Energie

Lundi 24 novembre 2008 1 24 /11 /2008 22:52

Le Réseau "Sortir du nucléaire" saisit le tout nouveau "Jury de Déontologie Publicitaire" contre AREVA et "Sciences et Vie Junior", qui trompent les jeunes lecteurs avec des publicités présentées comme des articles et des jeux



Le tout nouveau Jury de Déontologie Publicitaire (http://www.jdp-pub.org) a reçu aujourd'hui une plainte de la part du Réseau "Sortir du nucléaire", qui accuse la multinationale nucléaire Areva et le magazine "Sciences et Vie Junior" de tromper les jeunes avec des publicités présentées comme des jeux.

En effet, dans le numéro de novembre de "Sciences et Vie Junior", on trouve quatre publicités d'Areva qui portent la mention trompeuse "Jeu-concours" : trois encarts (quarts de page) disposés au fil des pages et, pour finir, une pleine page qui présente le supposé "concours".

Il est explicitement écrit que, dans le journal, "se sont glissés trois petits articles sur Areva". Or, il s'agit bien de publicités, avec le logo d'Areva et des phrases comme : "Areva propose des solutions technologiques pour produire de l'énergie sans co2". Comment prétendre que ces extraits de la prose publicitaires habituelle d'Areva relèvent d' "articles" ?
- Il y a tromperie dans la forme car, en toute illégalité, la mention "publicité" ou "publi-reportage" ne figure pas, alors qu'il s'agit bien de publicités payées par Areva. Et il est clair que le subterfuge du "Jeu-concours" peut tromper des jeunes... ce qui est de toute évidence le but recherché.

- Il y a tromperie sur le fond : le débat de société est évacué, aucune mention n'est faite des problèmes générés par l'industrie nucléaire et des oppositions qui existent partout où cette industrie est présente. Les jeunes ont naturellement tendance à faire confiance à leur magazine et sont donc abusés par la caution de ce dernier qui mêle son nom la marque nucléaire avec la mention "Jeu-concours AREVA Sciences&Vie Junior".
Le Réseau "Sortir du nucléaire" s'est toujours déclaré favorable à ce que la question du nucléaire soit étudiée par les jeunes, que ce soit dans le système scolaire ou dans des magazines. Encore faut-il que les arguments du débat de société soient présentés de façon équilibrée, ce qui n'est bien sûr pas le cas quand seuls les arguments pronucléaires sont présents, et encore moins lorsqu'il s'agit de publicités déguisées en articles ou en jeux.

Les manœuvres d'Areva, avec la complicité de "Sciences et Vie Junior", sont d'autant plus choquantes qu'elles visent des jeunes qui n'ont pas forcément l'expérience nécessaire pour détecter la tromperie. De toute évidence, après les graves évènements du Tricastin, Areva tente par tous les moyens de redorer son image. Il est très inquiétant de voir des magazines réputés participer à de telles manœuvres.


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NB : dans son numéro de novembre, le magazine Images Doc a lui aussi publié une publicité d'AREVA déguisée en dossier (de quatre pages !). Cependant, le magazine a écrit au Réseau "Sortir du nucléaire" pour reconnaître son erreur. Mais il est nécessaire que le prochain numéro contienne un rectificatif explicite. La plainte que "Sortir du nucléaire" allait déposer contre Images Doc et Areva est "gelée" en attendant le dénouement de cette seconde affaire.
Par Arnaud - Publié dans : Energie - Communauté : Les blogs citoyens
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Samedi 15 novembre 2008 6 15 /11 /2008 06:01

Appel national... Pour ceux qui seraient prets à participer sur notre territoire, laissez moi votre mail et on organise quelque chose ici...

Organisez une action locale le samedi 29 novembre
sur le thème "Ni nucléaire, ni effet de serre"

La 14ème Conférence des Nations Unies sur les Changements Climatiques se tiendra du 1er au 12 décembre 2008 à Poznan, en Pologne. Plus de 190 pays seront représentés et il s'agira d'un événement largement médiatisé.

Avant l'ouverture de ce grand forum politique, le 29 novembre sera l'occasion pour les tous les citoyens d'exprimer leur inquiétude face au dérèglement climatique, ainsi que leur rejet du nucléaire, trop souvent abusivement présenté comme une option favorable au climat.

