Le Front National n’est plus simplement un vote contestataire!

Publié le par Arnaud

Le Front National n’est plus simplement un vote contestataire. Les élections résonnent comme une sanction terrifiante pour  la droite. Terrifiante parce qu’elle laisse place à l’expression extrémiste.  Elle n’est plus simplement un vote contestataire parce que le 2ème tour a vu l’augmentation des voix dans le camp FN. Un taux dans la Flandre généralement au dessus du taux régional avec même une pointe à 35% !

 

Quel enseignement en tirer ?

Vouloir parler comme son adversaire sans perdre son âme fini par ne plus avoir de sens. L’UMP a voulu spolier les idées du front National mais en tant que républicain ne pouvait pas aller jusqu’au bout. Il n’a qu’amplifié la peur de l’autre et le repli sur soi et donc diriger des voix vers son propre adversaire. Le ministère de l’identité nationale avec son débat grossier en est un exemple parfait. Le thème de l’insécurité tant rabâché s’est retourné contre l’UMP et l’idée de multiplier les caméras dans les villes comme solution par exemple n’a convaincu personne alors qu’à contrario le gouvernement diminue les postes de policiers et gendarmes.

 

Comment éviter l’inadmissible ?

Si le projet du Front National est détestable à mes yeux, le vote d’électeurs, lui, est à prendre en considération en essayant de comprendre pourquoi ?

Le Front National n’a pas le poids de la gouvernance et de l’usure du quotidien. Ce qui touche les électeurs c’est son discours. Le FN ne fait pas de détour, il pose des faits simplistes pour en faire des exemples. A nous, démocrates, de donner sens à nos projets dans le quotidien des citoyens et notamment l’expression de leur difficulté. Démontrer que l’acte politique produit des changements et répond à leur préoccupation. Il apparait nécessaire aussi comme je l’ai déjà fait remarqué, de co-produire avec les citoyens notre démocratie à travers le débat et l’échange. Faire percevoir la complexité des actes permet aussi une prise de conscience des responsabilités. Je réfute l’ordre très souvent établi sur nos territoires entre d’un côté l’Elu et de l’autre côté l’habitant. Nous avons chacun notre place certes, et l’élu a la responsabilité du choix mais il n’est pas seul dans l’appréciation de ce choix et doit se confronter à la diversité des situations.

 

Si donc en tant que démocrate et élu nous avons une responsabilité importante face à la remontée du FN, je ne dédouane pas le rôle du citoyen. C’est à chacun de nous de prendre place dans notre démocratie et c’est à chacun à se questionner sur la valeur de son vote et de sa participation.

 

Les temps à venir ne nous dévoilent pas des jours particulièrement ensoleillé. Ne tombons pas dans le fatalisme et le bouc émissaire. C’est aussi le temps de l’innovation et de la création. C’est le temps de prendre en main un destin humaniste.

Publié dans Démocratie locale

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