Actu

Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /2009 07:05
voici le message reçu de Marc P au sujet des messages frauduleux sur nos potables :

Bonjour, peut-être recevez du spam par sms sur votre mobile. Si vous
répondez, vous risquez de tomber sur un numéro fortement surtaxé qui
commence par 0899 bien souvent.

Je viens d'entendre à Télématin (France 2), qu'il existe un numéro
spécial vers lequel vous pouvez signaler ce spam. Vous transférez alors
ce spam vers le numéro 33700. Cela ne vous coûte que le prix d'un sms
classique. Celui qui vous a envoyé ce spam risque gros:
1) avertissement
2) suppression de sa ligne
3) poursuites judiciaires.

Voici un site qui peut tout vous expliquer plus en détail.

http://www.33700-spam-sms.fr/qu-est-ce-que-le-spam-par-sms.html
Par Arnaud - Publié dans : Actu - Communauté : Les blogs citoyens
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Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /2009 06:40

372 villes européennes se sont engagées mardi 10 février à réduire leurs émissions de CO2 au-delà de l'objectif européen de -20% en 2020 dans le cadre du lancement du Pacte des maires. Elles devraient obtenir un soutien financier de 15 millions d'euros de la Banque européenne d'investissement (BEI).

Le Pacte des maires, soutenu par la Commission européenne, a été signé en janvier 2008 par 100 maires. 80% du CO2 européen sont émis dans les zones urbaines. Le Pacte des maires requiert de ses signataires qu'ils mettent au point des «plans d'action d'énergie durable» pour réduire les émissions des secteurs public et privé. Un point d'étape sur la mise en œuvre du pacte devra être réalisé au moins tous les deux ans.

Le pacte vise un objectif de 25% de réduction des émissions du territoire des villes, 25% de réduction de leur consommation énergétique et 25% d'énergies renouvelables, selon un communiqué de la ville de Paris.

Dans un communiqué des Verts/ALDE, plusieurs eurodéputés ont regretté que la Commission, qui avait promis de soutenir l'initiative à hauteur de 500 millions €, soit finalement arrivée «les mains vides» à la cérémonie de lancement du pacte.

source : le journal de l'environnement

Par Arnaud - Publié dans : Actu - Communauté : Les blogs citoyens
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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /2009 12:50
info reçu ce jour...

Le 29 janvier et après
 !
Appel de Solidaires, la FSU et la SLT aux syndicats CGT, FO, CFDT, CFTC, CGC-CFE, UNSA, et syndicalistes, syndiqués, travailleurs, étudiants, chômeurs, parents d’élèves, retraités.... du Dunkerquois

La CRISE c'est EUX, Les Solutions c'est Nous,  était écrit sur la banderole du 29 janvier !

 

Alors donnons-nous les moyens de le faire à la base et non par le haut !

 

Elaborons tous ensemble une base de revendications communes et rejoignons l'appel des syndicalistes du Nord Pas –de-Calais pour l'action ! Créons tous ensemble un rapport de force à la hauteur de toutes ces attaques

 

Construisons sur Dunkerque l'outil syndical de mobilisation !

 

Nous vous invitons à une Assemblée Générale

le 19 février à 18 h 00 à l’Université du Littoral

 
Nous Comptons sur votre présence

Par Arnaud - Publié dans : Actu - Communauté : objectif Nord
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Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /2009 15:23

Manifeste pour les «produits» de haute nécessité : Martinique, Guadeloupe, Guyane, Réunion

par Ernest BRELEUR, Patrick CHAMOISEAU, Serge DOMI, Gérard DELVER, Edouard GLISSANT, Guillaume PIGEARD DE GURBERT, Olivier PORTECOP, Olivier PULVAR, Jean-Claude WILLIAM •


C'est en solidarité pleine et sans réserve aucune que nous saluons le profond mouvement social qui s'est installé en Guadeloupe, puis en Martinique, et qui tend à se répandre à la Guyane et à la Réunion. Aucune de nos revendications n'est illégitime. Aucune n'est irrationnelle en soi, et surtout pas plus démesurée que les rouages du système auquel elle se confronte. Aucune ne saurait donc être négligée dans ce qu'elle représente, ni dans ce qu'elle implique en relation avec l'ensemble des autres revendications. Car la force de ce mouvement est d'avoir su organiser sur une même base ce qui jusqu'alors s'était vu disjoint, voire isolé dans la cécité catégorielle - à savoir les luttes jusqu'alors inaudibles dans les administrations, les hôpitaux, les établissements scolaires, les entreprises, les collectivités territoriales, tout le monde associatif, toutes les professions artisanales ou libérales...

Mais le plus important est que la dynamique du collectif Lyannaj - qui est d'allier et de rallier, de lier, relier et relayer tout ce qui se trouvait désolidarisé - est que la souffrance réelle du plus grand nombre (confrontée à un délire de concentrations économiques, d'ententes et de profits) rejoint des aspirations diffuses, encore inexprimables mais bien réelles, chez les jeunes, les grandes personnes, oubliés, invisibles et autres souffrants indéchiffrables de nos sociétés. La plupart de ceux qui y défilent en masse découvrent (ou recommencent à se souvenir) que l'on peut saisir l'impossible au collet, ou enlever le trône de notre renoncement à la fatalité.

Cette grève est donc plus que légitime, et plus que bienfaisante, et ceux qui défaillent, temporisent, tergiversent, faillissent à lui porter des réponses décentes, se rapetissent et se condamnent.

