dossier Flamoval incinérateur

Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /2009 13:08

Après  plusieurs contacts et rencontre, hier s’est déroulé avec plusieurs élus locaux une conférence de presse en présence de la Voix du Nord et du journal des Flandres. Cette initiative a vu le jour en réaction à l’article de Monsieur Hervé Saison, Maire de Hondschoote et Vice Président du SMFM, syndicat porteur du projet Flamoval.  Je vous laisse découvrir par le lien ici le contenu de notre intervention  collective et notre demande d’un moratoire d’un an sur ce projet ainsi que la mise en place d’un débat public contradictoire.

 

Pour ma part, je suis intervenu à titre personnel sur quelques points :

 

-          Ce qui est dommageable dans ce dossier c’est qu’on nous assène des affirmations qui ont valeur de vérité absolue non critiquable. Et l’article de Monsieur Hervé Saison  en est un exemple parfait. Tellement non critiquable que ma demande de débat contradictoire sur le sujet a été rejeté par Monsieur Saison lors du conseil municipal d’Hondschoote du 28 novembre 2008. Pourtant le cout financier, le cout sanitaire, le cout écologique, le cout social  de ce projet d’incinérateur demande qu’on étudie fortement d’autres alternatives !

 

-          J’aurais aimé que soit mis sur le même plan « incinération » et « autre procédé » pour la gestion de nos déchets. Qu’on étudie de façon approfondi les alternatives et les projets qui permettent de diminuer l’impact de nos déchets. Or le moratoire voter par le SIROM le 1er décembre 2008  pour étudier le Biopresse par exemple se voit déjà balayé lors du Conseil Municipal d’Hondschoote du 19 janvier 2009 en m’expliquant que le Biopresse n’est pas une solution. 10 ans pour nous préparer à un incinérateur… 2 mois pour éliminer toutes alternatives !!!!

 

-          Le risque de l’aboutissement de Flamoval c’est d’annuler toutes les actions qui vont dans le sens de la réduction des déchets à la source, du réemploi et du recyclage  puisque finalement les citoyens payeront cher et pendant de longues années pour que brule une grosse partie de nos déchets ! L’effet pédagogique à l’envers !

 

-          La question de la surcapacité de l’incinérateur reste entière sachant que nous devrons réduire nos déchets par les directives européennes et françaises. Les déchets doivent être pris comme une ressource. Nos amis belges arrivent bien à valoriser 57% des OM alors qu’en France  nous en sommes  autour de 20%. Nous avons encore donc une grande marge de progression !

 

Attendons  la parution de notre communiqué dans les jours et semaines qui suivent en espérant une réponse du Syndicat Mixte Flandre Morinie porteur du projet… A Suivre !

Par Arnaud - Publié dans : dossier Flamoval incinérateur - Communauté : objectif Nord
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /2009 06:54

L'Europe vient de se doter d'une directive cadre européenne sur les déchets qu’il faut « maintenant décliner en France, tout en s'appuyant sur les avancées fortes issues du Grenelle de l'environnement » a déclaré Chantal Jouanno.

 


La question de la valorisation des matières organiques issues de nos poubelles constitue « aujourd'hui un enjeu réel et parfois un véritable casse-tête pour les collectivités » a déclaré la secrétaire d'Etat à l'Écologie.

 

«  Même si la priorité reste la prévention, le tri et le recyclage, la question de la valorisation des déchets organiques issues de nos poubelles constitue aujourd'hui un enjeu réel et parfois un véritable casse-tête pour les collectivités » a ajouté la secrétaire d'Etat à l'Écologie.

 

Selon Chantal Jouanno, les questions qui se posent aux collectivités locales sur la gestion des déchets organiques sont aussi diverses que de savoir s’il faut imposer une collecte sélective à la source des matières organiques, s’il faut collecter tous les déchets ensemble avant de trier sur le site de traitement, …

 

Il est aussi nécessaire de réfléchir aux questions de qualité du compost avant retour au sol, de problèmes de nuisances olfactives, … C’est dans cette perspective que Chantal Jouanno visitera l’usine de méthanisation sur ordures ménagères de Varennes-Jarcy.

 

source : www.actualites-news-environnement.com

 

Et nous, nous en sommes encore à mettre d'abord en place un incinérateur...

