l'association du Looweg et les porcheries...

Publié le par Arnaud

 

Alors que le silo de Holque poursuit ses aménagements, les autres projets d'extension de porcheries se retrouvent dans le viseur des associations de défense de l'environnement...

«nous n'avons aucune animosité ni aucun a priori contre les agriculteurs en général », mais l'association Looweg, le chemin de l'eau est déterminée à rejeter le projet de porcherie de Bambecque (porté par un éleveur belge) et retoque les projets évoqués en Flandre : Houtkerque (projet abandonné), Esquelbecq et dernièrement, donc, Socx, pour lequel l'association évoque « une extension surprise » et regrette de n'avoir « pas été sollicités ».


Sébastien Ley plaide sa bonne foi en affirmant « ne pas connaître cette association. Et puis, nous ne pouvons pas contacter toutes les associations qui existent. » D'autant que DEFI, présidée par Edmond Kociszewski s'était déjà attelé au dossier.


L'association Looweg, le chemin de l'eau n'en démord pas et parle « d'une position contre l'élevage intensif, par rapport au bien-être des animaux et par rapport à l'environnement », souligne Françoise Bollengier de l'association Looweg.


Et reproche donc à l'ensemble des porcheries, puisque, écrit-elle, « le rapport que nous avions déposé contre le projet de Bambecque, peut s'adapter à tous les projets hélas. » Est-ce à dire que tous les projets d'extension d'élevage porcin répondent aux mêmes particularités ? « Mais au plus il y aura d'élevages intensifs, au moins il y aura d'élevages se rapprochant du bio, or c'est ce que préconise le Grenelle de l'environnement. » Et de citer l'élevage bio, à Borre près d'Hazebrouck, où l'exploitant dispose « de 25 ou 30 truies sur un hectare chacune ! Et elles sont en plein air, avec des abris. Quand il fait chaud, elles ont des piscines avec des ballots de paille. Nous invitons les gens à venir se rendre compte sur place. » Des conditions idylliques pour l'animal, mais comment demander à des éleveurs disposant de plus de 3 000 têtes de passer au bio (il leur faudrait 3 000 hectares) ou de réduire le nombre de leurs têtes pour changer totalement d'exploitation ? Là, encore il s'agit d'une question de budget, et alors que les agriculteurs craignent les réglementations changeantes et les coûts qu'elles entraînent, le bio, de cette façon-là, ne semble pas dans leurs esprits.

C. H.
JDF

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