Dès lors, derrière le prosaïque du «pouvoir d'achat» ou du «panier de la ménagère», se profile l'essentiel qui nous manque et qui donne du sens à l'existence, à savoir : le poétique. Toute vie humaine un peu équilibrée s'articule entre, d'un côté, les nécessités immédiates du boire-survivre-manger (en clair : le prosaïque) ; et, de l'autre, l'aspiration à un épanouissement de soi, là où la nourriture est de dignité, d'honneur, de musique, de chants, de sports, de danses, de lectures, de philosophie, de spiritualité, d'amour, de temps libre affecté à l'accomplissement du grand désir intime (en clair : le poétique). Comme le propose Edgar Morin, le vivre-pour-vivre, tout comme le vivre-pour-soi n'ouvrent à aucune plénitude sans le donner-à-vivre à ce que nous aimons, à ceux que nous aimons, aux impossibles et aux dépassements auxquels nous aspirons.

La «hausse des prix» ou «la vie chère» ne sont pas de petits diables-ziguidi qui surgissent devant nous en cruauté spontanée, ou de la seule cuisse de quelques purs békés. Ce sont les résultantes d'une dentition de système où règne le dogme du libéralisme économique. Ce dernier s'est emparé de la planète, il pèse sur la totalité des peuples, et il préside dans tous les imaginaires -non à une épuration ethnique, mais bien à une sorte d'«épuration éthique» (entendre : désenchantement, désacralisation, désymbolisation, déconstruction même) de tout le fait humain.

Ce système a confiné nos existences dans des individuations égoïstes qui vous suppriment tout horizon et vous condamnent  à deux misères profondes : être «consommateur» ou bien être «producteur». Le consommateur ne travaillant que pour consommer ce que produit sa force de travail devenue marchandise ; et le producteur réduisant sa production à l'unique perspective de profits sans limites pour des consommations fantasmées sans limites. L'ensemble ouvre à cette socialisation anti-sociale, dont parlait André Gorz, et où l'économique devient ainsi sa propre finalité et déserte tout le reste.

Alors, quand le «prosaïque» n'ouvre pas aux élévations du «poétique», quand il devient sa propre finalité et se consume ainsi, nous avons tendance à croire que les aspirations de notre vie, et son besoin de sens, peuvent se loger dans ces codes-barres que sont « le pouvoir d'achat » ou «le panier de la ménagère». Et pire : nous finissons par penser que la gestion vertueuse des misères les plus intolérables relève d'une politique humaine ou progressiste. Il est donc urgent d'escorter les «produits de premières nécessités», d'une autre catégorie de denrées ou de facteurs qui relèveraient résolument d'une «haute nécessité».

Par cette idée de «haute nécessité», nous appelons à prendre conscience du poétique déjà en œuvre dans un mouvement qui, au-delà du pouvoir d'achat, relève d'une exigence existentielle réelle, d'un appel très profond au plus noble de la vie.

Alors que mettre dans ces «produits» de haute nécessité ?

C'est tout ce qui constitue le cœur de notre souffrant désir de faire peuple et nation, d'entrer en dignité sur la grand-scène du monde, et qui ne se trouve pas aujourd'hui au centre des négociations en Martinique et en Guadeloupe, et bientôt sans doute en Guyane et à la Réunion.

D'abord, il ne saurait y avoir d'avancées sociales qui se contenteraient d'elles-mêmes. Toute avancée sociale ne se réalise vraiment que dans une expérience politique qui tirerait les leçons structurantes de ce qui s'est passé. Ce mouvement a mis en exergue le tragique émiettement institutionnel de nos pays, et l'absence de pouvoir qui lui sert d'ossature. Le «déterminant» ou bien le «décisif» s'obtient par des voyages ou par le téléphone. La compétence n'arrive que par des émissaires. La désinvolture et le mépris rôdent à tous les étages. L'éloignement, l'aveuglement et la déformation président aux analyses.

L'imbroglio des pseudos pouvoirs Région-Département-Préfet, tout comme cette chose qu'est l'association des maires, ont montré leur impuissance, même leur effondrement, quand une revendication massive et sérieuse surgit dans une entité culturelle historique identitaire humaine, distincte de celle de la métropole administrante, mais qui ne s'est jamais vue traitée comme telle. Les slogans et les demandes ont tout de suite sauté par-dessus nos «présidents locaux» pour s'en aller mander ailleurs. Hélas, tout victoire sociale qui s'obtiendrait ainsi (dans ce bond par-dessus nous-mêmes), et qui s'arrêterait là, renforcerait notre assimilation, donc conforterait notre inexistence au monde et nos pseudo-pouvoirs.

Ce mouvement se doit donc de fleurir en vision politique, laquelle devrait ouvrir à une force politique de renouvellement et de projection apte à nous faire accéder à la responsabilité de nous-mêmes par nous-mêmes et au pouvoir de nous-mêmes sur nous-mêmes. Et même si un tel pouvoir ne résoudrait vraiment aucun de ces problèmes, il nous permettrait à tout le moins de les aborder désormais en saine responsabilité, et donc de les traiter enfin plutôt que d'acquiescer aux sous-traitances. La question békée et des ghettos qui germent ici où là, est une petite question qu'une responsabilité politique endogène peut régler. Celle de la répartition et de la protection de nos terres à tous points de vue aussi. Celle de l'accueil préférentiel de nos jeunes tout autant. Celle d'une autre Justice ou de la lutte contre les fléaux de la drogue en relève largement...

