contradiction gouvernementale

Publié le par Arnaud

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Le projet de loi sur la modernisation de l’agriculture présenté le 13 janvier en conseil des ministres n’a pas l’ambition hélas que son titre voudrait nous faire croire. Pire elle illustre l’impuissance d’un grenelle de l’environnement lorsque celui-ci doit passer aux actes !

 

J’avais titré dernièrement une note « pas d’agriculture sans développement durable ». Malheureusement si le parlement le confirme nous en serons encore loin.

 

Si le texte donne une avancée sur la limite d’une urbanisation dévorant les terres agricoles, il bafoue les orientations du grenelle.

 

La mesure préconisée lors du grenelle concernant la certification des exploitations agricoles de haute valeur environnementale (HVE) a disparu. Elle prévoyait que les exploitations consacrent plus de 10% de leur surface à la nature (haies, bandes enherbées, etc.) et injectent moins de 30% d’intrants dans leur chiffre d’affaires.

 

Le point sur la forêt est encore plus illustrant. Le grenelle avait préconisé de produire plus tout en préservant la biodiversité. Finalement le projet de loi ne retiendra que la première partie soit « produire plus ». La biodiversité, pourtant mis à l’honneur en cette année 2010, passe à la trappe législative.

 

Rassurons nous, le ministre Bruno Le Maire a déclaré que « ce projet de loi n’avait pas de vocation  environnementale » à l’instar du grenelle…  Que l’on m’explique alors comment seront mises  en œuvre ses orientations ???

 

Entre discours écologisant et les actes significatifs, il y a à toute évidence de la part de notre gouvernement un fossé.

 

Pourtant un vrai virage est à prendre par l’agriculture pour aider le monde paysan à retrouver sa place dans nos sociétés. Croire que nous allons sauver notre agriculture en la soutenant dans la spirale  d'une concurrence effrénée est illusoire. Dérive et impasse sont les effets qui se font sentir dés à présent.

 

Place aux circuits courts, aides pour les certifications bio, encouragement des polycultures et élevages, recherche de circuit fermé de production, créer des déboucher par une demande grâce aux insitutions locales (notamment via les cantines), repenser la formation professionnelle par rapport aux nouvelles techniques et approche "durable", ... Bref, avant de subir les changements (la PAC se réorientera d'ici 2013), changeons dés maintenant de logiciel!

 

 

Publié dans dossier Grenelle

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