Pour faire la lumière sur cette dangereuse supercherie, le Réseau "Sortir du nucléaire" a lancé en juin 2008 une campagne nationale intitulée "Ni nucléaire, ni effet de serre" qui se poursuit jusqu'au 31 décembre 2008. 700 000 documents de cette campagne ont déjà été diffusés.

Le samedi 29 novembre, le Réseau "Sortir du nucléaire" invite les citoyens à une grande journée d'actions décentralisées sur ce thème, dans toute la France et au-delà.

Afin de lutter contre le dérèglement climatique, le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à mobiliser les imaginations et à multiplier les évènements pour demander la mise en place de mesures politiques fortes.

Pour symboliser la montée des eaux due au réchauffement climatique, organisez une action locale avec masques, tubas, palmes, bouées, etc. Et pour rappeler le péril nucléaire, apportez tous les attributs habituels des actions antinucléaires : drapeaux, banderoles, fûts "de déchets radioactifs", combinaisons blanches...


Ensemble, mobilisons-nous pour faire face efficacement à l'urgence climatique !

Pour tous renseignements sur cette journée nationale d'actions, contactez :
Jocelyn PEYRET : jocelyn.peyret@sortirdunucleaire.fr


Par Arnaud - Publié dans : Energie - Communauté : objectif Nord
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Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /2008 06:10
Lu sur le blog de Myriam Cau, élu verte de la Région :


"Philippe Starck met son talent et ses convictions écologiques au service de l'écologie populaire. On va pouvoir avoir une éolienne à la maison, même en ville. Super !

Le designer Philippe STARCK a conçu une éolienne individuelle, qu'il a présenté à l'exposition Greenergydesign à Milan.

Jolie, épurée, contemporaine, elle est réalisée dans un matéril ultraléger. Elle est facile à utiliser et on pourra la fixer soi-même sur son toit en quelques clips. En 6 taille différentes pourrait produire entre 10 et 60 % des dépenses électriques d'un foyer. Abordable, son coût avoisinerait les 400 €  et on pourrait la trouver en supermarché. On annonce sa commercialisation imminente.

Ce projet a été développé avec la Société Italienne Pramac"
Par Arnaud - Publié dans : Energie - Communauté : Les blogs citoyens
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Vendredi 10 octobre 2008 5 10 /10 /2008 07:37
Paul Kennedy, l´historien de l´université de Yale, observe que lorsque les grandes puissances commencent à décliner, elles recourent presque invariablement à la guerre et à la belligérance, accélérant ainsi leur déchéance alors qu´elles gaspillent leur trésor national en dépenses militaires au détriment de leur économie et de leur peuple. Il décrit ce schéma par le terme de "surexpansion". Au bout du compte, conclut Paul Kennedy, le choix réside entre ces deux alternatives: s´emparer du pétrole ou alors procéder à la reconfiguration énergétique. Cette décision a une portée bien plus large que le seul enjeu du pétrole...Dès aujourd´hui, c´est le choix entre la démocratie et l´empire. En termes économiques, c´est le choix entre la prospérité et la pauvreté. En termes techniques, le choix entre l´efficacité et le gâchis. En termes moraux, le choix entre la satiété et la gloutonnerie.
Du point de vue environnemental, c´est la préférence pour la gestion par rapport à la prédation permanente. Dans ses rapports avec les autres pays, c´est pour le États-Unis le choix entre la coopération et la domination. En termes spirituels, c´est le choix de l´espoir, de la liberté et du sens contre celui de la peur, de la dépendance et du désespoir. En ce sens, c´est la décision qui engage l´avenir des États-Unis et peut-être même celui du monde entier. "Il n´est pas nécessaire d´en arriver là, même si le "Peak Oil" global constitue indiscutablement le " défi " qui conditionnera la vie des hommes dans ce nouveau siècle".
source : l'expression
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Lundi 29 septembre 2008 1 29 /09 /2008 06:46

Lu sur Novethic, un article interessant autour du nucléaire avec l'interview Patrick Charton, responsable du département développement durable de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra)... comment garder en mémoire (collective) les lieux d'enfouissement des déchets nucléaires qui restent dangereux pour de longues années... La première solution : ne plus multiplier les sources de déchets c'est à dire la multiplication des centrales nucléaires !

Voici un extrait de l'article que vous pouvez retrouver sur le site de Novethic :

La radioactivité des déchets nucléaires dépasse souvent les cinq cent ans. Comment faire pour assurer une mémoire sur un très long terme ?