Par Arnaud - Publié dans : dossier Flamoval incinérateur - Communauté : objectif Nord
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Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /2009 15:36

Dernière nouvelle Flamoval

 

Je dois me rendre au commissariat de St Omer ce jeudi 14h00. Après renseignement de l’objet de cette convocation, c’est une enquête au sujet de Flamoval de la part du plaignant et de concordance à vérifier entre des menaces subit par les porteurs du projet et l’activité de mon blog.  Ayant toujours sur mon blog dénoncé tout agissement violent qui discrédite l’action des opposants à ce projet d’incinérateur,  je ne vois pas ce que l’on peut me reprocher sauf de me faire déplacer à trois quart d’heures de chez moi en semaine !

 

A suivre…

Par Arnaud - Publié dans : dossier Flamoval incinérateur - Communauté : objectif Nord
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Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /2009 08:46

Baudelet a accueilli, hier, sur son site, Joël Duquenoy, maire d'Arques et président de la communauté d'agglomération de Saint-Omer. Une visite guidée lui a été proposée, à la suite des propos qu'il avait pu tenir en juillet. L'entreprise a souhaité jouer la transparence. PAR MARIE JANSANA

 

hazebrouck@lavoixdunord.fr Le dirigeant de Baudelet, Bernard Poissonnier, a convié hier dans ses locaux de Blaringhem le président de la CASO et maire d'Arques, Joël Duquenoy. «  Nous avons lu dans la presse des choses assez déplaisantes, explique en introduction, Bernard Poissonnier.  » Après la manifestation anti-Flamoval du 18 juillet, dans la commune d'Arques où doit s'implanter l'incinérateur, Joël Duquenoy avait, dans nos colonnes, évoqué la société Baudelet. L'entreprise «  va recevoir 100 000 tonnes d'épaves de voitures (et) a demandé au SCOT (schéma de cohérence territoriale) une extension de son site de 25 hectares sur Wittes, pour stocker des terres polluées », avait-il déclaré.

Nous n'avons pas cherché la polémique (...) et nous avons invité M. Duquenoy à discuter.


L'établissement de stockage et de valorisation de déchets a donc préféré recadrer les choses. Sans toutefois s'étendre sur sa position concernant Flamoval, ne voulant pas être considéré «  comme les empêcheurs de tourner en rond » de l'incinérateur.


Le message sur lequel a insisté le directeur général est le respect des réglementations en matière d'environnement. «  On dit : "Baudelet est un gros pollueur." Au contraire, nous dépolluons », explique le dirigeant, rappelant par exemple son savoir-faire dans le traitement des eaux.


Joël Duquenoy s'est dit satisfait de la visite guidée et de la «  réunion de travail » qui a précédé. «  Nous avons renouvelé le dialogue. Puis, nous avons étudié le projet d'extension (...). Enfin, chacun a pu évoqué son point de vue », raconte-t-il.


Concernant Flamoval, il explique : «  À terme, nous serons obligés de travailler avec un partenariat public-privé. Nous avons des compétences, Baudelet aussi. Nous pourrions travailler en complémentarité. » Au sujet de l'enfouissement des déchets, « je suis toujours un peu réservé sur la démarche, mais aucune solution de traitement de déchets n'est totalement satisfaisante. » Et de rappeler, qu'il n'est pas question de revenir sur Flamoval. «  Les marchés sont déjà signés. »


La Voix du Nord

Je vous donnerais des infomations bientot sur les actions locales par rapport à ce pojet... A suivre!
Par Arnaud - Publié dans : dossier Flamoval incinérateur - Communauté : objectif Nord
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Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /2009 09:00
Pour financer les frais d'avocat, un collectif contre le projet d'incinérateur Flamoval vend des autocollants "Non à Flamoval" pour 1€

J'en ai 100 en ma possession, n'hésitez pas à me contacter si vous en voulez...
Par Arnaud - Publié dans : dossier Flamoval incinérateur - Communauté : objectif Nord
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Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /2009 08:22

« Le projet de l'incinérateur FLAMOVAL est l'un des plus gros au nord de Paris »

dimanche 16.08.2009, 04:42 - La Voix du Nord

 

 «Qu'auriez-vous fait à la place?», demande le vice-président Hervé Saison à ses détracteurs. «Qu'auriez-vous fait à la place?», demande le vice-président Hervé Saison à ses détracteurs.

| HONDSCHOOTE |

Où en est le projet FLAMOVAL, qui doit être lancé prochainement ? Le point avec Hervé Saison, vice-président du Syndicat mixte Flandre Morinie (SMFM).

