"les gens achetent ce qu'ils connaissent"

Publié le par Arnaud

Un élevage porcin sur paille à Méteren

lundi 07.12.2009, 05:02 - La Voix du Nord

En Flandre, ils ne sont guère plus d'une demi-douzaine à avoir fait le choix de l'élevage sur paille ...

 

: un élevage intensif, moins contraignant que l'agriculture biologique mais plus respectueux du mode de vie des porcs. Un de ces éleveurs vit à Méteren.

Quand il reprend l'exploitation de ses parents, Christophe Decherf choisit de privilégier l'élevage sur paille. Il ferme la porcherie industrielle et installe ses cochons dans des étables dont l'une des parois est ouverte sur l'extérieur. « Sur paille, les cochons ne sont pas stressés.

Sur caillebotis, il faut couper les queues et les dents aux porcelets pour éviter qu'ils ne se blessent ! » Dans les étables, la litière est changée deux ou trois fois par an, mais chaque matin, Christophe remet une couche de paille sèche. « En dessous, le fumier commence déjà à composter. » Aujourd'hui, seules ses vingt truies reproductrices sont encore installées dans des box sur caillebotis. Christophe Decherf projette de les mettre sur paille dès que ses fonds le lui permettront.

Ses truies produisent environ quatre cents cochons par an : une production exclusivement vendue à la ferme en caissettes de 10 kg (5,40 E le kg) et en demi-porc (3,50 E le kg). « Ainsi, je peux maîtriser mes prix ! »

 

« Les gens achètent ce qu'ils connaissent... »

Ses clients viennent à 90 % des environs. « Les gens achètent ce qu'ils connaissent. Si on leur explique la différence, certains choisissent autre chose que le porc industriel. » L'éleveur ne regrette pas son orientation : « En agriculture industrielle, il faut faire du volume pour en vivre. Il faut toujours en faire plus pour gagner la même chose. C'est un état d'esprit que je n'ai pas ! » Pour autant, Christophe Decherf n'a pas choisi le bio : « Le bio, c'est une gestion globale de la ferme. Ça demande beaucoup de soin et de main d'oeuvre, mais j'essaie toujours d'aller vers plus de naturel ! »

F. C.

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F RYCKELYNCK 08/12/2009 21:57


A noter que cet éleveur se trouve avec son gîte (ancien séchoir de houblon) dans le réseau "accueil paysan".
Voilà un exemple à suivre, les subventions devraient être dirigées vers ce type d'élevage pour taxer les élevages industriels sources de mal être des animaux et sources de pollution.