 C'est aussi l'objet de travaux de recherche que nous menons à l'Andra. Pour cela, nous travaillons avec des homologues étrangers, car il faut créer une réflexion globale sur le sujet. Chacun y va de ses idées. Par exemple, les anglo-saxons et les américains travaillent sur des marqueurs de surface, un peu à la manière des mégalithes présents depuis des siècles. Mais la difficulté est souvent d'en comprendre le sens : regardez le mystère qui entoure les statues de l'Île de Pâques ! Les américains envisagent de graver un message en plusieurs langues, dont le français, pour accroître les chances de transmission. Mais comment garantir la pérennité d'une langue à l'échelle du millénaire ? Donc ils travaillent également à l'élaboration de sigles significatifs, pour faire apparaître la dangerosité d'une intrusion intempestive sur le site. Là encore se pose le problème fondamental du sens : comment être sûr de ne pas inciter à pénétrer le site par curiosité ? Laisser une trace c'est avant tout signifier la présence de quelque chose qui peut s'avérer intrigant...

 De leur côté, les japonais envisagent d'autres types de marqueurs. Notamment un marquage au laser sur un matériau très résistant qu'ils entreposeraient dans un lieu sacré. Il existe en effet un temple qui, depuis plus de mille ans, est détruit et reconstruit à l'identique tous les vingt-cinq ans. On réalise ici l'impact de la tradition culturelle dans la transmission du savoir.

 Quelles sont les propositions françaises en la matière ?

 Pour ma part, je pense qu'il faudra inévitablement combiner plusieurs des solutions avancées. Un sociologue proposait par exemple de créer un ouvrage d'art dont les populations seront tellement fières qu'elles ne le laisseront jamais disparaître. Je trouve l'idée plutôt séduisante. De toute façon, il faudra sortir du seul monde de l'ingénieur, se tourner vers les civilisations passées pour étudier la façon dont leur culture nous est parvenue. On fera appel à des archéologues, des historiens, des anthropologues. Mais on a tout le temps pour y réfléchir : la fermeture des centres de stockage n'est pas prévue pour demain.

 

Stupéfiant vous ne trouvez pas ? Et dire que notre région sera peut-être concerné par le stockage...

Par Arnaud - Publié dans : Energie - Communauté : Les blogs citoyens
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Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /2008 07:22
Hubert Reeves : "Chaque éolienne est garante d'un peu moins de gaz carbonique dans l'atmosphère, ou d'un peu moins de déchets nucléaires à gérer par les générations à venir."

citation tirée de la tribune du Monde en date du 1er septembre : "L'éolien victime du lobby nucléaire"
Par Arnaud - Publié dans : Energie
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Samedi 20 septembre 2008 6 20 /09 /2008 06:28
Voici une information reçue de François Ryckelynck, Président de l'office de Tourisme de la communauté de communes sur l'avancée de la Belgique par rapport aux énérgies renouvelables... aprés les éoliennes, voici le panneau solaire.... une histoire belge qui se moque des français, ça change un peu!

Une semaine après la Flandre, la Région de Bruxelles a également décidé de supprimer l'obligation d'obtenir un permis d'urbanisme pour le placement de panneaux solaires. La Ministre bruxelloise de l'Environnement Eveline Huytebroeck (Ecolo) entend ainsi stimuler davantage le recours à l'énergie solaire.

Le gouvernement bruxellois a estimé que le règlement applicable à la demande de permis est souvent obscur et rigide, avec à la clef de nombreuses démarches administratives. Il a donc été décidé d'en simplifier drastiquement l'installation. En accélérant la procédure de placement de panneaux solaires, Bruxelles souhaite inciter davantage de gens à passer à l'électricité verte.

En Wallonie, le per'is d'urbanisme a été supprimé depuis quelques temps pour les panneaux qui sont placés sur le toit et ne débordent pas les limites du bâtiment.

