un dernier meeting pour entamer une nouvelle aventure...

Publié le par Arnaud

Les listes Europe-Ecologie de Daniel Cohn-Bendit recueillent 13% des intentions de vote lors des élections de dimanche, selon un nouveau sondage. L'UMP reste en tête à 27% tandis que le PS se maintient à 20%.

Daniel Cohn-Bendit (AFP)

Daniel Cohn-Bendit (AFP)



Europe Ecologie en hausse


La plus forte progression est celle des listes Europe Ecologie : elles gagnent 2,5 points, à 13,5%, pour pointer en troisième position.

Un Zénith euphorique


Ce sondage est publié au lendemain d'un meeting d'Europe-Ecologie au Zénith, qui a mis fin à sa campagne européenne. Cette nouvelle étude à de quoi réjouir le mouvement, qui semblait déjà parti pour faire de bons résultats en l'Ile-de-France : la liste Cohn-Bendit/Eva Joly (16%) y talonnerait celle du PS Harlem Désir (18%), loin devant celle de Marielle de Sarnez (MoDem) à 11%.
De quoi rendre euphorique. Le Zénith, avec un concert de Tryo, des sketchs de Gustave Parking et Marc Jolivet, et un Hymne à la joie au violoncelle devant 2.500 personnes debout, "c'est l'apothéose, le firmament pour la plus belle campagne du monde et de l'Histoire (Obama, c'était pas mal non plus)", s'est emballée Europe-Ecologie dans une carte-postale électronique.
Mais, à quatre jours du scrutin, "je ne suis pas grisée", a tempéré Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, qui se dit "concentrée sur l'objectif à atteindre" : les fameux "10 plus X" pronostiqués par "Dany" qui avait déjà piloté les Verts en 1999 (9,72%).
Avec 21 meetings nationaux, plus de 1.000 "événements" organisés autour de 500 comités locaux, "depuis cinq mois, on fait de la pédagogie sur l'Europe" contrairement à l'UMP, au PS ou au MoDem, a souligné Yannick Jadot (Ouest).
"Si nous n'arrêtons pas ce monde complètement fou (...) nous n'aurons pas d'avenir. C'est au nom d'un autre avenir que nous voulons organiser un nouveau débarquement politique dans toute l'Europe, pas seulement en Normandie", a déclaré Daniel Cohn-Bendit, accusant Nicolas Sarkozy de profiter de l'effet Obama lors des cérémonies du 6 juin.

Un "contrat écologiste pour l'Europe"


Proposant un "contrat écologiste pour l'Europe", le rassemblement, soutenu par Nicolas Hulot, Yann Arthus-Bertrand ou Allain Bougrain-Dubourg, prône la "conversion écologique de l'économie" et un "Bruxelles de l'emploi".
"La réponse au bouclier fiscal (du gouvernement), c'est le bouclier social européen", a affirmé Daniel Cohn-Bendit, appelant au "rêve européen" et trouvant "du plaisir hors de la consommation à outrance".
A ce jour, 13.000 personnes, le double des adhérents Verts, ont signé l'appel Europe-Ecologie, rendant inévitable selon ses initiateurs la poursuite du rassemblement. Un constat qui semble faire consensus chez les Verts, les modalités et le calendrier restant à définir.
"On a tellement envie de ne plus se quitter qu'on se se quittera plus", a lancé Cécile Duflot qui s'est dit "émue" du succès du rassemblement.
Daniel Cohn-Bendit, même s'il sera "présent", ne souhaite pas, lui, "être un des moteurs de cette transformation de l'écologie et des Verts", assurant que sa "crédibilité" n'existe qu'au niveau européen.
Pour le député de Gironde Noël Mamère, il ne faut "pas fuir comme des voleurs" : "c'est le tournant de l'écologie politique, tout commence le 7 juin au soir!", a-t-il dit à la tribune, très applaudi.
De quoi alimenter les débats lors du prochain Cnir (parlement) des Verts dans dix jours et aux Journées d'été fin août.

NOUVELOBS.COM | 04.06.2009

- Sondage réalisé le 2 juin par téléphone auprès d'un échantillon national de 1.000 personnes représentatif de l'ensemble de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

Publié dans europe

Commenter cet article

walkmindz 04/06/2009 13:43


la politique du chiffre et des %
Entre des vendeurs falsifiant la comptabilité républicaine et des clients achetant n’importe quoi pourvu que ce soit à crédit, il ne reste plus rien à vendre.
Quand les idées sont une banale histoire de chiffre, les lettres sont un alibi à la mesure du braquage démocratique.
Entre le sondage communautaire et le populisme global, la majorité se justifie plus qu’elle n’explique.
Quand tout est une question de résultat, les dégâts collatéraux sont un choix raisonnable, si c’est le prix à payer.
La suite ici :
http://souklaye.wordpress.com/2009/06/04/post-it-la-politique-du-chiffre-et-des/

Arnaud 04/06/2009 15:42


trés beau texte de votre part qui me permet de relativiser en effet l'apport des sondages, j'en ai peu parlé sur le blog. L'interet de l'article ici est la perception journalistique qui est faite
sur la campagne et l'avenir écologique. L'aspect positif qui en résulte change un peu de l'"habitude". Il est en effet dommage que quand le chiffre donne une tendance, la vision des choses
change...