la PAC, moteur du changement ?

Publié le par Arnaud

3243210451_403940c501.jpg

A l’heure du salon de l’agriculture et alors que le la droite semble ne plus trouver de mot en direction des hommes et des femmes du monde agricole (le Président Sarkozy ne se rendra pas à l’ouverture su salon mais en clôture), je reviens une fois encore sur l’avenir de notre ruralité.

 

En effet, une majorité de personnes commence à prendre conscience que nous arrivons à la fin d’un système qui, si nous ne changeons pas, nous amène à la catastrophe. Un ami, jeune agriculteur, me disait récemment que dans 2 ans il jettera peut-être l’éponge ne pouvant plus assumer la situation financière actuelle. « nous sommes en train de nous détruire entre nous » me disait-il, « quant on voit que si l’on veut reprendre une installation il faut s’endetter pour 50 ans, on est devenu fou » parlant du monde agricole. « L’incertitude de la PAC en 2013» poursuivait-il « n’est pas pour nous rassurer »

 

L’Europe à travers la politique  de la PAC a joué un  rôle pour augmenter la productivité. Si le contexte de l’après guerre pouvait peut-être justifier cette vision, depuis des décennies elle n’a pas su évoluer et à force de subventions pas toujours « responsable » va même à l’encontre de l’objectif de préserver le monde agricole. Rappelons que la PAC s’est environ 40% du budget communautaire dont 80% des aides ne vont qu’à 20% des producteurs  et pas forcement les plus vertueux en terme environnementaux et en terme d’emploi!

 

Nous sommes en pleine négociation et lobbying pour l’avenir de la PAC. Nous devons tout faire pour qu’elle soit maintenant dirigée vers des pratiques durables et non industrielles qui comme le dit Bernard Cressin, directeur scientifique du WWF, broient les hommes et détruisent l’environnement.

 A la France également de diriger ses aides à l’instar de l’Italie ou de l’Autriche vers la culture notamment Biologique et non vers le soutien aux exportations.

 

Comme le dit Europe Ecologie, favorisons les petits producteurs qui disparaissent à grand pas, renouons des liens directs, des circuits courts, des entités multi élevages et cultures, bref le paysan diversifié au cœur d’une ruralité retrouvée avec des rémunérations dignes du travail fourni.

On poursuit sur le sujet le samedi 6 mars lors de notre atelier participatif autour "des projets de porcherie : quelle ruralité voulons-nous ?

Publié dans Nature et Ruralité

Commenter cet article