Par Arnaud - Publié dans : Energie - Communauté : Les blogs citoyens
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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /2008 15:24

Lors de la Fête de l'Huma du PC, Nicolas-Hulot a  critiqué l'impasse du capitalisme. Il a aussi pointé la dépendance de la France à l'énergie nucléaire  : «La grande erreur de la France, c'est d'avoir tout misé sur le nucléaire. Pour notre électricité, nous avons une solide dépendance au nucléaire. La gestion des déchets suppose un pari sur l'avenir inacceptable. Sortir du nucléaire est un objectif. J'espère qu'on aura le choix entre autre chose que la peste - le charbon et les énergies fossiles - et le choléra - le nucléaire

Oui vraiment il se passe quelque chose autour des Européennes. Des points de vue écologiques se rassemblent autour des éxigences démocratique, sociale et environnementale... Oui, aprés les universités d'été des Verts,il est en train de se passer quelque chose... A suivre!

Par Arnaud - Publié dans : Energie - Communauté : Les blogs citoyens
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Dimanche 3 août 2008 7 03 /08 /2008 07:09
Sur le portail des acteurs du dévelopement en Basse Normandie (source F. Ryckelynck), nous pouvons noter l'article sur les éco matériaux et leur recherche active. On y lit notamment toute la recherche qu'ils menent autour du lin "le lin s'ouvre à de nouveaux marchés". Sur Hondschoote, le salon des énergies et matériaux naturels a également mis à l'honneur les éco matériaux, il s'agit de développer ce marché sur notre territoire. Nous avons le pôle d'excellence Lin, l'éco gîte sera réalisé en gande partie grâce au Lin mais il reste, et c'est le noeud de la question, à bâtir des filières pour se positionner sur le marché des matériaux respectueux de leur environement...

"La prise de conscience environnementale amplifiée par une réglementation de plus en plus stricte conduit chercheurs et industriels à mettre au point de nouveaux matériaux permettant à la fois de relever le défi d’un développement durable et d’entrevoir de nouveaux marchés. Dans ce domaine, la région compte déjà quelques innovations.

>

> Des sédiments dans le BTP ? | De nouveaux matériaux éco-compatibles pour la catalyse | Le lin en renfort des composites hautes performances

Des sédiments dans le BTP ?
45 millions de mètres cubes. C’est la quantité de sédiments dragués chaque année dans les ports de France. Ces sédiments ne font pour l‘instant l‘objet d‘aucune valorisation. Parfois pollués, ils ne peuvent être rejetés en mer, et sur terre, leur encombrement devient problématique. Dans le cadre d’une de ses thématiques consacrée à la géotechnique environnementale, le laboratoire de l’Ecole supérieure d’ingénieurs des travaux de la construction souhaite pouvoir utiliser ces sédiments jusque là inutiles dans de nouveaux matériaux de construction.
> « Nous venons de déposer, en partenariat avec la Région, les universités de Caen-Basse-Normandie (ERPCB) et de Brighton, un projet intitulé SETARMS (stabilization electrokinetic treatment and reuse of marine sediments) dans le cadre du programme européen Interreg IV », annonce Mohamed Boutouil, responsable du laboratoire de recherche. Ce projet, pour lequel une réponse est attendue le 2 octobre, « vise à caractériser les sédiments dragués afin d’envisager leur réutilisation dans des applications de génie civil ». Le projet associe les ports de Caen-Ouistreham et Cherbourg (Ports Normands Associés), le Port Autonome du Havre, et plusieurs entreprises : Eurovia, Travaux Publics du Cotentin et les Carrières de Vaubadon.
> Une pénurie de granulats
> « Cette ressource, inexploitée aujourd’hui, peut s’avérer intéressante dans un contexte où la raréfaction des granulats dans les rivières et les carrières devient préoccupante », explique Mohamed Boutouil. Justement, le laboratoire de l’ESITC travaille par ailleurs sur la possibilité de recycler les granulats des bétons de démolition en garantissant au futur béton la même qualité, « ce qui n’est pas le cas aujourd’hui ». Une thèse est en cours. « Nous recherchons des entreprises intéressées », indique Mohamed Boutouil. L’appel est lancé.
> Mohamed Boutouil, responsable du laboratoire de recherche de l’ESITC - Tél. 02 31 46 23 02. -