 

André Bonnier, démissionnaire du poste de président du Syndicat mixte Flandre Morinie (SMFM), Hervé Saison, vice-président et représentant le Sirom Flandre Nord, sont souvent interrogés sur l'évolution et le pourquoi d'un tel projet d'incinérateur, notamment par un élu de West-Cappel et un autre de Rexpoëde.

 

« Pourquoi un tel projet ? » Hervé Saison répond : « Qu'auriez-vous fait à la place ? Pas de réponse.

.. » Il précise qu'il est logique que le public s'interroge et que ce projet est l'aboutissement d'une réflexion de dix ans sur les procédés à mettre en oeuvre.

 

Certains reprochent que l'énergie fournie ne servira qu'à alimenter l'usine. « Faux, rétorque Hervé Saison. 25 000 foyers des alentours bénéficieront de cette énergie. » Il ajoute que ce type d'installation est préconisé par le Grenelle de l'environnement. Chantal Jouanno, secrétaire d'État chargée de l'Écologie, aurait même adressé une lettre d'encouragement au SMFM.

Parmi les détracteurs du projet, figure le patron de l'usine Bonduelle, à Renescure, qui aurait incité ses ouvriers à manifester.

Hervé Saison croit à ce projet. Selon lui, en période de récession économique, « il faut se mobiliser par la relance de l'investissement public. Ce projet de 80 millions d'euros directement injectés dans l'économie locale est l'un des plus gros au nord de Paris, avec le canal Seine-Nord et le stade de Lille  ».

 

Transparence

Le vice-président souhaite aussi que cesse la polémique sur une augmentation du nombre de cancers. « On a toutes les garanties de rejeter le minimum de dioxine grâce aux traitements des fumées qui seront doublés, voire triplés et contrôlés en permanence, par souci de transparence. » Dans cette usine, qui n'est pas classée Seveso comme Arc International, « on éliminera 92 500 tonnes d'ordures ménagères par an, à peine 50 % du gisement total ». Pour le reste, on utilisera d'autres filières (ici pas question de recycler du verre). La possibilité d'un centre de valorisation organique, pour recycler les fermenticides et produire du méthane qui serait réinjecté dans les circuits urbains, est déjà étudiée.

Sur l'ensemble de l'opération, 1 000 personnes vont graviter deux ans durant et participer à la construction de l'usine dans la zone industrielle venant d'Hazebrouck (Porte de l'Aa) à l'intersection des régions Flandre, Morinie et Val de Lys - d'où l'appellation FLAMOVAL.

En matière de recyclage, le site produira du mâchefer qui servira comme matériau de sous-couche pour les routes.

Enfin, l'ensemble des délibérations depuis 1998 a été pris à la quasi-unanimité : à l'exception de deux ou trois élus.



Quelques éléments personnels  à l’article de Monsieur le Maire :


-          « Qu’auriez vous fait à la place ? » Une pléthore d’initiatives existe  pour permettre une alternative à l’incinération qui est comme le dit le grenelle le recours ultime à la gestion de nos déchets. Prenons l’exemple que  j’ai découvert récemment de l’agglomération du Creusot qui a inauguré il y a peu un centre de recyclage et valorisation de ses déchets.  Vous le démontrez vous-même Monsieur le Maire, dans ce projet que vous nous proposez, la valorisation organique viendra (peut-être) après. Ne marche-t-on pas à l’envers ? Des centres de valorisation et recyclages locaux n’auraient-il pas eux aussi produits des emplois de proximité non délocalisables ? Et les emplois qui risquent d'être supprimés chez Bonduelle, vous n'en parlez bizarrement pas.

 

-          Vous parlez de l’utilisation de la chaleur pour 2500 foyers sans nous préciser le mode de distribution et la déperdition produite. Cela compensera-t-il la venue de camions qui transporteront les déchets de 159 communes.

 

-          Parler du Mâchefer comme recyclage est assez osé puisqu’il est le fruit des restes de l’incinération qui sera de plus en plus contrôlé en terme de toxicité. Sans dire mot des déchetteries actuelles ou il y a dejà du travail à faire pour sécuriser les matériaux à risques entreposés. 

