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Publié le par Arnaud

Invitation QUATRIÈME Forum : La place de l'autre 


Samedi 7 novembre de 14h00 à 17h00 à l'ATRIA à Arras

58 boulevard Carnot, en face de la gare


Entrée libre



Contre l'ensauvagement libéral

La logique libérale, étendue à échelle mondiale et relayée par les Etats, impose ses règles de compétitivité, de rentabilité et de réussite. Partout, elle met en concurrence les hommes et les espaces, sélectionne et intègre les plus rentables et abandonne les autres. Elle fabrique de l’inégalité, de la précarité et de l’exclusion. Migrants fuyant leur pays mal inséré dans la mondialisation et cumulant souvent la misère et la guerre, populations privées d’emploi et confrontées à la précarité ou à la pauvreté, jeunes des banlieues dans lesquelles la spirale de l’échec est difficile à briser, ces autres sont repoussés aux marges de notre société, comme de la société mondiale. La concentration toujours plus grande des richesses e t leur partage territorial et social, toujours plus inégal, génèrent un sentiment d’injustice, des frustrations, du désespoir et de la violence.

Le désengagement social de l’Etat accroît la fragmentation du corps social et les risques qui en résultent, violences urbaines ou développement d’espaces de non droit favorisés par le délitement des institutions publiques, constituent une menace pour l’ordre établi. Dès lors, et parce qu’il fait le choix de préserver l’ordre et le système plutôt que de mener une réelle politique de lutte contre l’exclusion, l’Etat impose une politique de normalisation. Ceux que le système n’intègre pas et qui refusent leur situation sont désignés comme classes dangereuses. Ils peuvent alors devenir l'objet de contrôle et de répression. L’affirmation du principe de responsabilité individuelle en matière de chômage, de délinquance ou d’intégration permet d’éluder la qu estion de la responsabilité collective et du désengagement de l’Etat. L'imposition méthodique du paradigme sécuritaire permet d'occulter la question sociale. Le triptyque républicain cède le pas à l'obsession calculée de la sécurité. Les atteintes aux droits fondamentaux se multiplient tant pour les populations désignées comme dangereuses que pour ceux qui voudraient s’opposer à la normalisation libérale. Ainsi l’autre, sans logement, sans travail, sans papiers ou en rupture sociale devient également sans droits et sans identité, condamné au silence ou à l’enfermement dans des banlieues ghettoisées, des prisons ou des centres de rétention. Outre la destruction de la démocratie à laquelle elle conduit, cette politique est un non sens: elle produit toujours plus de désespoir, de discrédit des institutions et de violence.

C’est pourquoi, à l’heure des grands débats sur l’avenir de la planète et de l’humanité, il est important que toute réflexion, tout projet ou programme de conversion écologique ne puissent s’imaginer en dehors d’une profonde transformation des rapports sociaux. Il est urgent d’opposer à l’ensauvagement libéral, et à la violence institutionnelle qui l’accompagne, les droits fondamentaux et le droit à exister.



Notre action politique se doit de mettre la place des sans, sans logements, sans emplois, sans papiers, sans droits, au coeur de sa réflexion. Notre région, particulièrement confrontée aux problèmes de la précarité et à la question des migrants doit relever ce défi.



La suite est entre nos mains, à nous tous et à nous toutes.



Hélène Flautre

Députée européenne Europe Ecologie, membre des Verts.



Avec la participation de Florence Aubenas, présidente de l'observatoire international des prisons



Venez nombreux et nombreuses participer à ce quatrième forum pour co-construire le Nord Pas-de-Calais de demain !


Vous pouvez télécharger la brochure de présentation ici : http://dl.free.fr/vJktzcaZj

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