De nouveaux matériaux éco-compatibles pour la catalyse
> Un enjeu crucial pour l’exploitation de nouvelles réactions catalytiques dans le domaine industriel repose sur le développement de nouveaux processus permettant de recycler le catalyseur organe-métallique. Une solution éco-compatible vient d’être proposée par les équipes soufre et phosphore en catalyse, et matériaux polymères du Laboratoire de Chimie Moléculaire et Thio organique (LCMT-laboratoire ENSICAEN, CNRS, UCBN) avec le développement de nouveaux matériaux catalytiques qui peuvent être recyclés entre dix et quinze fois.
> Ces matériaux catalytiques, désignés sous le terme de « BioPSIL » (BioPolymer Suported Ionic Liquid » sont constitués d’un catalyseur organométallique solubilisé dans une fine couche de liquide ionique (nouveaux solvants constitués exclusivement de sels organiques), lui même absorbé par un bio polymère naturel, le chitosane, un dérivé issu de la carapace de crustacés. “Ces systèmes SILP, résume Annie-Claude Gaumont, permettent de valoriser une bio ressource, de conduire une réaction catalytique sans solvant volatil, d’améliorer les performances catalytiques et de permettre le recyclage du système catalytique de nombreuses fois participant ainsi au développement de nouveaux procédés catalytiques pour le développement durable.
> Annie-Claude Gaumont, directrice du LCMT (laboratoire ENSICAEN, CNRS, Université de CAEN) - Tél. 02 31 42 28 73. -

Le lin en renfort des composites hautes performances
Depuis bientôt 2 ans, la société Linéo fait de la fibre de lin le nouvel atout des matériaux composites. En coulisses, le Laboratoire de Recherche sur les Propriétés des Matériaux Nouveaux (LRPMN) d’Alençon apporte une caution scientifique au nouveau procédé. Probant.
> Le lin serait-il l’avenir des matériaux composites ? L’histoire le dira. Pour l’heure, la société Linéo convainc un peu plus chaque jour le monde de l’industrie avec son procédé innovant d’imprégnation de fibres de lin mélangées à de la résine époxy. Les tissus préimprégnés lin-époxy présentent des qualités mécaniques de résistance au moins aussi importantes que celles d’une fibre de verre standard. Eco-matériau en prime. Associé à de la fibre de carbone, le procédé offre également de nombreuses applications. A commencer par le cadre de vélo de compétition de moins d’un kilo testé et attesté par le champion belge Johan Museeuw, plusieurs fois vainqueur de Paris-Roubaix.
> Un bras armé pour la Recherche et le Développement Légèreté, capacité à absorber les chocs, résistance, le lin cumule les qualités. Le tout scientifiquement prouvé. « Nous avons demandé au Laboratoire de Recherche sur les Propriétés des Matériaux Nouveaux (LRPMN) d’Alençon de caractériser nos produits, explique François Vanfleteren, président de Linéo. Le LRPMN calcule les contraintes auxquelles les composites peuvent résister. Cela nous permet d’apporter des informations techniques à nos clients : nous offrons un produit avec des propriétés mécaniques garanties. » Une valeur ajoutée que Linéo met en œuvre à chaque nouvelle déclinaison de son procédé initial. La connaissance des tissus s’affine un peu plus chaque fois et, avec elle, la relation de confiance entre le laboratoire alençonnais et la société installée à Saint-Martin du Tilleul, près de Bernay (Eure).
> « Nous envisageons aujourd’hui d’aller plus loin avec Linéo, observe Christophe Poilane, Maître de conférence au LRPMN. Une thèse doit être mise en place entre le labo et l’entreprise pour travailler sur de nouveaux développements du matériau. » L’an dernier, des projets tutorés ont déjà vu le jour pour des étudiants en licence professionnelle “Plasturgie et matériaux composites” avec le soutien de Linéo. Un prototype de planche de skate-board 100 % en fibre de lin est à l’étude.
> François Vanfleteren / président de Linéo
> Tél. : 02 32 43 13 67
> Christophe Poilane / référent Linéo au LRPMN
> Tél. : 02 32 43 13 67

> « Des chimistes français de plusieurs laboratoires associés au CNRS, dont le Laboratoire de Catalyse et Spectrochimie (laboratoire CNRS, Ensicaen, Université de Caen Basse-Normandie) à Caen, viennent d’établir un record ». Le communiqué est tombé fin mai. « MIL-101 est le matériau le plus performant pour stocker le CO2, principal gaz à effet de serre. » Plusieurs équipes de recherche viennent de démontrer que la poudre MIL-101 (Matériau de l’Institut Lavoisier) constitue le meilleur matériau actuel pour le stockage de CO2 à température ambiante : un mètre cube de ce matériau est capable de stocker près de 400 m3 de gaz carbonique à 25°C contre 200 m3 de CO2 pour les meilleurs solides commercialisés actuellement.« En 2005, le premier appel à projets de l’Agence nationale de la Recherche sur le stockage du C02 pour lutter contre le réchauffement climatique n’avait recueilli aucune réponse. A la seconde tentative en 2007, on ne comptait plus les candidatures », observe Jacques Léglise, délégué régional à la Recherche et à la Technologie en Basse-Normandie.