Le déficit en responsabilité crée amertume, xénophobie, crainte de l'autre, confiance réduite en soi... La question de la responsabilité est donc de haute nécessité. C'est dans l'irresponsabilité collective que se nichent les blocages persistants dans les négociations actuelles. Et c'est dans la responsabilité que se trouve l'invention, la souplesse, la créativité, la nécessité de trouver des solutions endogènes praticables. C'est dans la responsabilité que l'échec ou l'impuissance devient un lieu d'expérience véritable et de maturation. C'est en responsabilité que l'on tend plus rapidement et plus positivement vers ce qui relève de l'essentiel, tant dans les luttes que dans les aspirations ou dans les analyses.

Ensuite, il y a la haute nécessité de comprendre que le labyrinthe obscur et indémêlable des prix (marges, sous-marges, commissions occultes et profits indécents) est inscrit dans une logique de système libéral marchand, lequel s'est étendu à l'ensemble de la planète avec la force aveugle d'une religion. Ils sont aussi enchâssés dans une absurdité coloniale qui nous a détournés de notre manger-pays, de notre environnement proche et de nos réalités culturelles, pour nous livrer sans pantalon et sans jardins-bokay aux modes alimentaires européens. C'est comme si la France avait été formatée pour importer toute son alimentation et ses produits de grande nécessité depuis des milliers et des milliers de kilomètres.

Négocier dans ce cadre colonial absurde avec l'insondable chaîne des opérateurs et des intermédiaires peut certes améliorer quelque souffrance dans l'immédiat ; mais l'illusoire bienfaisance de ces accords sera vite balayée par le principe du «Marché» et par tous ces mécanismes que créent un nuage de voracités, (donc de profitations nourries par «l'esprit colonial» et régulées par la distance) que les primes, gels, aménagements vertueux, réductions opportunistes, pianotements dérisoires de l'octroi de mer, ne sauraient endiguer.

Il y a donc une haute nécessité à nous vivre caribéens dans nos imports-exports vitaux, à nous penser américain pour la satisfaction de nos nécessités, de notre autosuffisance énergétique et alimentaire. L'autre très haute nécessité est ensuite de s'inscrire dans une contestation radicale du capitalisme contemporain qui n'est pas une perversion mais bien la plénitude hystérique d'un dogme. La haute nécessité est de tenter tout de suite de jeter les bases d'une société non économique, où l'idée de développement à croissance continuelle serait écartée au profit de celle d'épanouissement ; où emploi, salaire, consommation et production serait des lieux de création de soi et de parachèvement de l'humain.

Si le capitalisme (dans son principe très pur qui est la forme contemporaine) a créé ce Frankenstein consommateur qui se réduit à son panier de nécessités, il engendre aussi de bien lamentables «producteurs» -chefs d'entreprises, entrepreneurs, et autres socioprofessionnels ineptes- incapables de tressaillements en face d'un sursaut de souffrance et de l'impérieuse nécessité d'un autre imaginaire politique, économique, social et culturel. Et là, il n'existe pas de camps différents. Nous sommes tous victimes d'un système flou, globalisé, qu'il nous faut affronter ensemble. Ouvriers et petits patrons, consommateurs et producteurs, portent quelque part en eux, silencieuse mais bien irréductible, cette haute nécessité qu'il nous faut réveiller,  à savoir: vivre la vie, et sa propre vie, dans l'élévation constante vers le plus noble et le plus exigeant, et donc vers le plus épanouissant.
Ce qui revient à vivre sa vie, et la vie, dans toute l'ampleur du poétique.

On peut mettre la grande distribution à genoux en mangeant sain et autrement.

On peut  renvoyer  la Sara et les compagnies pétrolières aux oubliettes, en rompant avec le tout automobile.

On peut endiguer les agences de l'eau, leurs prix exorbitants, en considérant la moindre goutte sans attendre comme une denrée précieuse, à protéger partout, à utiliser comme on le ferait des dernières chiquetailles d'un trésor qui appartient à tous.

On ne peut vaincre ni dépasser le prosaïque en demeurant dans la caverne du prosaïque, il faut  ouvrir en poétique, en décroissance et en sobriété. Rien de ces institutions si arrogantes et puissantes aujourd'hui (banques, firmes transnationales, grandes surfaces, entrepreneurs de santé, téléphonie mobile...) ne sauraient ni ne pourraient y résister.

Enfin, sur la question des salaires et de l'emploi.
Là aussi il nous faut déterminer la haute nécessité.
Le capitalisme contemporain réduit la part salariale à mesure qu'il augmente sa production et ses profits. Le chômage est une conséquence directe de la diminution de son besoin de main d'œuvre. Quand il délocalise, ce n'est pas dans la recherche d'une main d'œuvre abondante, mais dans le souci d'un effondrement plus accéléré de la part salariale. Toute déflation salariale dégage des profits qui vont de suite au grand jeu welto de la finance. Réclamer une augmentation de salaire conséquente n'est donc en rien illégitime : c'est le début d'une équité qui doit se faire mondiale.

