moraliser le capitalisme...

Publié le par Arnaud

Le Sarko et le Péquin
 
 Maître Péquin, bien devant sa télé,
tenait en sa main son destin.
Maître Sarko, par des mots bien pesés,
lui tint ce joli baratin :

 « Oyez ! Oyez ! Monsieur du Péquin.
 Vous êtes besogneux ! Vous êtes travailleur !
 Sans mentir, si votre abattage,
 se rapporte à votre courage,
 vous êtes le Phénix de tous mes électeurs,
 et je saurais rétribuer votre labeur. »
 
 A ces mots, le Péquin ne sentant plus sa joie,
 et pour montrer sa belle voix,
 vers l'urne tend la main,
 engloutit son destin.
 Il attend, il attend, bien devant sa télé,
 le printemps, les promesses de blé.
 
 Ne voyant pas venir la récolte promise,
 le corps englué dans le Stakhanovisme,
 Péquin prie sa grandeur, son bon maître Sarko, 
  de lui servir autre chose que des os !

 Maître Sarko, par ses mots bien rusés,
 lui dit : « Mon tout petit, mon nouveau né,
 il faut savoir que tout bonimenteur, vit aux dépends de celui qui l'écoute !
  Et somptueusement, sans aucun doute? »
 
 Maître Péquin, mains vides et cul atteint
 S'en retourna penaud à son turbin.

Publié dans humour

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