jeudi 25.06.2009, 04:52 - La Voix du Nord
Plusieurs médecins membres de l'APSH ont réagi hier lors d'une conférence de presse.
L'Association pour la protection de la santé des habitants de la région de Saint-Omer (APSH) a réagi avant-hier, à l'autorisation accordée
par le préfet d'exploiter l'incinérateur Flamoval. Par la voix de son président, le pneumologue Philippe Richard, l'APSH assure que « rien n'est fait ». Elle promet de tout entreprendre
pour que l'incinérateur ne voie pas le jour. Florilège.
PROPOS RECUEILLIS PAR DAVID MONNERY saintomer@lavoixdunord.fr
L'autorisation.- « On assiste en ce moment à une prise de conscience écologique très forte. On l'a vu récemment lors du scrutin européen, à travers le film Home et on le sent tous les
jours dans nos cabinets en discutant avec nos patients. Malgré ça, le préfet autorise un projet funeste et archaïque qui nous engage pour tente ans. Or, en trente ans, les textes et les
techniques auront forcément évolué. À tous les niveaux de l'État, des propos sont tenus en écho à cette conscience écologique. Maintenant, il serait tant
que ces paroles se transforment en actes. » « Le projet manque d'autant plus d'ambition que la population régionale est au sommet en
matière de cancers et de mortalité précoce. Est-ce nécessaire de rajouter de la pollution à la pollution ? Ce qui est fait est fait, maintenant préparons l'avenir et protégeons une population qui
en a bien besoin. »
Les arguments.- « On nous cite souvent en exemple l'incinérateur de Guichainville, près d'Evreux. Or pour cet incinérateur dit de dernière génération, les normes techniques ne sont pas toujours respectées. Grâce à la commission locale d'information et de surveillance (CLIS), on a observé des dépassements des normes contrôlées demi-heure par demi-heure. Ainsi, en mars, on a enregistré plusieurs dépassements de rejet d'acide chlorhydrique allant jusqu'à + 571 % et en avril + 137 % de rejet des poussières totales. » « Le préfet a demandé à ce que le projet de centre de valorisation organique (CVO) lui soit présenté dans les dix-huit mois. Or, si les travaux de l'incinérateur sont déjà bien enclenchés, on n'aura plus un centime pour construire ce CVO. » « Quand bien même les annonces de Bonduelle seraient du chantage à l'emploi, pouvons-nous courir ce risque ? Avec le déclin d'Arc International, l'agro-alimentaire et le tourisme vont devenir des enjeux majeurs : est-ce opportun de construire un incinérateur ? »
La mobilisation.- « Nous souhaitons rencontrer le président du conseil général, Dominique Dupilet, qui a en charge le plan d'élimination des déchets. (...) Avec notre avocat nous allons multiplier les recours. À Marseille, ce n'est qu'après une trentaine de recours que le projet a été bloqué. Résultat, le chantier est stoppé aux deux tiers et c'est un gaspillage terrible d'argent public. ce serait dommage d'en arriver là ici » Une manifestation ? « Nous n'excluons aucune forme d'action. » •
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Pétition Bambecquoise pour dire Non à l'implantation d'une porcherie industrielle
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