Elections régionales : Rencontre avec Thierry Willaey...

Publié le par Arnaud


Dans le cadre de la campagne des régionales, nous continuons notre tour des101026175893 5246 présentation des candidats locaux pour la liste Europe Ecologie. Aujourd’hui c’est le tour de Thierry Willaey, un homme d’engagement durable, il se retrouve 9ème sur la liste côté Pas de Calais, département concerné par l’implantation de l’incinérateur Flamoval, dossier brulant et combattu par Thierry souvent abordé sur ce blog car concernant aussi les déchets de la Flandre dont Hondschoote.

 

16875_276909422544_554197544_3393638_5067311_n-1-.jpgBonjour Thierry et merci d’avoir accepté cette interview sur ce blog. Peux-tu dans un premier temps te présenter  rapidement ?

Bonjour à tous les lecteurs. J’ai 48 ans, marié, 1 enfant, chargé de mission développement durable et j’habite Hazebrouck.

 

Thierry, peux tu nous dresser dans les grandes lignes ton engagement militant et qui a peut-être fait que tu sois adhérent chez les Verts ?

J’ai de nombreux engagements dont « Président des acteurs du village » association de développement d’activités en  milieu rural. Je suis aussi Maire adjoint d’Hazebrouck. Militant écologiste associatif depuis de nombreuses années, j’ai adhérer chez les verts depuis 4 ans environ parce que c’était le parti qui me parlait le plus !

 

Tu as décidé de te porter candidat aux élections  régionales avec Europe Ecologie, quelles ont été tes motivations ?
La première raison  concerne la nécessité́ absolue de s’unir pour ouvrir une alternative à ce système inhumain et dangereux pour la planète. Je suis heureux  que mon parti prenne l’initiative d’un rassemblement d’un nouveau type.

La deuxième raison  c’est que de cette union peut naitre ce changement, celui qui remet le citoyen au cœur des décisions. Mon choix renforce ma conviction que pour changer vraiment il faut aussi changer notre façon de faire de la politique et notamment en ouvrant nos instances aux acteurs publics et aux citoyens  de toutes origines.

Europe Ecologie n’est pas un parti, mais un mouvement qui brasse, mélange des militants de réseaux, d’associations, de partis, des experts...qui convergent tout en étant différents.

Je crois que de cette confrontation nait de l’intelligence et de l’imagination. De l’audace aussi, qui a quitté depuis un bout de temps la gauche classique.
Cette démarche m’intéresse et je souhaite qu’elle réussisse et se prolonge avec d’autres forces.

De toute façon, nous avons le devoir d’inventer ! C’est la seule posture capable de nous faire sortir de l’horreur sociale, morale, écologique dans laquelle le Sarkozysme nous enlise et qui finit par donner le sentiment d’abandon à nos électeurs.


Une autre raison c’est que depuis de nombreuses années dans mes actions pour l’écologie et la vie, je côtoie des gens très militants qui se battent au quotidien et j’apprécie souvent leur détermination contre les lobbies industriels et financiers et leur aptitude à ne pas remettre à plus tard les actions concrètes pour la justice sociale, pour modifier les modes de production de consommation et de vie...


Je vais donc avec mon expérience et mes convictions apporter modestement ma pierre à cette recherche pour que coïncident les réponses aux urgences sociales et les réponses aux urgences écologiques, particulièrement nécessaires à la population du Nord pas de Calais. Voilà le sens de mon engagement.

  

Quels sont selon toi les enjeux et priorités d’actions pour ce 21 ème siècle ? 

Clairement pour moi c'est la reconquête pour notre région d'une économie à échelle humaine où l'humain et ces intérêts sont au centre de notre préoccupation (l'économie au service de l'homme et non l'inverse) mais plus particulièrement le développement de cette économie dans nos bourgs ruraux : maintien et développement des commerces et activités de proximité, agriculture moins intensive, développement des AMAP (Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne), aide à la reconversion écologique des producteurs et agriculteurs, faire de notre région une région active en préservant et en développant ces emplois et attractive en développant un tourisme de découverte des territoires et des hommes qui les composent.


Flamoval est donc le parfait exemple de ce qu'il ne faut plus pour la région puisqu'il met en danger la santé des habitants, il détruit des emplois , il empêche la création d'emplois liés à la valorisation et au recyclage, il met en danger notre agriculture et productions vivrières et enfin c'est une verrue et un non sens en matière d'environnement il rend donc le territoire moins attractif.

  

Merci Thierry pour cette interview à cœur ouvert et au 14 et 21 mars !

 

Publié dans Démocratie locale

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