Quant à l'idée du «plein emploi», elle nous a été clouée dans l'imaginaire par les nécessités du développement industriel et les épurations éthiques qui l'ont accompagnée. Le travail à l'origine était inscrit dans un système symbolique et sacré (d'ordre politique, culturel, personnel) qui en déterminait les ampleurs et le sens. Sous la régie capitaliste, il a perdu son sens créateur et sa vertu épanouissante à mesure qu'il devenait, au détriment de tout le reste, tout à la fois un simple «emploi», et l'unique colonne vertébrale de nos semaines et de nos jours. Le travail a achevé de perdre toute signifiance quand, devenu lui-même une simple marchandise, il s'est mis à n'ouvrir qu'à la consommation.
Nous sommes maintenant au fond du gouffre.

Il nous faut donc réinstaller le travail au sein du poétique. Même acharné, même pénible, qu'il redevienne un lieu d'accomplissement, d'invention sociale et de construction de soi, ou alors qu'il en soit un outil secondaire parmi d'autres. Il y a des myriades de compétences, de talents, de créativités, de folies bienfaisantes, qui se trouvent en ce moment stérilisés dans les couloirs ANPE et les camps sans barbelés du chômage structurel né du capitalisme. Même quand nous nous serons débarrassés du dogme marchand, les avancées technologiques (vouées à la sobriété et à la décroissance sélective) nous aiderons à transformer la valeur-travail en une sorte d'arc-en-ciel, allant du simple outil accessoire jusqu'à l'équation d'une activité à haute incandescence créatrice. Le plein emploi ne sera pas du prosaïque productiviste, mais il s'envisagera dans ce qu'il peut créer en socialisation, en autoproduction, en temps libre, en temps mort, en ce qu'il pourra permettre de solidarités, de partages, de soutiens aux plus démantelés, de revitalisations écologiques de notre environnement... 

Il s'envisagera en «tout ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue».
Il y aura du travail et des revenus de citoyenneté dans ce qui stimule, qui aide à rêver, qui mène à méditer ou qui ouvre aux délices de l'ennui, qui installe en musique, qui oriente en randonnée dans le pays des livres, des arts, du chant, de la philosophie, de l'étude ou de la consommation de haute nécessité qui ouvre à création -créaconsommation.
En valeur poétique, il n'existe ni chômage ni plein emploi ni assistanat, mais autorégénération et autoréorganisation, mais du possible à l'infini pour  tous les talents, toutes les aspirations. En valeur poétique, le PIB des sociétés économiques révèle sa brutalité.

Voici ce premier panier que nous apportons à toutes les tables de négociations et à leurs prolongements : que le principe de gratuité soit posé pour tout ce qui permet un dégagement des chaînes, une amplification de l'imaginaire, une stimulation des facultés cognitives, une mise en créativité de tous, un déboulé sans manman de l'esprit. Que ce principe balise les chemins vers le livre, les contes, le théâtre, la musique, la danse, les arts visuels, l'artisanat, la culture et l'agriculture... Qu'il soit inscrit au porche des maternelles, des écoles, des lycées et collèges, des universités et de tous les lieux connaissance et de formation... Qu'il ouvre à des usages créateurs des technologies neuves et du cyberespace. Qu'il favorise tout ce qui permet d'entrer en Relation (rencontres, contacts, coopérations, interactions, errances qui orientent) avec les virtualités imprévisibles du Tout-Monde...

C'est le gratuit en son principe qui permettra aux politiques sociales et culturelles publiques de déterminer l'ampleur des exceptions. C'est à partir de ce principe que nous devrons imaginer des échelles non marchandes allant du totalement gratuit à la participation réduite ou symbolique, du financement public au financement individuel et volontaire... C'est le gratuit en son principe qui devrait s'installer aux fondements de nos sociétés neuves et de nos solidarités imaginantes...

Projetons nos imaginaires dans ces hautes nécessités jusqu'à ce que la force du Lyannaj ou bien du vivre-ensemble, ne soit plus un «panier de ménagère», mais le souci démultiplié d'une plénitude de l'idée de l'humain.

Imaginons ensemble un cadre politique de responsabilité pleine, dans des sociétés martiniquaise guadeloupéenne guyanaise réunionnaise nouvelles, prenant leur part souveraine aux luttes planétaires contre le capitalisme et pour un monde écologiquement nouveau.

Profitons de cette conscience ouverte, à vif, pour que les négociations se nourrissent, prolongent et s'ouvrent comme une floraison dans une audience totale, sur ces nations qui sont les nôtres.

An gwan lodyans qui ne craint ni ne déserte les grands frissons de l'utopie.

Nous appelons donc à ces utopies où le Politique ne serait pas réduit à la gestion des misères inadmissibles ni à la régulation des sauvageries du « Marché », mais où il retrouverait son essence au service de tout ce qui confère une âme au prosaïque en le dépassant ou en l'instrumentalisant de la manière la plus étroite.

Nous appelons à une haute politique, à un art politique, qui installe l'individu, sa relation à l'Autre, au centre d'un projet commun où règne ce que la vie a de plus exigeant, de plus intense et de plus éclatant, et donc de plus sensible à la beauté.

Ainsi, chers compatriotes, en nous débarrassant des archaïsmes coloniaux, de la dépendance et de l'assistanat, en nous inscrivant résolument dans l'épanouissement écologique de nos pays et du monde à venir, en contestant la violence économique et le système marchand, nous naîtrons au monde avec une visibilité levée du post-capitalisme et d'un rapport écologique global aux équilibres de la planète....

