Flamoval... ce n'est pas encore joué!

Publié le par Arnaud

« On compte sur les recours pour remettre les choses en place »

vendredi 18.06.2010, 05:11  - La Voix du Nord


 En décembre, les salariés de Bonduelle et d'autres opposants manifestaient à Arques contre Flamoval.PHOTO ARCHIVES En décembre, les salariés de Bonduelle et d'autres opposants manifestaient à Arques contre Flamoval.PHOTO ARCHIVES

|  • ON EN PARLEFLAMOVALUN AN APRÈS LE « OUI » |

Il y a un an, le préfet du Pas-de-Calais disait « oui » à l'installation de l'incinérateur Flamoval, à Arques. Côté chantier, ça avance. Et côté opposants ? Ils ont sensibilisé. Et attendent aujourd'hui des nouvelles du tribunal administratif, qui doit statuer sur les recours qu'ont rédigé plusieurs des opposants au projet.

 

PAR JENNIFER-LAURE DJIAN

saintomer@lavoixdunord.fr

 

« On attend toujours, lâche Joël Jourdain, secrétaire du comité européen de l'entreprise Bonduelle. On espère que le tribunal administratif va inviter la direction pour s'exprimer sur ce sujet. » « J'ai déposé des pièces complémentaires, lundi », confie Thierry Willaey, élu vert à Hazebrouck. Lui a formulé deux recours sur les questions 8 et 9 relatives au choix du constructeur et au lancement du marché de l'exploitant. Pour le chef de file de l'association pour la protection de la santé des habitants de la région de Saint-Omer (APSH), le docteur Philippe Richard, le constat est le même. Les dernières pièces relatives à la requête que formule l'association devraient être déposées auprès du tribunal administratif à très court terme. Mais toujours pas de nouvelles.

 

Ça n'a pas empêché les opposants d'avancer. Après Klimato en décembre, Dany Dietmann était à Renescure début juin. L'élu alsacien défendait la possibilité de réduire nos déchets. « On vient de boucler une série d'interventions pour montrer qu'il existe des alternatives à l'incinération, parce qu'on ne se contente pas de critiquer, explique Thierry Willaey. Mais on est face à des élus qui ne veulent pas écouter. Ceux du syndicat mixte Flandre Morinie (qui porte le projet, lire ci-dessous) avaient été invités par recommandé à la réunion avec Dany Dietmann. On n'en a vu aucun. La population a du mal à comprendre. Moi, je suis déçu de leur vision politique des choses. On a l'impression qu'ils n'ont pas envie de se casser la tête. On compte sur les recours pour remettre les choses en place. » « On a effectué notre travail de sensibilisation, dit en écho le docteur Richard. Maintenant, on passe à l'étape au-dessus. Les recours juridiques. » Si Thierry Willaey a déposé des pièces supplémentaires à son dossier en début de semaine, c'est qu'il espère que cela fera avancer les choses. Ce qui inquiète, globalement, c'est qu'en face, le chantier avance. « On a l'impression qu'on veut nous mettre devant le fait accompli », commente l'élu hazebrouckois. « Ça me dérange fortement que les travaux avancent , s'agace Joël Jourdain. Je ne comprends pas comment on peut mettre en place quelque chose qui peut provoquer une problématique chez nous, chez Bonduelle, mais aussi chez les agriculteurs ou les habitants. » Alors les opposants au projet espèrent. « Ce n'est pas contre les hommes, c'est contre le projet qu'on se bat, souligne Jacques Wident, le président des Riverains du Smetz. On ne le laissera jamais tranquille. Certes, on est face à un mur. Mais un mur, ça s'abat. Il reste encore des choses à faire. » « Il y a les recours et puis après l'instance, l'appel ou la cour européenne », suggère le docteur Richard. Avant cela, Thierry Willaey attend la rentrée. Sûr que son recours aura de l'écho à cette date. •

 

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