> La prise de conscience des problèmes environnementaux n’est pas nouvelle, mais le renforcement de la réglementation destiné à atteindre les objectifs fixés par le Grenelle de l’Environnement sur le plan national ou par le protocole de Kyoto à l’échelle mondiale, accélère la recherche et le développement de ce que l’on appelle les éco-matériaux : des matériaux destinés à un usage écologique ou durable, issus de ressources naturelles ou de matériaux recyclés.

Des critères régionaux

> Ces nouveaux matériaux présentent des enjeux dans tous les secteurs d‘activité, et notamment dans l’industrie du bâtiment et des travaux publics, grande consommatrice de ressources naturelles et d’énergie, et réputée pour sa production, en grande quantité, de gaz à effet de serre et de déchets en tous genres. Dans le cadre de son programme Défi’Nergie mis en place en partenariat avec l’ADEME pour améliorer la performance thermique du bâti existant, la Région entend soutenir et encourager l’utilisation de ces éco-matériaux. « Cela implique tout d’abord de les identifier, souligne Thierry Berthaux, chef du service Préservation des ressources Gestion des Risques à la Région, et c’est sur quoi nous travaillons actuellement ». Ophélie Noquet, étudiante en Master 2 Expertise et Traitement en Environnement à l’Université de Calais planche ainsi sur une définition régionale des éco-matériaux. « La deuxième partie de mon stage ressemblera plus à un état des lieux de ce qui se fait en Basse-Normandie ».
>

> Des initiatives locales bénéficient déjà d’un soutien de la Région. C’est le cas du laboratoire de l’Ecole Supérieure d’ Ingénieurs des Travaux de la Construction (ESITC) qui travaille actuellement sur la possibilité d’utiliser des sédiments des ports de Normandie (16 millions de tonnes par an) pour mettre au point de nouveaux matériaux de construction, et sur le recyclage des granulats des bétons de démolition (lire encadré).

Le lin s’ouvre à de nouveaux marchés

> Une dynamique s’instaure aussi autour de la valorisation du lin dans les matériaux.
> Financée par la Miriade (MIssion Régionale pour l’Innovation et l’Action de Développement Economique), une étude est en cours pour identifier les possibilités d’utilisation du lin dans les pôles de compétitivité bas-normands. Cette matière première renouvelable, dont la Normandie est la première productrice mondiale, laisse en effet envisager de belles perspectives « sur des marchés plus porteurs que le textile », souligne Jacques Léglise à la DRRT.
> Voici une dizaine d’années que l’équipe de Joël Bréard, du LMPG au Havre, et celle de Moussa Gomina au CRISMAT (laboratoire CNRS, ENSICAEN, UCBN) à Caen, y travaillent (Connexions n°21-juillet 2006).
> Dans le cadre du Centre National de Recherche Technologique Matériaux et en partenariat avec les sociétés normandes ACOME, OCI et Dehondt Technologies, « nous cherchons à promouvoir une filière de lin technique au service des transports du futur ». Un projet de création de campus Caen-Le Havre, dont l’Ensicaen sera un acteur majeur, est ainsi en cours.

> Toujours autour du lin, Seablade, jeune fabricant de kite-surf installé à Caen, sur le Nouveau Bassin depuis 2006, planche sur la mise en place de produits 100% écologiques, mêlant fibres de lin et résine à base d’huile de colza, de lin ou de ricin (Connexions n°28-décembre 2007). Ses partenariats avec le producteur Lamerant SA, et le fabricant ardéchois de fibres haute technologie Chomarat pourrait même bientôt aboutir à la création d’une nouvelle société sur Caen. « Nous sommes dans l’attente d’une fusion », confie Franck Provost, consultant pour Seablade.