Alors voici notre vision :
Petits pays, soudain au cœur nouveau du monde, soudain immenses d'être les premiers exemples de sociétés post-capitalistes, capables de mettre en œuvre un épanouissement humain qui s'inscrit dans l'horizontale plénitude du vivant...


Libération - Paris,France



Par Arnaud - Publié dans : Actu - Communauté : Les blogs citoyens
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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /2009 06:00
De nouvelles formes d'expression sont en train de naitre dans notre société. Ces nouvelles formes  (lanceur d'alerte, projecteur de chaussure, désobéissance civique, ...) interrogent le fonctionnement de notre démocratie notamment sous l'ère Sarkozy mais aussi sur nos relations internationales dictées par nos échanges économiques. Comment le citoyen peut-il avoir la parole ? Comment peut-il influencer les choix collectifs au delà des lobbyes? Quelle reconniassance du monde associatif ? Quelle démarche construite mise en place pour plus de démocratie ? ...



Désobéissance France3 Nord
envoyé par daphcom
Par Arnaud - Publié dans : Actu - Communauté : Les blogs citoyens
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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /2009 05:46
  • AFP
    10/02/2009 | Mise à jour : 14:34 Noël Mamère (Verts) a prévu mardi "beaucoup de problèmes" pour Yves Jégo quand il va revenir dans les Antilles avec "bien peu de choses dans sa besace", et il a diagnostiqué "une situation explosive" pas seulement en Martinique ou en Guadeloupe, mais aussi en métropole.

    Le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer "aura beaucoup de problèmes quand il va revenir, surtout qu'il va revenir avec bien peu de choses dans sa besace", a déclaré le député de la Gironde sur France 2.

    Le Premier ministre François Fillon avait, juste auparavant, annoncé le retour de M. Jégo dans les Antilles avec un certain nombre de mesures pour les Guadeloupéens, mais sans engagement de l'Etat pour une hausse des salaires, leur principale revendication.

    Comme dans le conflit qui mobilise les chercheurs, "le gouvernement botte en touche en nommant des médiateurs", a estimé M. Mamère.
    Selon lui, l'exécutif "est aux abois et essaie de colmater comme il peut toutes les brèches qui s'ouvrent dans les différents secteurs" d'une "société en crise".

    "Moi ce qui m'inquiète c'est que, enquête après enquête, les Français ne croient pas à ce gouvernement, ne croient plus à ce président de la République qui accumule les promesses et qui ne les tient pas, et ils ne croient pas non plus aux propositions alternatives de la gauche de gouvernement", a-t-il affirmé.
    Pour M. Mamère, "on est dans une situation que l'on peut considérer comme explosive, qui ne pourra que renforcer les extrêmes et sans doute laisser exploser des poches de violence dans notre pays".

Par Arnaud - Publié dans : Actu - Communauté : Les blogs citoyens
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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /2009 07:55

Formation « les Changements Climatiques » pour ensuite faire passer l'information au niveau local


Samedi 14 février après-midi, Maison de l'Environnement de Dunkerque, 106 avenue du Casino.

Avec le soutien de l'ADELFA, les Amis de la Terre, le Réseau Action Climats France

Merci de vous inscrire (gratuitement) auprès de Jean Sename (jsename@nordnet.fr)

ou de Alain Vandevoorde (alain-vandevoorde@wanadoo.fr).


Horaire

-13h30 Accueil, café.

-14 h. Introduction- présentation de la session

-14h 15 Exposés, rafraîchissement des connaissances

Trois modules (20 mn) +  questions (Antoine Bonduelle) :

  1. Changements climatiques, l'état de la connaissance et les projections
  2. Scénarios européens et planétaires, l'objectif des 2°C.
  3. Copenhague après Kyoto, d'abord un enjeu Nord Sud.

-15h45 Pause

-16h00 Les Flandres face aux changements climatiques : Comment agir individuellement et collectivement ?

Débats introduits par Thierry Willaeys et Alain Vandevoorde : mobilité, alimentation, loisirs, travail, habitat…

  1. Quelles actions individuelles peuvent changer les choses ?
  2. Quelles actions semi-collectives feront la différence ?
  3. Le niveau politique, comment s'intégrer dans des Plans Climats Territoriaux exigeants ?

-17h30 Discussion finale : Organisation d'une tournée de conférences et micro-débats dans l'arrondissement.

Quelles thèmes font mouche auprès des populations ? Quel ton employer ? Quels relais locaux pour l'organisation ?

En décembre prochain, Copenhague sera une étape importante des négociations mondiales, et mobilise déjà les ONG européennes et françaises.

La mobilisation citoyenne sera très importante pour faire la différence. Comment impliquer nos concitoyens et nos associations pour la réussite des négociations ?


Le dossier du participant comprendra notamment le kit-CD « Le Changement Climatique » et autres documentations financées par le FNDVA.
Par Arnaud - Publié dans : Actu - Communauté : objectif Nord
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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /2009 06:16

En vrac, entendu ou vu par ci par là et autres notes personnelles d'un jour comme les autres ...


En voyant la 2ème chaussure en vole en direction du Premier Ministre Chinois après celle en direction de l'ex Président Bush, je me demande si le fait d'étouffer la déclaration des droits de l'homme dans nos relations internationales ne sera pas remplacé par le lancer de chaussure comme nouveau message humaniste...


