de vraies solidarités dans cette équipe. Malgré les différences, nous avons toujours été capables de compromis et de justesse pour faire avancer les dossiers.

Tu te dis « de gauche ». Qu'entends-tu par « être de gauche »?

Le milieu enseignant dont je suis issu est majoritairement sensible aux questions sociales et cela m'a bien sûr influencé. Avant tout je suis d’origine sociale ouvrière ; mon père a été mineur de fond près de Lens puis travailleur à la chaîne chez Firestone à Béthune, avant d’arriver à Sollac en 1974 comme ouvrier fondeur. Maman a souhaité travailler également quand je suis entré au lycée ; elle a pris un poste de concierge dans l’immeuble HLM où nous habitions à Coudekerque- Branche. Cela a mis un peu de beurre dans nos épinards ! A la maison, on a tout le temps voté à gauche.

Pourquoi te rapproches-tu des Verts aujourd'hui?

Ma conscience de gauche existe depuis toujours. Ma sensibilité écologiste, c'est une évolution personnelle, face à une évolution de société. J’ai l’impression qu’on va à contre courant dans cette société de consommation, qu’on fait beaucoup de choix à l'opposé de ce qu'il faudrait faire. Alors cela s'est fait petit à petit, au début par des démarches personnelles et vraiment simples – arrêter d'utiliser des produits phytosanitaires, faire plus de vélos, composter nos déchets – c'est pas extraordinaire, mais c'est un engagement que tu fais pour toi même, pour ta famille. Et pour les enfants. Le choix politique s'est affirmé lors de la dernière campagne européenne. J’ai retrouvé une très grande partie de mes convictions dans le programme et les idées défendues par Europe Ecologie ; et puis cette nouvelle manière de faire de la politique m’intéresse. Quand il a été question de m'investir dans tel ou tel parti, je ne me suis pas trop posé de questions.

Publié dans Démocratie locale

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