"aux côtés des associations et des habitants"...

Publié le par Arnaud

Je vous livre ici le communiqué que nous avons réalisé au sujet des projets de porcheries industrielles. Communiqué que je transmettrais au commissaire enquêteur pour le projet de Bambecque.


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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Produire et consommer responsable. Non aux porcheries industrielles.

Verts en Flandre & Europe Écologie

 

 

La situation du marché du porc amène les producteurs à toujours plus d’élevage pour tenter d’être rentable. En Flandre, les projets de porcheries industrielles se multiplient.

À Houtkerque, 2.000 porcs. À Bambecque, 3.052 porcs. 4.500 têtes à Noorpeene. Et une extension à Merris pour  passer de 1.000 à 4.000 têtes.

Nombreux sont ceux qui se mobilisent contre ces projets. Si nous ne changeons pas de cap, les conséquences seront multiples. Il faut agir pour les riverains, pour les consommateurs, pour le climat, et aussi pour les agriculteurs dont leurs propres pratiques les entraînent dans un gouffre sans fond.

Le groupe des Verts en Flandre & Europe Écologie sont aux côtés des associations et des habitants qui se mobilisent contre les porcheries industrielles. Ces projets nous interpellent sur nos modes de production et de consommation.

Nous ne sommes pas contre l’agriculture et les agriculteurs mais nous défendons un autre modèle plus respectueux de l’homme et de la nature.

 

Chacun doit prendre ses responsabilités

 

Nous rappelons que des formes d’élevages alternatifs existent. Ces élevages fonctionnent par des circuits courts entre producteurs et consommateurs. Les cochons sont élevés dans des bâtiments sur paille. Cet élevage est sans odeur, avec 2/3 de nitrate en moins dans les déjections, avec 2/3 d’ammoniaque en moins dans l’atmosphère. 

Avec moins de promiscuité, cet élevage produit un porc de meilleure qualité parce qu’il vit dans des conditions saines d’autant plus s'il est estampillé bio.

 

Les riverains d’une porcherie industrielle s’inquiètent et dénoncent ce genre de projets. C'est compréhensible. Ces installations sont des nuisances pour le cadre de vie et pour l'environnement. Mais avant de protester, chacun doit réfléchir à  ses modes de consommation. Les associations et riverains doivent pouvoir s’engager et soutenir les éleveurs locaux prêt à faire évoluer leurs pratiques.

Les éleveurs produisent de la nourriture en fonction de la demande. C'est légitime de vivre de son métier. Mais il est possible de trouver d'autres circuits de consommation. Retrouver un lien direct avec le consommateur, c'est s'assurer de revenus stables et réguliers. C'est rendre à l'élevage des dimensions écologiquement responsables. Pour l'éleveur, c'est aussi un nouveau lien social générateur de bien-être.

 

Nous pensons donc que pour défendre notre ruralité les pouvoirs publics doivent :

·         soutenir les petits producteurs actuels.

Ne pas les laisser se faire dévorer par les « grands groupes industriels » , les aider à améliorer leur pratique et les inciter à passer au label bio.

·         Garder des élevages à taille gérable écologiquement

Il faut nouer de nouvelles relations avec les consommateurs. Cela permettra aux plus jeunes agriculteurs de reprendre plus facilement l'exploitation, notamment en cas de succession.

·         Favoriser les systèmes équilibrés  « polyculture-élevage »

·         Changer la donne des aides publics

Au niveau Européen et Français, les grosses industries sont encouragées financièrement. Il faut changer cette donne et encadrer la production par des effets de seuils. Cela évitera d'avoir à subir les conséquences des multiples projets industriels en cours.


Les Verts en Flandre & Europe Écologie versent au débat sur les porcheries industrielles ces autres éléments...

La détérioration du cadre de vie rurale

Les installations industrielles risquent de remplacer les petites unités locales de notre terroir. Pour les habitants, la ronde des camions, les odeurs, l’uniformité, le faible impact sur l’emploi ne feront qu’appauvrir la richesse de notre territoire.

En cas de fin d’exploitation, que faisons-nous de ces friches industrielles polluées ? L'agro-industrie laissera-t-elle des traces comparables à celles de l’industrie lourde ? N’oublions pas les effets de concentration de porcherie en Bretagne. Rappelons-nous aussi que le coût de dépollution revient généralement aux collectivités locales, c'est-à-dire chacun d’entre nous.

Les enjeux climatiques

Le système agro-alimentaire industriel est le premier secteur - avec près de 40% ! - émetteur de gaz à effet de serre. À l’aube des négociations de Copenhague, les enjeux climatiques nous poussent à réduire toutes les sources de GES. Nous devons préserver notre environnement.

Dans le cadre de l'agriculture, c'est surtout sur le sol que nous pouvons agir. Les fonctions du sol sont multiples et essentielles à la vie végétale, animale et anthropique : produire les aliments, réguler le cycle et la qualité de l'eau, recycler les matières organiques, entretenir la biodiversité, fournir des matières premières…

La qualité des sols se dégrade de plus en plus rapidement dans de nombreux territoires de notre région. La multiplication des épandages compromet la la qualité et l'action du sol et aggrave la production de gaz à effet de serre. À terme, c'est notre capacité à nourrir l’humanité qui est menacée.

Il est abusif de laisser croire que le lisier permet à faible coût la fertilisation des terres agricoles alentours. Au lieu d’être une solution, il entraîne des conséquences lourdes pour notre environnement en fragilisant les sols et détériorant fortement la qualité de l’eau. Plus généralement, c'est la question des déchets organiques que nous devons résoudre

La question de la santé

La multiplication des élevages porcins et plus généralement de l'agriculture industrielle est une menace pour la santé publique. Notre région est déjà bien trop exposée aux risques sanitaires.
Des substances médicamenteuses et d’hormones de croissance sont utilisées pour supporter les contraintes liées aux nombres d’animaux et aux risques accrus de diffusion de maladies. Cette utilisation fait courir un risque à la santé humaine en atténuant les défenses immunitaires chez l’homme par ingestion des substances contenu dans la viande.

Le consommateur a le pouvoir et la responsabilité de faire évoluer les choses

Manger moins de viande mais de la bonne est au final un acte écologique et économique.

·         Acheter du porc français labellisé bio ou au moins label rouge.

·         Boycotter le porc en promotion au supermarché à 1,50 € le kilo.

·         Choisir son fournisseur : l’artisan boucher, le fermier vendeur-direct.

·         Exiger des informations sur l’élevage.

·         Choisir un autre modèle de développement et de société.

 

 

Restons vigilants,

Amitiés Vertes

Les Verts en Flandre – Europe Écologie groupe Flandre

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