Il faut que je fasse tout pour garder mon médecin traitant parce que sinon outre la galère (voire la mission impossible) pour en trouver un autre comme cela fut déjà le cas, je vais être sanctionné sur mes remboursements passant de 50 à 30%... à se demander où sont les véritables problèmes prioritaires...


Entendu par le comédien Rolland Giraud... « on a eu les temps du pouvoir puis du savoir, nous sommes au temps de l'avoir » je ne me rappelle plus vers quoi il espérait que nous arrivions.


Au sujet de l'Appel des appels, cette phrase de Roland Gori, professeur de psychopathologie de l'université d'Aix-Marseille à l'origine de l'Appel, ...

 « J'étais frappé d'entendre, dans des milieux variés qui ne se connaissent pas forcément, s'exprimer la même souffrance sociale. C'est comme une maladie du lien social, qui proviendrait de l'indexation de notre civilisation sur les valeurs de l'ultra-libéralisme. On impose aux professionnels des logiques de mobilité, de flexibilité, de traçabilité et de profit à court terme, dans une logique de casse des métiers. Or, ces valeurs nous ont conduits directement à la crise. »

Par Arnaud - Publié dans : Actu - Communauté : objectif Nord
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /2009 06:49
Pour sauver la planète, sortez du capitalisme !   avec Hervé KEMPF à l'occasion de la sortie de son dernier ouvrage  

Vendredi 6 février 2009 à 19h
au Théâtre Pierre de Roubaix, 78 bd Belfort à Roubaix  

Un autre monde est possible, il est indispensable. Le capitalisme, aprèsun règne de 200 ans, est entré dans une phase mortifère : il génère toutà la fois une crise économique et une crise écologique d'ampleurhistorique. Hervé Kempf analyse l'évolution de notre système économiquedepuis les années 80 et explique comment il a imposé l'individualisme. Il nous invite à réflechir sur les questions suivantes : Comment déconstruire ce conditionnement ? Comment construire une alternative à l'illusion que la technologie peut tout résoudre ? Comment rendre le bien commun plus important que le profit ? Comment construire une société où la coopération l'emporte sur la compétition ? 

 Hervé Kempf est écrivain et journalisme pour Le Monde, Courrier Internationale et La Recherche. Suite au choc de Tchernobyl, il se consacre aux questions écologiques. Proche de l'altermondialisme, il a fondé le forum internet « Reporterre, consommer moins, répartir mieux ».

Il est l'auteur de « Comment les riches détruisent la planète ? » (Seuil, 2007) et « Pour sauver la planète, sortez du capitalisme » (Seuil, 2009).
Par Arnaud - Publié dans : Actu - Communauté : objectif Nord
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /2009 18:54

Élus et associations veulent mettre un frein à l'extension des sites classés

mardi 03.02.2009, 04:51 - La Voix du Nord  Après l'accident survenu chez Total, les Verts s'inquiètent des risques grandissants sur le Dunkerquois.

|  CATASTROPHE INDUSTRIELLE À TOTAL |


Après l'accident qui a fait un mort et trois blessés graves, jeudi après-midi sur le site de la raffinerie Total , une information judiciaire contre X pour homicide et blessures involontaires sera ouverte aujourd'hui par le parquet de Dunkerque, qui transmettra le dossier à un juge d'instruction. Ce drame survenu sur un site classé Seveso II ravive les inquiétudes de la part d'élus locaux et d'associations de défense de l'environnement, notamment sur l'implantation, encore à l'étude, du terminal méthanier. Sur l'enquête qui a débuté jeudi après-midi, peu d'éléments nouveaux sont venus nourrir les investigations. Les raisons qui ont conduit à la formation puis l'explosion d'un nuage de gaz dans un atelier de Total, tuant une personne et en blessant trois grièvement, ne sont pas encore connues. Le dossier sera transmis aujourd'hui à un juge d'instruction sous la qualification d'homicide et blessures involontaires. Cette catastrophe industrielle fait réagir Les Verts du Dunkerquois qui dénoncent une accumulation de sites classés sans réelle cohérence territoriale pour prévenir des risques qu'ils estiment grandissants.


Inquiétude des Verts


«  Plus de 70 000 tonnes de matières dangereuses sont générées chaque année par l'activité industrialo-portuaire, qui s'ajoutent au flux routier international de l'A 16. Pourtant, aucun schéma au niveau de l'agglomération n'a été établi s'agissant du transport de matières dangereuses. Au regard de l'augmentation prévisible de ce trafic, le manque d'anticipation n'en apparaît que plus répréhensible », s'inquiète Louardi Boughedada, le président du mouvement écologiste qui note aussi que «  la DRIRE, en charge des inspections des établissements classés, n'a pas le s effectifs nécessaires pour accomplir sa mission, ouvrant ainsi la voie à des manquements aux règles de sécurité aggravés par le recours à de la sous-traitance insuffisamment formée et contrôlée ». Décidés à peser fermement dans les discussions sur les plans de prévention de risques technologiques, le mouvement des Verts s'oppose ainsi par principe à l'implantation du terminal méthanier « à proximité des terminaux rouliers et à conteneurs et dont le gazoduc longerait Polimeri Europa et la raffinerie Total ». Même sentiment d'inquiétude de la part de l'union locale CLCV de Grande-Synthe (Consommation, logement, cadre de vie) qui, après l'accident survenu jeudi à Total, rappelle que «  le risque zéro n'existe pas. Ce qui nous renforce dans notre protestation à propos de certains projets, même très bien étudiés, comme le terminal méthanier. Les dangers sont trop grands. » • A. C.
Par Arnaud - Publié dans : Actu - Communauté : Les blogs citoyens
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /2009 06:30

