les précisions sur les LBC...

Publié le par Arnaud

 Suite aux nombreuses rumeurs sur la toxicité des lampes basse consommation, voici un article qui reprecise les connaissances actuelles sur le sujet :

- Les lampes dégagent-elles des ondes ?

Oui, comme tous les appareils électriques. Le ballast électronique inclus dans l'ampoule et qui permet de produire la lumière en émet, mais dans des proportions jugées non dangereuses pour la santé. Le Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks (SCEHNIR), organisme indépendant qui a travaillé pour la Commission européenne, a publié le plus récent et officiel rapport sur les risques liés à la sensibilité lumineuse.

Il prévient seulement les autorités contre l'exposition prolongée, dans des conditions extrêmes et à une distance inférieure à 20 cm, à la lumière de ces lampes dites « fluo-compactes », et met en garde contre d'éventuelles séquelles pour la peau et les yeux. Oui mais « ces lampes ne sont pas faite pour être collées à la joue, dès qu'on s'éloigne, le champ magnétique diminue considérablement », remarque le Syndicat de l'éclairage.

La question de la mesure exacte de ces lampes est si complexe que l'Afsset (l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail) vient d'y consacrer, à la demande de l'Ademe, Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, un rapport d'une trentaine de pages.

A l'Ademe, Bruno Laffitte, l'expert en charge du sujet explique ainsi :

« Dans le but de rassurer le consommateur et d'actualiser les mesures sur les nouvelles lampes, l'Ademe va lancer des grandes campagnes de mesure du champ électromagnétique. »

 - Les lampes dégagent-elles du mercure ?

Oui, mais ce n'est ni nouveau ni un secret. La directive européenne ROHS impose un maximum de 5 mg de mercure par lampe. Le Syndicat de l'éclairage nous assure :

« Il faudrait des centaines de lampes fluo-compactes pour obtenir l'équivalent du contenu en mercure d'un thermomètre à l'ancienne. De plus, le contenu en mercure est passé en 20 ans de 100 mg par lampe à 2 à 5 mg aujourd'hui. »

 

Pour l'instant, on ne connaît pas d'alternative au mercure pour produire des lampes peu énergivores. « L'avenir, ce sont sans doute les diodes électro-luminescentes (LED), tout le monde cherche la lampe du futur dans cette direction », nous dit-on au Syndicat de l'éclairage. Mais personne n'a encore trouvé…

Si le mercure était potentiellement dangereux, ce serait à l'occasion d'un bris de lampe. Mais les vapeurs qui sortent ne sont pas dangereuses à ces dosages, d'autant que le mercure s'incorpore dans le verre de la lampe au fur et à mesure de son utilisation et en fin de vie il y a encore moins de mercure dans la lampe.


 - Faut-il recycler ces lampes ?

Rappelons enfin qu'il est impératif de les recycler une fois qu'elles sont arrivées à la fin de leur (longue) vie. Pour cela, la filière est organisée autour de Récylum, organisme collecteur agréé dont les points de collecte, sont disponibles sur ce site. Mais la filière a encore des progrès à faire et les consommateurs ne sont pas tous au courant. Il suffirait pourtant de lire sur l'ampoule qu'il est interdit de les jeter à la poubelle.

source : rue 89


Sur ce sujet vous pouvez lire mes notes "on s'emballe pour le tri...", "le LED motive...", et "y voir plus clair..."

Publié dans Energie

Commenter cet article