 

-          Sur le plan sanitaire, il est impossible de garantir une totale inoffensivité des rejets comme le souligne le communiqué récent du CNIID. Et des exemples montrent que l'infaillibilité des installations n'existent pas...

 

-          Enfin pour ne pas prolonger la liste (voir dans la rubrique "mes interventions en conseil municipal" ou "dossier projet incinérateur Flamoval") vous justifiez la transparence par le vote à une grande majorité des délibérations. Ces délibérations issus des différents syndicats n’ont pas permis de débats ni au sein des différents conseils municipaux (en tout les cas sur Hondschoote) ni au sein de la population.  La démocratie se pratique via des représentants pour prendre des décisions mais elle doit permettre aussi d’appréhender avec l’ensemble des citoyens des sujets qui font leur quotidien et qui les concerneront  (financièrement, sanitairement  et écologiquement) pendant des années.

Par Arnaud - Publié dans : dossier Flamoval incinérateur - Communauté : objectif Nord
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Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /2009 07:01

L’OPPOSITION AUX INCINÉRATEURS DE DÉCHETS ET AUX DÉCHARGES EST-ELLE DOGMATIQUE ?


Les substances chimiques ont envahi notre quotidien et entrent désormais dans la composition de quasiment tous les objets de notre vie : produits de ménage, de toilette, textiles, jouets, mobiliers, matériaux de construction, équipements électroniques, alimentation, emballages, ustensiles de cuisine…


100 000 substances chimiques différentes sont commercialisées et selon l’INRS [1] , 364 agents chimiques classés CMR (cancérigènes, mutagènes et/ou reprotoxiques) ont été utilisés en France, en 2005, à hauteur de 4, 8 millions de tonnes.


Pour reprendre les paroles de Jacqueline Mc Glade, directrice de l’Agence Européenne pour l’environnement, en 2004, « nous nous réjouissons tous de bénéficier des activités économiques à l’origine de ces polluants, mais ce n’est qu’à présent que nous commençons à constater les conséquences réelles de cette expérience à grande échelle réalisée sur la santé des enfants. » [2]


L’incinération de tous ces biens arrivés en fin de vie contribue un peu plus à la dissémination des polluants qu’ils contiennent et, pire, entraîne la formation de nouveaux polluants. Les toxiques contenus dans les matériaux sont libérés dans l’environnement par l’entremise des fumées et des cendres (400 kg/tonne). Les filtres apposés sur les cheminées vont retenir une partie de ces polluants, pas tous car la plupart ne sont pas mesurés, mais ils ne les détruisent pas, il faudra ensuite les stocker dans des décharges pour déchets dangereux.


L’élimination est un mythe, tout se transforme comme nous l’a appris Lavoisier. Les substances toxiques contenues dans les déchets ne disparaissent pas sous l’action du feu. L’incinérateur « propre » est une légende, tout comme la production d’énergie verte qui lui est associée. 40 % des déchets ménagers sont d’origine fossile, donc d’origine non renouvelable et, la production d’1 kwh d’énergie, issue des déchets, émet 1 kg de CO2, tandis que le gaz n’émet que 330 g de CO2 et, le fuel, 436 g. [3] L’incinération des déchets, loin d’être un moyen de lutter contre le réchauffement climatique, au contraire, y contribue activement.


Les incinérateurs de déchets et les décharges polluent l’air, le sol et les ressources en eau, ceci est donc un fait, et non une croyance. Vouloir réduire toute incertitude comme le fait l’industrie de l’incinération, avec la caution de certains scientifiques, relève de la fuite en avant et surtout de la perte d’un temps précieux. Les effets, parfois à long terme, sur l’organisme par les polluants chimiques, sont une difficulté supplémentaire à faire reconnaître le lien de cause à effets et permet ainsi à l’industrie de gagner du temps en assurant que la nouvelle génération d’incinérateurs est sans danger, contrairement aux précédents dont la responsabilité dans la survenue de cancers a été démontrée. Lorsque des risques sont identifiés et, c’est le cas pour l’incinération des déchets, ceux-là devraient être évités. C’est tout le sens de l’application du principe de précaution. Prenons l’exemple des PCB pour illustrer notre propos. Entre janvier et avril 2008, la plupart des fleuves français, mais aussi des rivières ont été frappés d’interdiction de consommation et de commercialisation de certains poissons. La France découvre l’ampleur de la contamination de ses fleuves par les polychlorobiphényles (PCB), plus connus sous le nom de pyralène ou phénoclor. [4]