Si il y avait qu"une personne que je devrais soutenir en politique c'est bien elle. Outre qu'elle soit passée par l'action catholique des enfants comme moi elle a surtout une façon d'appréhender la politique que j'apprécie. Elle a une place pas toujours facile à vivre mais elle a su rester, comme j'ai pu le constater lors du congrès à Lille, à l'écoute, dans l'intérêt collectif et accessible. Je ne suis pas pour personnaliser les choses mais il faut aussi reconnaître le mérite à qui de droit. Voici un article du Monde qui en dit plus long :

Cécile Duflot, l'ouverture en Vert
LE MONDE | 19.01.09 | 14h32

  • Mis à jour le 19.01.09 | 14h32


Quand on lui demande quelles sont les personnalités qu'elle aime ou admire, elle ne cite pas Nelson Mandela ou Gandhi, ni même Daniel Cohn-Bendit, mais le comédien français Jean Rochefort. "Parce qu'il a le don d'allumer les petites étincelles ici et là, de rendre la vie plus légère, parce qu'il ne se prend pas au sérieux." Ses livres préférés ? Le Baron perché, d'Italo Calvino, qu'elle dit relire et feuilleter souvent ; mais aussi Vie et mort, de Jean Chalosse ; Moutonnier des Landes, de Roger Boussinot ; sans oublier La Touche étoile, le roman de Benoîte Groult. La féministe est son "héroïne du moment, parce qu'elle mélange tout : la maternité, l'engagement politique..." et fait partie des gens, âgés, peut-être, mais "qui savent être gais". Avis aux ronchons : la patronne des Verts, qui entame son deuxième mandat de secrétaire nationale du parti, n'a pas l'intention de s'embêter, pas plus au propre qu'au figuré.

Son côté "Français moyen", Cécile Duflot le cultive, le nourrit, le bichonne. Elle a "le charisme d'une huître" ? Méfiez-vous : la formule vient d'elle. C'est devenu sa marque de fabrique. N'est-elle pas la preuve incarnée que les gens ordinaires peuvent réussir en politique ? Banlieusarde, cette abonnée du RER, née un 1er avril à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), un coin qu'elle n'a jamais quitté, adore les bonbons Haribo, les chansons de Lio, la bonne bouffe et les jeux de société.

Elle est mère de famille (un garçon et trois filles), croyante sans ostentation, et s'habille plutôt mal, c'est-à-dire comme vous et moi. En prime, elle a un sens aigu de l'autodérision. C'est ce que dit son histoire d'huître, mais aussi son amie d'enfance Sandrine Le Gad, avec qui, à l'adolescence, la dirigeante des Verts a fait du théâtre à la Maison pour tous de Montereau-Fault-Yonne, commune qui jouxte Villeneuve-Saint-Georges. "Pour une militante de base, elle est montée très vite", admire son ancienne camarade de scène, rappelant les "capacités de meneuse" de sa copine Cécile, qui jouait à merveille des rôles très différents, passant du Petit Prince à la Folle de Chaillot ou à cette pièce évoquant la guerre de 14-18, Le Lavoir.

A propos du théâtre, Cécile Duflot dit qu'elle l'aime "quand ça happe". Comme la politique ? Elle n'est pas née dedans et le reconnaît volontiers, n'ayant "pas milité dans un syndicat étudiant ni suivi les cours de Sciences Po". La France dans laquelle elle a grandi n'est pas celle de ses aînés. En 1990, la jeune banlieusarde a 15 ans, le printemps 68 est loin.

Ses premières expériences d'engagement collectif, elle les fait dans les associations : à l'Action catholique des enfants (où elle fait de l'éducation populaire dans la ZUP de Surville), à la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), à la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) et, surtout, au Groupement d'étudiant national d'enseignement aux personnes incarcérées (Genepi), qui lui fait découvrir l'univers carcéral et, en particulier, celui de la prison de la Santé, à Paris, où elle occupe la fonction d'écrivain public pour les détenus. "C'est son parcours initiatique", confie son ami Pascal Remillieux, lui aussi un ancien du Genepi. "Pour les jeunes comme nous, issus de la petite-bourgeoisie intello, avec notre côté Bon Samaritain, entrer là-dedans, ça a été un choc", souligne-t-il.

Issue d'une famille de gauche, père cheminot, mère enseignante, Cécile Duflot se montre une étudiante brillante, diplômée de l'Essec et titulaire d'un DEA de géographie. A l'instar de sa soeur Marie et de son frère Nicolas, elle a fait de l'écologie avant l'heure, comme Monsieur Jourdain de la prose : sans grands discours, elle a appris, dès son jeune âge, à économiser l'eau, à trier les déchets, à choisir les transports en commun plutôt que l'automobile.

Chez les Duflot, on aime la marche à pied, la discrétion. On préfère le camping à l'hôtel, la montagne à la mer et la Lozère au Lavandou. Cela n'empêche pas de savoir se servir d'un ordinateur. Marie, la cadette, enseigne l'informatique. Ni même de devenir ingénieur nucléaire, ce qui est le cas de Nicolas, le petit frère. C'est pour ce dernier que le nom de Duflot doit, quelquefois, peser des tonnes. Surtout depuis que l'aînée est sous les feux de la rampe.

