pour un autre espace euro-méditerranéen par une vision collective...

Publié le par Arnaud


ASSOCIATION DES ELU(E)S LOCAUX POUR LA MEDITERRANEE 

 

         

  Appel de TANGER – Janvier 2010

                                              

 

L’espace euro-méditerranéen, composé des pays et nations des rives Nord et Sud de la Méditerranée, rencontre des questions essentielles pour la construction d’une nouvelle vision du monde à l’orée du XXIème siècle.

 

Espace humain et géopolitique, qui constitue un monde à part entière.  Historiquement façonné par des conflits politiques, militaires, culturels, des systèmes de relations et de domination coloniale,  d’échanges économiques inégalitaires ; il l’a été tout autant, par un dynamisme, une capacité de création et de diffusion intellectuelle, philosophique et artistique, qui en a fait une région, source de grandes civilisations passées, comme des  trois grandes conceptions monothéistes.

 

            Il se présente aujourd’hui comme un foyer de tensions multiples et une vaste  frontière culturelle entre l’ensemble européen et l’ensemble eurafricain, théâtre de questions dont la résolution reste essentielle pour la construction d’un modèle de relations géopolitiques fondées sur l’humanisme, le respect mutuel, la paix, le développement soutenable et la coopération équitable.

 

            C’est un vaste espace d’échanges humains et des migrations internationales historiques ou contemporaines, marque par l’intensité des mobilités touristiques comme des migrations de travail ou de la pauvreté mais aussi de crispation aux frontières.

 

            S’y posent des enjeux écologiques majeurs, en termes d’impacts environnementaux comme en matière d’usage des ressources non renouvelables : route majeure dans le transport des énergies carbonées, pénurie et raréfaction de l’eau potable, avancée de la désertification, régression rapide de la biodiversité terrestre comme maritime, surexploitation des capacités halieutiques.

 

            Ces tendances montrent l’urgence de la redéfinition de formes de développement humain, économique, social, urbain plus respectueux de l’homme et de l’environnement, qui s’attachent à la préservation des biens publics mondiaux : le climat, les ressources non renouvelables, la sauvegarde de la biodiversité, la promotion de formes alternatives d’énergie.

 

Il suppose aussi la production et le partage de part et d’autre de la Méditerranée d’une vision collective d’un devenir commun fondé sur un développement humain équilibré.

 

C’est un espace dans lequel s’actualisent aussi avec acuité, des questions culturelles majeures, illustrées par des tensions générées par des intégrismes d’origine religieuse, nationaliste, ou matérialiste exacerbant les représentations de l’Autre, l’incompréhension, prophétisant des chocs culturels ou de civilisation, des conflits centrés autour de la mémoire coloniale, de la démocratie, du droit à la dignité, des échanges équitables.

 

 

 

            Pourtant l’expérience historique européenne a montré, à quel point, après la seconde guerre mondiale, l’engagement des collectivités locales, comme celui de la société civile et de la jeunesse ont été nécessaires au dépassement des passions et des revanches,  utile au dialogue et à la compréhension entre les peuples.

 

Au regard de ces enjeux, les initiatives de coopération décentralisée portées par les collectivités, d’initiative civile ou associative apparaissent notoirement insuffisantes.

 

            Elles méritent d’être largement développées, à côté de l’action des Etats et des dispositifs internationaux de dialogue et de discussion interétatiques.

 

Convaincu(e)s que l’espace euro-méditerranéen doit devenir un espace de coopération fondé sur des valeurs communes, autour de projets et d’intérêts communs, d’un avenir collectif.


Convaincu(e)s que les autorités locales, les collectivités territoriales, les associations et groupements de la société civile doivent prendre une place et peuvent jouer un rôle majeur dans l’accélération de ces relations de coopération décentralisée, le renforcement des capacités collectives de dialogue et l’intensification des échanges.C


Convaincu(e)s que les hommes et les femmes détenteurs de mandats locaux, porteurs de ces valeurs et de ces convictions, soucieux de ces objectifs, ont un rôle singulier à tenir, et pour cela, ont besoin de se rassembler et d’œuvrer positivement dans les espaces de décision qui les concernent, en vue de leur réalisation.



Nous fondons l’Associations des Elu(e)s Locaux pour la Méd

 

Dans cet espace marqué par la diversité des trajectoires historiques, la diversité des conceptions nationales, la diversité des options politiques démocratiques, notre association se veut un espace  de libre adhésion d’hommes et de femmes engagé(e)s dans la vie publique, qui se veulent des co-opérateurs, des passeurs d’idées et de culture, des accélérateurs de la mobilisation des pouvoirs locaux et territoriaux pour bâtir un avenir collectif soutenable.

 

 

           

                        Mehdi GUADI                                                            Slimane TIR

Conseiller Municipal Paris 10ème                               Vice Président de Lille  Métropole

       Secrétaire Général                                            Communauté Urbaine

                                                                               Président de FEDENATUR

                                                                               Président de L’A.E.L.M.

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