Pourtant, dans les années trente, certains éléments permettaient déjà d’affirmer, parfois avec un faible degré de preuve, que les PCB pouvaient empoisonner l’être humain. L’application du principe de précaution à cette époque aurait empêché la formation de l’héritage toxique que nous connaissons aujourd’hui. [5]


C’est exactement le même problème pour l’incinération des déchets. Selon l'Invs [6] : "Le risque éventuel en excès en lien avec les émissions actuelles des incinérateurs pourrait être évalué seulement dans 10 à 20 ans". La question est donc de savoir si attendre 10 ou 20 ans est acceptable lorsque des alternatives sont disponibles. Certaines collectivités françaises et étrangères ont, à maintes reprises, prouvé qu’il était possible de traiter 60 à 70 % des déchets ménagers grâce à une réduction des déchets à la source, au compostage, à la méthanisation et au développement de la réparation et du recyclage. Pour les 30 % restants, nul besoin de construire de nouvelles installations, le parc actuel d’incinérateurs y suffira largement, c’est le plus grand d’Europe !


Florence Couraud, ex-directrice du CNIID

Serge Orru, Directeur Général du WWF-France

 

 

[1] Anne-Corinne Zimmer, Polluants chimiques, enfants en danger, Editions de l’atelier, 2009.

[2] « Signaux précoces et leçons tardives : le principe de précaution 1896-2000 ». Problèmes environnementaux, rapport n°22. Agence européenne de l’environnement, Copenhague, 2001, Institut français de l’environnement, Orléans, 2004.

[3] Institut national de veille sanitaire.

[4 Institut national de recherche et de sécurité

[5] Quatrième conférence ministérielle sur l’environnement et la santé du bureau européen de l’Organisation mondiale de la santé, Budapest, 2004

[6] Jean-François Patingre, journée technique de l’ORDIF (observatoire régional des déchets en Île de France) sur la valorisation énergétique des déchets, 23 avril 2009.


source : WWF
Par Arnaud - Publié dans : dossier Flamoval incinérateur - Communauté : objectif Nord
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Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /2009 07:59

Flamoval correspond aux critères du Grenelle 1 »

mercredi 29.07.2009, 04:45 - La Voix du Nord

|  RÉACTION |

Jeudi, Joël Duquenoy a déposé plainte contre les manifestants qui ont battu le pavé le samedi 18 juillet contre Flamoval. Jeudi aussi, le Parlement adoptait le Grenelle 1, qui fixe les grandes orientations de la France en matière de transport, d'énergie et d'habitat. Pas de moratoire contre l'incinération. Et un texte qui corrobore les orientations du projet audomarois.

 

 

«  Flamoval est en cohérence avec le Grenelle 1. » Hier en conférence de presse, Joël Duquenoy, maire d'Arques, où doit s'implanter l'incinérateur, et président de la communauté d'agglomération de Saint-Omer (CASO), l'assène. Comme un coup supplémentaire aux opposants, l'article 41 de la loi sur le Grenelle de l'environnement à la main. Il égrène les points mis en exergue par l'article et les compare au projet audomarois.

 

Pas de moratoire contre l'incinération. «  Le Grenelle reprend les installations d'incinération dans les moyens d'élimination des déchets. Donc nous sommes en cohérence », insiste Joël Duquenoy. La loi impose de réduire et de valoriser les déchets : «  La CASO est en avance. Nous valorisons 40 % des déchets à travers le papier, le carton, le verre ». Elle demande de mettre en place le compostage : plus de quatre mille composteurs ont élu domicile dans les jardins des habitants du territoire communautaire. «  Une étude est en cours, financée par l'ADEME (agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et la Région, pour améliorer la gestion des déchets », insiste Joël Duquenoy. L'Audomarois serait précurseur : des foyers témoins serviraient de cobayes pour voir comment améliorer le tri.