> A Croissanville, Ecolit a été la première à proposer une litière pour chevaux composée à 100% d’anas de lin (Connexions n°29-mars 2008). En 1995, « j’ai construit la marque dans ce qu’on appelle une niche », explique Laurence Meunier, également présidente du pôle de compétitivité Filière équine. La demande croissante de litières de substitution pour pallier les problèmes d’une paille de plus en plus rare, qui plus est difficile à stocker et souvent allergène, fait aujourd’hui le succès du produit.

Du bois dans le plastique

> En Basse-Normandie, la filière bois présente un fort potentiel pour développer de nouveaux matériaux plus respectueux de l‘environnement. A l’Institut Supérieur de Plasturgie d’Alençon (ISPA), Christian Gondard, directeur des relations industrielles de l’ISPA défend ainsi la création d’une nouvelle filière autour des bois polymères : ces matériaux souples composés de fibres naturelles et de plastiques autorisant des choses très novatrices notamment dans l’ameublement (Connexions n°28-décembre 2007). L’initiative est soutenue par le CESR et suscite l’intérêt de plusieurs industriels de la plasturgie et du bois: Barrain et James Ebénistes dans la Manche, Arkema dans l‘Eure, Aswood, spécialisée dans les farines de bois près d‘Honfleur.
> Demain, les éco-matériaux, et plus largement l’éco-conception permettront aux PME-PMI de prendre l’avantage sur leurs concurrents. Dans ces domaines, la mise en place d’outils d’aide à la décision par l’ADEME et la Direction Régionale de l’Industrie et de l’Environnement ouvre de réelles opportunités pour les entreprises."

À retenir

> > Qu’est-ce qu’un éco-matériau ?
> S’il n’existe encore aucune définition officielle, on peut toutefois qualifier d’éco-matériau un élément de construction dont l’énergie nécessaire à sa fabrication et à sa mise en œuvre génère le moins d’impact possible sur l’environnement.


Par Arnaud - Publié dans : Energie - Communauté : objectif Nord
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Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /2008 07:55

Un petit outil gratos trouvé sur le net : la calculette solaire. Celle ci vous permet de calculer le nombre d'heures d'ensoleillement sur votre logement ou futur logement et elle le convertit en puissance énergétique. Utile pour ceux qui veulent faire construire ou installer un panneaux solaire.

A votre calcul sur :

http://www.solar-indice.com/calculette.html

Par Arnaud - Publié dans : Energie - Communauté : Les blogs citoyens
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Samedi 26 juillet 2008 6 26 /07 /2008 07:08

Projet de stockage de déchets radioactifs : qui oserait être candidat ?

jeudi 24.07.2008, 05:32 - La Voix du Nord

 Les pancartes avaient fleuri contre le projet de centre de stockage de déchets ultimes (même pas radioactifs, ceux-là) ...

|  ENVIRONNEMENT |

Une psychose se développera-t-elle après l'appel à candidatures concernant, notamment, le secteur d'Hazebrouck pour créer un centre de stockage pour les déchets radioactifs de faible activité à vie longue (FA-VL) ?

 

On se souvient de la mobilisation qui s'était levée comme une tempête à travers la Flandre intérieure contre la variante d'autoroute A24. Plus récemment, la levée de boucliers contre la boucle d'essais ferroviaires, le fameux locodrome, a déplacé des foules. Et ça gronde de plus en plus contre Flamoval.

Un appel à candidatures vient d'être lancé par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA). Nous l'évoquions dans notre édition d'hier déjà, dans la rubrique Bonjour. Le secteur d'Hazebrouck, vraisemblablement le canton d'Hazebrouck nord, figure parmi les zones prospectées, soit quelques communes de Flandre seulement sur un total de 3 115 dans toute la France. Certains élus ont reçu le dossier et vont en parler à leur conseil municipal. D'autres n'ont rien reçu, à l'image de Jean-Pierre Allossery, maire d'Hazebrouck et conseiller général du canton. On imagine guère comment un maire élu en mars viendrait défendre ici l'idée de poser la candidature de sa commune.

La fibre environnementale semble suffisamment chatouilleuse en Flandre pour mobiliser les foules si, d'aventure, un conseil municipal se laissait séduire par les arguments, financiers notamment, des promoteurs du projet. Pour l'instant, répétons-le, il ne s'agit que d'un appel à candidatures, diffusé depuis la mi-juin et avec une date limite de réponse pour le 31 octobre afin que l'ANDRA puisse proposer fin décembre au gouvernement des zones où approfondir la question parmi les candidatures qui seraient retenues (lire ci-contre l'échéancier et les détails techniques).

