A l'exemple Alsacienne... Flamoval n'a pas de sens aujourd'hui!

Publié le par Arnaud

Dany Dietmann ou la preuve qu'on peut se passer d'un incinérateur

samedi 05.06.2010, 05:07 - La Voix du Nord

Quelque trois cents personnes sont venues écouter l'élu alsacien Dany Dietmann.

| RENESCURE |

 

Ils sont à la limite du découragement, les anti-Flamoval. Ils ont le sentiment d'avoir tout essayé pour empêcher la construction de l'incinérateur, mais d'être face à un mur. Pourtant, des alternatives à l'incinération fonctionnent : Dany Dietmann, un élu alsacien, est venu le dire, jeudi soir, à Renescure.

 

PAR AURÉLIE CONSTANT

hazebrouck@lavoixdunord.fr

 

« Tout ce qu'il était possible de faire a été fait. » Le sentiment exprimé jeudi, à Renescure, par Jacques Hermant, président de la communauté de communes de l'Houtland, semble largement partagé chez les anti-Flamoval. Certains militants envisagent bien des actions plus radicales, mais la plupart souhaitent rester dans la légalité. Et misent donc sur la procédure en cours au tribunal administratif. « Mais ça peut prendre deux ou trois ans », déplore Thierry Willaey, l'un des trois élus du SMFM (Syndicat mixte Flandre-Morinie) opposés au projet.

 

Inlassablement, les militants continuent donc de dire que ? si chacun fait un effort, on peut encore se passer de cet incinérateur. Et tentent de convaincre les élus favorables au projet, le président du SMFM, Joël Duquenoy, en tête. « On a encore une chance de le bloquer, estime Jacques Hermant, si on produit moins de déchets demain, car Flamoval a besoin d'un grand nombre de tonnes pour fonctionner. » C'est là que Dany Dietmann intervient. Président de la communauté de communes de la Porte d'Alsace, dans le Haut-Rhin, il milite depuis le début des années 1990 pour une diminution de la quantité de déchets ultimes produits par les habitants. Des actions ont été mises en place (lire ci-dessous)et un projet d'incinérateur dans la commune d'Aspach-le-Haut a été abandonné. « On leur a dit : ne le construisez pas, dans cinq ans vous n'arriverez plus à le remplir ! Le Département est allé dans les communes et a vu les produits résiduels ultimes fondre comme neige au soleil.

 

Les marchés avaient été attribués, il a fallu 400 000 E pour dédommager les entreprises, mais le projet a été abandonné, raconte Dany Dietmann. Que brûlerait-on aujourd'hui à Aspach-le-Haut ? C'est le crépuscule des disperseurs. Il y a encore 128 incinérateurs en France.

 

Ce n'est pas la peine d'en faire un de plus. » Le processus a été long et, de toute évidence, les Alsaciens sont très sensibles aux questions environnementales. Mais pourquoi ne pourrait-on pas en faire autant en Nord - Pas-de-Calais ? •

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