manque de débat téléphonique...

Publié le par Arnaud

Téléphonie mobile : La Nordiste Marie-Christine Blandin à l'origine d'un colloque au Sénat lundi

Publié le vendredi 20 mars 2009 à 15h52

Des représentants d'associations, experts et sénateurs participeront lundi au Sénat à un colloque sur le « nouvel enjeu sanitaire » que représentent les technologies sans fil.


Ces derniers regrettent le manque de débat autour de la téléphonie mobile.


Ce colloque est organisé à l'initiative de deux sénateurs des Verts, Marie-Christine Blandin (Nord) et Jean Desessard (Paris). Y participeront des scientifiques - le Pr Franz Adlkofer, coordinateur du projet de recherche Reflex en Allemagne, le Dr Lennart Hardell, professeur en oncologie en Suède, le Pr Olle Johansson, associé au Karolinska Institute, le Pr Dominique Belpomme, cancérologue, le Pr Pierre Le Ruz, président du conseil scientifique du Criirem (Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques) - ainsi que des associations et quelques politiques. Un message de Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Economie numérique, sera lu.

Les opérateurs ont été invités. « Mais ils hésitent, ils ne savent pas s'ils vont venir », a indiqué mardi Jean Desessard, pour qui « la confrontation doit se faire à un moment ou à un autre ». Pour Michèle Rivasi, adjointe au maire de Valence (Drôme) et fondatrice du Criirem, ne pas discuter avec les associations constituerait un « déni de démocratie ».

Pour la table ronde prévue fin avril sous l'égide de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, les participants au colloque souhaiteraient de « vraies discussions ».
« On ne peut qu'être pour un Grenelle des antennes, avec les opérateurs, les associations, les élus, les experts », a noté Jean Desessard. « Mais il ne faudrait pas que ce soit pipé, et on a des inquiétudes avec la lettre de mission qui semble considérer que c'est un peu joué ».

Dans cette lettre à Mme Bachelot, le Premier ministre François Fillon a affirmé que « l'hypothèse d'un risque pour la santé pour les populations vivant à proximité des antennes-relais de téléphonie mobile ne peut être retenue » en l'état actuel des connaissances.

Pour le porte-parole de l'association Robin des Toits Etienne Cendrier, « les conclusions de la réunion sont données avant de débattre ». « Nous n'avons aucune
illusion, on serait très surpris que quelque chose en sorte », a-t-il indiqué.

A lire dans votre édition de lundi et sur www.nordeclair.fr : un dossier sur la téléphonie mobile et un entretien avec Marie-Christine Blandin.

Commenter cet article