La sélection des communes sollicitées s'est effectuée sur une base géologique : un sous-sol bien particulier et imperméable pour y abriter le centre de stockage de déchets radioactifs. Cet argumentation est encore dans la mémoire des habitants de Lynde. Ils l'avaient entendue à propos du projet de centre de stockage des déchets ultimes... qui avait finalement été refusé, entraînant au passage la chute de la municipalité de l'époque qui l'avait défendu. Y aurait-il des élus en Flandre qui auraient envie de courir un tel risque en faisant acte de candidature pour ce nouveau projet ? • C. T.

Par Arnaud - Publié dans : Energie - Communauté : objectif Nord
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /2008 11:49

C
ommuniqué de presse des Verts du 18 juillet 2008

 

Demain, on rase gratis et on fait du nucléaire sans danger

 

Après Tricastin, Roman sur Isère. Et Après? Que doit-on attendre pour mettre sous haute surveillance l'ensemble des sites nucléaires en France ? Nous voyons déjà les méfaits à très court terme de cette source énergétique épuisable, gravement polluante et dangereuse dès aujourd'hui pour tous et toutes, en particulier les riverains de ces sites.

 

Oui, la France est la plus grande poubelle nucléaire mondiale. Non, nous ne savons pas contrôler et stopper les risques. Ces deux incidents graves le prouvent une fois de plus.

 

Cela prouve également que l'industrie nucléaire n'est pas une chance pour la France et le monde en général, mais un élément destructeur et sans issue : sans issue parce que dangereux, sans issue parce que toujours lié à des lobbies économiques hégémoniques et sans scrupule face à l'environnement et la santé, sans issue parce que toujours en contradiction avec les principes de transparence et d'information citoyenne qu'est en devoir d'exiger notre démocratie.

 

Ainsi, les Verts et leurs parlementaires estiment que lumière doit être faite sur l'état de notre industrie nucléaire, des déchets et de leurs méfaits déjà existant et à venir. Il demandent en urgence une commission d'enquête indépendante durable qui donne des informations publiques et continue sur tous les sites nucléaires français et leur impact sur l'environnement et la santé à proximité.

 

Les Verts demandent que soient fermé tout site sur lequel existe un risque et que soient mandatés des unités scientifiques indépendantes pour évaluer et contrôler la situation.

 

Ils demandent enfin que l'on regarde en face la réalité de la capacité nucléaire pour résoudre la crise énergétique : avec ses pauvres 17% de production énergétique en France et ses 3% au niveau mondial et quand on voit déjà les ravages que cette poussière énergétique produit, Les Verts demandent à ce que la question soit posée : "est-ce bien nécessaire?".

 

Les Verts rappellent que l'industrie des énergies renouvelables crée proportionnellement dix fois plus d'emplois que l'énergie nucléaire, et que la France continue cependant à investir des milliards dans cette industrie. Ils rappellent également qu'un véritable programme d'économie et d'efficacité énergétique peut diviser par deux notre consommation d'énergie, rendant progressivement caduque ce "plus énergétique" atomique, qui plus est, vendu à tour de bras à nos voisins européens...

 

En d'autres termes, quand M. Borloo arrêtera-t-il de conseiller aux automobilistes de rouler moins vite et assumera-t-il une baisse de la vitesse autorisée des voitures de 20 km heures pour gagner rien moins que 20% de consommation d'essence pour les mêmes trajets? Quand interdira-t-on - comme promis par le même M. Borloo lors des conclusions du Grenelle - les lampes à incandescence? Quand repensera-t-on un aménagement du territoire fondé sur l'économie, la solidarité et l'efficacité énergétiques au lieu de continuer la construction d'autoroutes et des politiques de promotion de l'étalement urbain?

 

Le développement de l'industrie nucléaire s'est avéré une fois de plus ennemi de la démocratie et de la santé de tous. Les Verts demandent une réaction du gouvernement dès aujourd'hui pour que cesse à terme en France la production et l'utilisation de cette énergie. Ils demandent enfin qu'une vaste étude indépendante permette de surveiller et de rendre inoffensifs les déchets radioactifs trop souvent mal conditionnés et enfouis sous terre ou dans les océans sans surveillance.

Par Arnaud - Publié dans : Energie - Communauté : Les blogs citoyens
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