 

Le Grenelle 1 impose aux installations de valoriser l'énergie : ce serait le cas à Flamoval, qui pourrait alimenter en chauffage le futur écoquartier de la zone d'aménagement concerté (ZAC) de la Forêt. Enfin, il impose de sous-dimensionner les équipements. «  On produit 115 000 tonnes de déchets, Flamoval a une capacité de 92 500 tonnes. Nous sommes en parfaite harmonie avec le Grenelle 1, insiste Joël Duquenoy. Bien sûr, Grenelle 2 va préciser certaines choses. » Il sera discuté à l'automne.

 

« Elle n'a pas en charge la gestion des déchets »

D'ici là, les langues ont encore le temps de se délier, autour du projet d'incinérateur. Mais l'élu calme les ardeurs, et notamment celles de Françoise Hostalier, députée de la quinzième circonscription du Nord (UMP), qui dénonçait la semaine passée dans nos colonnes l'attitude du maire d'Arques lors de la manifestation du samedi 18 juillet, qui avait conduit les opposants au projet jusqu'à sa mairie.

 

«  Double discours », rétorque Joël Duquenoy. «  Tous les parlementaires ont voté » - à part le PCF et les Verts, qui se sont abstenus -, note l'édile. «  Ça veut dire qu'à Paris, Françoise Hostalier n'est pas contre, mais que sur son territoire, elle l'est. Il est facile pour elle de réagir ainsi : elle n'est ni maire, ni responsable d'une intercommunalité. Elle n'a donc pas en charge la gestion des déchets. » •

JENNIFER-LAURE DJIAN

Par Arnaud - Publié dans : dossier Flamoval incinérateur - Communauté : Les blogs citoyens
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /2009 09:02

Il serait plus sage de remettre tout à plat...non! J'en appelle aux élus de tout bord qui soutiennent le projet et notamment l'équipe majoritaire d'Hondschoote pour demander l'arrêt du dossier et retrouver de la sereinité afin d'avancer réellement sur la gestion de nos déchets.

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Françoise Hostalier dénonce l'attitude du maire d'Arques

vendredi 24.07.2009, 04:46 - La Voix du Nord


 Françoise Hostalier, députée du Nord, monte au créneau après les propos tenus par le maire d'Arques, Joël Duquenoy. Françoise Hostalier, députée du Nord, monte au créneau après les propos tenus par le maire d'Arques, Joël Duquenoy.

|  FLAMOVAL |

Les effets sismiques de la manifestation anti-Flamoval de samedi, par les salariés de Bonduelle, continuent de se faire sentir. Après la réaction du maire d'Arques, Joël Duquenoy, qui a porté plainte en dénonçant des menaces, voici celle, tout aussi ferme, de la députée de la quinzième circonscription du Nord Françoise Hostalier (UMP), opposée à l'incinérateur.

 

Dans un communiqué adressé hier, la députée UMP de la quinzième circonscription, Françoise Hostalier, a souhaité réagir aux propos tenus dans nos colonnes par le maire d'Arques et président de la communauté d'agglomération de Saint-Omer (CASO) (notre édition de mercredi). Joël Duquenoy, encore irrité par la manifestation contre l'incinérateur Flamoval qui avait conduit les salariés de Bonduelle jusqu'à l'hôtel de ville d'Arques, avait alors dénoncé l'attitude des salariés, qu'il estimait menaçante. Puis avait développé ses arguments pour s'insurger contre « la réaction tardive » du groupe Bonduelle, évoquant de manière implicite ce qui selon lui apparaissait comme la manipulation des salariés par la direction.

Hier, l'élu a porté plainte au commissariat de police de Saint-Omer, expliquant avoir entendu, lors de la manifestation : « Faites attention à vous et aux biens publics. La prochaine fois, nous ne serons plus pacifiques. » La députée du Nord et conseillère régionale n'y va pas par quatre chemins et tire à boulets rouges sur le maire d'Arques.


« Il s'est permis d'insulter »

« Lors de la rencontre entre Joël Duquenoy, une délégation des employés de l'entreprise Bonduelle, des producteurs de légumes, des employés des entreprises de transport et des entreprises de sous-traitance, celui-ci a perdu tout contrôle et s'est permis d'insulter des femmes et des hommes qui ne faisaient que manifester pour exprimer leurs craintes vis-à-vis de leur emploi. Personne ne peut nier la réalité des risques écologiques que créera cet incinérateur. Personne ne peut nier les risques d'atteinte à l'image et à la réputation de l'entreprise Bonduelle de Renescure qui s'étendra à toute la marque. Pourquoi refuser de voir cette vérité en face ? », interroge-t-elle.


