Flamoval et Facebook

Publié le par Arnaud

P1050953.jpgVoici un article de la Voix du Nord où je suis cité pour la création d'un des groupes opposés au projet d'incinérateur FLAMOVAL en cours sur le réseau social Facebook. Vous pouvez vous y joindre en cliquant ici.

 

Sur Facebook, les opposants font entendre leur voix

vendredi 18.06.2010, 05:11 - La Voix du Nord

 

Sur Facebook, plusieurs groupes se sont formés.

Ils ont fleuri sur la toile, les uns après les autres, pour dire leur opposition à l'incinérateur

 

Flamoval, à Arques. Des blogs, des sites Internet et pas mal de groupes Facebook. Non au projet d'incinérateur Flamoval et ses 387 membres, Contre l'incinérateur Flamoval (769 membres), Non à Flamoval (938 membres). Plus de deux mille cinq cents personnes ont rallié cette zone de résistance internaute. Des anonymes souvent, des plus connus parfois, tels Emmanuel Cau, Myriam Cau ou Madjouline Sbaï, vice-présidents du conseil régional.

 

Arnaud Ginions, conseiller municipal à Hondschoote, est l'administrateur de l'un de ces groupes, Non à l'incinérateur Flamoval (208 membres). « Je voulais créer un lieu de partage de l'information et de mobilisation. Je l'alimente régulièrement pour me faire l'écho de l'actualité. C'était important parce que ce projet n'a pas donné lieu à un débat public », explique-t-il. Lui a créé son groupe il y a un an, un an et demi quand il a eu connaissance du projet d'incinérateur. Convient que la multitude de groupes peut désarçonner. « Ce sont des initiatives individuelles, on n'avait pas forcément connaissance des autres groupes. Et puis tous ne sont pas aussi dynamiques, ne sont pas forcément actualisés. Ce qui est intéressant, c'est que ça permet d'avoir un retour, de se compter, de mesurer l'impact de ce projet. »

 

« J'espère que ça ne va pas se faire »

« C'est bien que les gens puissent se manifester », revendique Claude Vanmerris. Sa fille a créé le groupe Non à Flamoval !

 

(219 membres) pour lui. « Avant, j'habitais à Malhôve à côté d'une station d'épuration. On était empesté tout le temps. Après, j'étais à un kilomètre du Brockus, quand il y avait du vent, je ne vous dis pas l'odeur. Me voilà au Fort-Rouge, un havre de paix. Et on installe un incinérateur. J'ai du mal à comprendre. On a eu la visite de Dany Dietmann, d'Alsace. Là-bas, ils ont réussi à ne pas le faire l'incinérateur. Pourquoi pas ici ? Moi j'espère toujours que ça ne va pas se faire. Ça va être un gouffre financier. » C'est ce que pense aussi Arnaud Ginions. « Il est toujours possible que le dossier soit remis en cause. Ça dépend des recours administratifs qu'ont formulés les associations », dit-il (lire ci-contre).

 

Les réseaux sociaux peuvent-ils peser ? « Ils existent, insiste l'élu d'Hondschotte. Il n'y a pas eu d'analyse mais ils appuient la mobilisation. Peut-être que si on avait fait un apéro anti-Flamoval, on aurait eu plus de visibilité. C'est un moyen de communication comme un autre. » « Facebook, c'est loin d'être ma tasse de thé, dit le docteur Philippe Richard, opposant au projet. Chacun son rôle, mais c'est très bien que la population se manifeste, de toutes les façons qu'elle juge utile. » « C'est un outil, il faut l'utiliser, pense Thierry Willaey, élu vert à Hazebrouck, qui croit surtout à l'existence des blogs et autres sites Internets pour relayer le message. Ce que je regrette, c'est qu'on n'a pas pris au sérieux les sondages initiés dans la presse sur Flamoval. Ne pas les prendre en compte, c'est un déni de démocratie. Le taux de refus y était impressionnant. » • J-L.D.

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