le débat des restos du coeur à Hondschoote...

Publié le par Arnaud

Le débat pour l'ouverture d'une antenne des Restos du coeur est toujours ouvert

Une idée qui ne fait pas l'unanimité

mercredi 03.11.2010, 14:00

 

 

Depuis le début octobre, le sujet est régulièrement abordé et relancé par les élus de l'opposition. De son côté, le maire déclare qu'il n'y pas lieu d'ouvrir un local déjà existant sur Hoymille

La nouvelle campagne des Restos du coeur va commencer dans quelques jours, de quoi relancer le débat sur Hondschoote. « La mairie n'est pas favorable à l'ouverture d'une antenne des Restos du coeur cet automne.

Nous, on souhaitait juste un local nous avons une équipe de bénévoles prête pour agir. Mais on ne lâchera pas. On va continuer les demandes  », François Delattre, conseiller de l'opposition, chargé plus particulièrement du dossier et les élus de l'opposition au sein du conseil municipal n'en démordent pas. Depuis la dernière réunion, ils campent sur leur position et poursuivent l'argumentation.

De son côté, le maire Hervé Saison ne voit pas de raison pour ouvrir une antenne. Il l'a déjà exprimé lors de la réunion de conseil, sa préférence allant dans une aide supplémentaire aux Restos du Coeur de Hoymille où des familles d'Hondschoote sont inscrites.
Le maire explique : « il n'est pas nécessaire d'ouvrir une antenne à Hondschoote. Je ne suis pas opposé mais je préfère aider les familles nécessiteuses comme nous le faisons avec le CCAS. Les critères d'aides des Restos du Coeur sont supérieurs à ceux du CCAS. La lettre que j'ai reçue fait état d'une grande précarité à Hondschoote. Nous avons constaté le contraire. La lettre fait état d'un appauvrissement grandissant alors que les chiffres indiquent 27 familles aidées. En février, elles étaient 35 et en septembre, 20 » et le maire ajoute qu'il était « prêt à aider davantage l'antenne de Hoymille ».

Relancer le dossier


Le débat n'est pas pour autant clos. Le groupe de l'opposition entend que le sujet soit toujours à l'ordre du jour avec une réflexion plus poussée sur la précarité à Hondschoote et dans le canton. S'appuyant sur la lettre transmise par le président des Restos du coeur de la région Dunkerquoise, du Calaisis et de l'Audomarois, François Delattre explique que son groupe est encouragé à poursuivre ses actions. « Au vu des éléments que vous nous avez communiqués, il semble en effet nécessaire d'ouvrir un tel centre dans votre commune ». Un soutien sur lequel s'appuie le groupe précisant même « qu'en ouvrant un local, ce serait plus pratique pour les familles dont celles résidant sur Oost-Cappel. Il faut penser à l'échelle du canton. On va essayer de poursuivre le dialogue avec la mairie et les élus communautaires. Nous avons des chiffres qui sont officiels émanant de l'AGUR. Le 9 novembre prochain, une réunion se tiendra à la CCF sur les services d'aide à la personne, nous demanderons à ce que le sujet soit débattu », reprend François Delattre. Lui, ainsi que Gérard Devienne et Arnaud Ginions, élus de l'opposition, demandent «  qu'une tentative soit faite ». Et ils proposent comme lieu possible « le préfabriqué ancienne PMI, avant qu'il soit abattu ».


Mais ils restent sceptiques quant à cette éventualité. Il y a encore des démarches en vue notamment auprès d'Oost-Cappel où la situation est similaire à Hondschoote avec plus de 20 % de ménages en situation de pauvreté.
La conception de solidarité est au coeur du débat. Les élus de l'opposition le regrettent comme l'attitude de la majorité. « Nous ne comprenons pas le refus du maire. Il n'est pas question de financement, il nous faut simplement un local. 2010 est l'année de la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale en Europe : approuver un tel projet serait à l'honneur de la municipalité. Il ne s'agit pas pour nous de s'engager dans un débat politique, mais les chiffres que donne le maire sont ceux du CCAS. Ils ne sont pas exhaustifs. Au CCAS, vient qui veut. L'idée de distribuer les pommes de terre est certes une bonne action mais elle ne suffit pas. En créant une de ces antennes dans la ville, ce n'est pas juste un sac plastique rempli de provisions qu'on va offrir, c'est aussi un accueil, des discussions et des rencontres » poursuit François Delattre.


Pour l'instant, la décision municipale ne va pas dans le sens d'une ouverture d'antenne. Le maire insiste sur le fait que son groupe tient compte de la précarité sur la commune et qu'il agit pour venir en aide aux ménages en difficulté. Et quant à la situation des ménages, le maire attend les résultats à venir d'une enquête INSEE commencée le 4 octobre dernier.


Hugues DORGUEIL

Journal des Flandres

Publié dans Solidarité

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