Vendredi 6 novembre 2009
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Pollutions olfactives, conséquences des épandages sur l'environnement, nuisances sonores... Des riverains de la rue Ma Campagne, constitués en groupe, et la municipalité de Bambecque ne cachent
pas leurs inquiétudes et anticipent la situation
Après Houtkerque, c'est au tour de la commune de Bambecque d'être submergée par une vague d'inquiétudes. Au coeur de la tourmente : un projet de construction d'une porcherie d'engraissement
de 3 052 places équivalent porcs dite « industrielle » et la création d'un forage destiné à l'alimentation des animaux sur un terrain rue Ma Campagne acheté par un éleveur
Belge.
Des riverains Bambecquois, et le maire de Bambecque Grégoire Francke ne cachent pas leur désarroi. En présence d'Edmond Kociszewski, président de Defi (l'association de Défense de l'Environnement
de la Flandre Intérieure affiliée à l'Adelfa) le groupe formé s'est réuni le 24 octobre pour empêcher à ce projet de voir le jour.
Tout a commencé ainsi : Dirk Vanderhaeghe-Geerardyn, éleveur belge, achète en 2006 un terrain au 7 rue Ma Campagne à Bambecque. Sur cette exploitation agricole reprise récemment, il n'y a plus
d'élevage. Ce n'est que début juin 2009 qu'il dépose un permis de construire pour une porcherie industrielle avec une capacité de 3 000 bêtes permanentes. Aucune suite favorable n'est
alors donnée à cette requête : en cause des problèmes de non-conformité en terme de sécurité incendie. La municipalité ne se penche plus sur le dossier jusqu'à ce que le 6 octobre, le
permis de construire modifié soit redéposé en mairie. Il est à noter qu'actuellement Dirk Vanderhaeghe-Geerardyn exploite un élevage de 330 places équivalents chez un exploitant Bambecquois et
dispose d'un plan d'épandage spécifique de 17,76 hectares épandable seulement à cette unité de production. A priori, cet élevage continuerait d'être exploité indépendemment du nouveau projet.
Une partie
de la population mobilisée
A cette heure, tout le monde est dans l'attente... sauf la dizaine de Bambecquois qui refuse de rester les bras croisés et qui a déjà distribué près de 300 lettres d'information dans la commune.
Didier Bovaere, riverain de Bambecque dont l'habitation se situe à 100 mètres du terrain en question, explique : « nous craignons les nuisances sonores, olfactives, la pollution, mais
aussi la dévalorisation de nos habitations, la dangerosité de la circulation avec des camions qui circulent sur des petites routes. » Car les Bambecquois ont bien suivi l'affaire qui s'est
déroulée à Houtkerque où une grande partie de la population s'était mobilisée contre le même genre de dossier. Et ils espèrent pouvoir faire front au projet de l'éleveur belge.
L'heure n'est pas encore à l'étude, la DDE réclame encore des pièces manquantes dans le dossier de Dirk Vanderhaeghe-Geerardyn. Les dix Bambecquois se sont fédérés à l'association Defi et se sont
constitués en groupe de travail. Prochaine étape pour les riverains de la rue Ma Campagne : l'organisation d'une réunion publique d'information le 13 novembre à la salle des fêtes de la
commune vers 20 h.
Aurélie LEGRAND, le Journal des Flandres
Le 5 novembre est déclaré « journée du lait à la pause » par le lobby laitier,
qui vise ainsi à promouvoir ses produits. Cela constitue une forme de
propagande auprès des enfants. En réponse, le collectif lausannois
LausAnimaliste préparera diverses distributions de flyers pour dénoncer
l'industrie laitière.
Chaque année des millions de francs pour le lait
Chaque année, la Confédération dépense des centaines de millions de francs suisses pour aider le
marché laitier. Par exemple en 2008, elle y a consacré 350 millions de l'argent du contribuable.(1) Et il y a deux semaines, le Conseil fédéral a décidé de débloquer 28 millions de plus pour stabiliser le secteur. A cela s'ajoutent aussi les primes directes que reçoivent les éleveurs chaque année et qui se calculent aussi en millions. Lorsque l'on constate que 80,6% des aides vont aux producteurs de viande-oeufs-lait et seulement 1,9% aux fruits et légumes et 3,8% aux producteurs de céréales/pommes de terre, on se rend facilement compte de l'aberration de la situation.(2)
Et
Président d'une association de défense de l'environnement en bourgogne, "Bien vivre au coeur des trois rivières", je vous souhaite bon courage, d"autres associations de l'ouest préparent une carte de france des associations en lutte contre les porcheries industrielles, pour lancer une manifestation nationale.
pour notre part nous avons adhéré au Réseau cohérence, car tout va se jouer dans l'assiette, vous pouvez visiter notre site pour comprendre que le Grenelle est une véritable mascarade, et que les préfets continuent joyeusement de délivrer des autorisations
je vous souhaite bon courage
APPEL NATIONAL à MANIFESTER
« TOUS CONTRE les PORCHERIES INDUSTRIELLES en FRANCE »
Maires, élus, associations, particuliers si vous êtes contre l’explosion des porcheries industrielles, venez vous joindre au Comité de Vritz pour la manifestation nationale.
Un listing des communes et départements participant à cette manifestation nationale est en cours d’élaboration.
Ceci afin d’établir une carte de France représentant les communes et départements concernés par les PORCHERIES INDUSTRIELLES.
Il est toujours possible d’inscrire votre commune pour cela il suffit simplement d’envoyer un émail au Comité de Vritz en indiquant :
- le nom de votre association, si vous êtes une association
- le nom de votre commune,
- le département auquel elle est rattachée,
- l’action que vous allez mettre en place sur votre commune
- si une ou des personnes viendront manifester à Vritz (44540) Loire-Atlantique.
Adresse émail du Comité de Vritz : comitesoutienvri@aol.fr
Le Comité de Vritz remercie toutes les personnes qui participeront à cette MANIFESTATION NATIONALE.
Nathalie Thomas, représentant les Verts sur la Commune de Vritz, représentant le Comité de Vritz