L'ascension de Cécile Duflot au sein du parti des Verts - adhérente officielle depuis février 2001, elle devient secrétaire nationale une première fois, en décembre 2006 - n'a pas été seulement fulgurante. Cette randonneuse est au sommet, mais, plus exceptionnel, elle entend y rester. Le 6 décembre 2008, pour la deuxième fois, les militants des Verts lui ont accordé leur confiance : Cécile Duflot l'a emporté haut la main, avec près de 71 % des suffrages. Seul avant elle, Jean-Luc Bennahmias (aujourd'hui au MoDem) avait enchaîné deux mandats consécutifs.

Elle a profité, peut-être "mieux que d'autres", du turnover très important qui caractérise le parti, avance le député Yves Cochet, qui ne figure pas parmi les membres de la nouvelle direction. En 2006, elle avait bénéficié également, explique Alexis Braud, un des proches de Cécile Duflot, de l'appui négocié de Dominique Voynet, ex-candidate des Verts à l'élection présidentielle.

Ce mariage de raison, "équilibre instable, mais équilibre quand même", assure Cécile Duflot, saura-t-il résister à l'épreuve du temps et des prochaines élections européennes de 2009 ? En ralliant l'idée d'un grand rassemblement écologiste, débordant le seul parti des Verts, Cécile Duflot a fait preuve d'une "incontestable intelligence politique", estime Jean-Paul Besset, conseiller de Nicolas Hulot. "Elle a ouvert les fenêtres" du parti des Verts, ajoute-t-il, en saluant sa "maturité". Le conseil national des Verts a consacré, dimanche 18 janvier, sa ligne d'ouverture à d'autres formations écologistes.

Tandis que les uns, comme le socialiste François Hollande, louent sa diplomatie - "elle pratique la synthèse comme je l'ai fait au PS", glisse-t-il dans un journal dominical -, d'autres, comme Yves Cochet, raillent "ses qualités de surfeuse". S'il est "dans son tempérament" d'éviter les conflits brutaux, prévient son vieil ami Daniel Dayot, un ancien du PSU et des Verts, il ne faut pas s'y tromper : "Sa grande qualité, c'est d'être franche sans jamais se montrer agressive. Avoir du punch et ne pas se mettre en avant, c'est une conjonction peu commune, non ?"

Salariée dans un groupe immobilier spécialisé dans le logement social, la jeune femme jongle avec ses différentes casquettes : mère de famille (recomposée avec celle de son compagnon, Xavier Cantat), dirigeante des Verts et, peut-être, demain, candidate à l'élection présidentielle ? Certains l'y poussent. Elle ne dit pas non.

Catherine Simon



Par Arnaud - Publié dans : Actu - Communauté : Les blogs citoyens
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Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /2009 13:58

Communiqué de presse des Verts Nord Littoral du 30 janvier 2009


La sécurité des sites industriels ne s'improvise pas !


Le drame advenu hier sur le site de la raffinerie Total de Mardyck repose de nouveau avec acuité la question de la sécurité des 13 sites industriels classés Seveso que compte le littoral. Les Verts entendent ici attirer l'attention du public sur trois points essentiels :


            1 : Le transport de matières dangereuses


            Plus de 70 000 tonnes de matières dangereuses sont générées chaque année par l'activité industrialo-portuaire qui s'ajoutent au flux routier international de l'A 16 ainsi qu'à l'approvisionnement des stations services.


            Pourtant, aucun schéma au niveau de l'agglomération n'a été établi s'agissant du transport de matières dangereuses. Au regard de l'augmentation prévisible de ce trafic, le manque d'anticipation n'en apparaît que plus répréhensible.


            2 : L'effet « domino »


            L'explosion survenue dans un atelier de maintenance doit nous rappeler les conséquences qu'un incident dans le périmètre de la raffinerie Total peut entraîner sur les entreprises voisines qui s'avèrent tout aussi dangereuses.


            La DRIRE en charge des inspections des établissements classés Seveso n'est pas pourvue actuellement des effectifs nécessaires à sa mission ouvrant ainsi la voie à des manquements aux règles de sécurité aggravés par le recours à de la sous-traitance insuffisamment formée et contrôlée.


            3 : Les plans de prévention de risques technologiques


            Afin de faire face à la présence d'installations industrielles dangereuses proches de zones urbaines denses du dunkerquois, des plans de prévention de risques technologiques sont l'objet d'une concertation avec la participation ferme des collectivités locales.


            Durant les dix-huit prochains mois de ce processus, les Verts, dans le cadre de leurs responsabilités, seront fortement attentifs à la transparence des discussions et mettront la sécurité des habitants limitrophes des sites concernés au cœur de leurs revendications.


L'accumulation des risques générés par un site Seveso fondent l'opposition des Verts au projet de terminal méthanier escompté à proximité des terminaux roulier et à conteneurs et dont le gazoduc longerait Polimeri Europa et la raffinerie Total.

Par Arnaud - Publié dans : Actu - Communauté : objectif Nord
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et a été envoyée à :
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Monsieur le Député (ici sa réponse)
Monsieur le Président de la CCF
Monsieur le Maire de Hondschoote

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