« Toutes celles et ceux qui continuent à soutenir la construction de l'incinérateur doivent assumer leur responsabilité sans chercher de bouc émissaire. J'attends avec impatience de pouvoir lire le motif du dépôt de plainte dont le maire menace des ouvriers inquiets de leur avenir ! Pris à contre-pied, il joue les martyrs pour se donner bonne conscience et cette attitude prouve le trouble croissant dans lequel se trouvent les porteurs du projet. » Dans le bras de fer entre les opposants et les partisans de Flamoval, Françoise Hostalier apporte ainsi son soutien catégorique au groupe Bonduelle. Une manière pour la députée de montrer qu'elle défend l'emploi dans sa circonscription. Mais cette réaction tranchée, à l'image de la manifestation de samedi, n'intervient-elle pas tardivement à l'heure où la cause de l'incinérateur semble déjà entendue ? • OLIVIER PECQUEUX

Par Arnaud - Publié dans : dossier Flamoval incinérateur - Communauté : objectif Nord
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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /2009 04:25

Démonstration de force de Bonduelle et bras de fer en perspective

dimanche 19.07.2009, 04:47 - La Voix du Nord

 La délégation quitte le maire d'Arques. Et remonte ses troupes qui ne se démobilisent pas. La délégation quitte le maire d'Arques. Et remonte ses troupes qui ne se démobilisent pas.

|  FLAMOVAL |

À l'appel des salariés de Bonduelle, 1 200 à 1 300 personnes ont participé hier à la manifestation contre l'implantation de l'incinérateur Flamoval prévue sur la porte multimodale de l'Aa. Des véhicules ont défilé par centaines, entre Renescure et Arques. Une mobilisation conséquente, et des tensions de plus en plus palpables...

 

PAR MARC LE TELLIERET GWÉNAËLLE LAVENANT

hazebrouck@lavoixdunord.fr PHOTOS JEAN-PIERRE BRUNET

14 h 10.- « Votre présence est indispensable. Soyons nombreux afin de démontrer notre inquiétude. » Les consignes répétées du comité d'établissement portent leurs fruits. De Cassel ou du centre de Renescure, des dizaines de voitures convergent vers la Woestyne. Joël Jourdain, secrétaire du CE, s'improvise aiguilleur. Au bord de la départementale, une trentaine de tracteurs.

14 h 30.- Munis d'une pointeuse, des salariés comptent les véhicules pénétrant dans l'enceinte : 340 voitures à une demi-heure du départ. Devant l'entrée, les riverains du Smetz patientent. «  Nous sommes en assistance. Être présent ici, c'est déjà trop. Si l'on tient compte des vents dominants, la situation de Bonduelle est pire que la nôtre. Jamais nous n'aurions dû en arriver là », témoigne Daniel Desmont. Pour le maire de Renescure, Jean-Pierre Decool, fragiliser Bonduelle est une hérésie : «  90 % des revenus de l'intercommunalité proviennent d'ici. » 15 h 05.- Le cortège vert et blanc s'élance. Interminable.

15 h 55.- Une voiture de police passe le pont de Flandres à Arques. Les coups de klaxons et les motards pétaradants vêtus de gilets CFDT pointent le bout de leur nez. Le centre-ville est bloqué. De Renescure déserté, on perçoit les clameurs.

16 h.- « Les premiers tracteurs quittent Renescure ! » lâche Joël Jourdain du bout de son porte-voix, rue Adrien-Danvers. 500 voitures, 84 tracteurs et 41 camions sont comptabilisés par les forces de l'ordre. Ce joli monde commence à s'entasser sur la Grand-place d'Arques.

16 h 20.- Les sept titulaires du comité d'établissement de Bonduelle s'avancent, portant une palette de conserves, vers la mairie, où ils sont reçus par les élus, menés par le maire Joël Duquenoy (lire ci-dessous). L'échange durera une bonne demi-heure.

17 h.- Remontés comme des pendules, les représentants du personnel l'assurent, devant les centaines de personnes de la place : « À la deuxième manifestation, nous serons plus nombreux. » 17 h 10.- «  Tous ensemble, tous ensemble ! » On chauffe les troupes et on sonne le départ.

Chacun grimpe dans son véhicule, direction Renescure. L'avenue du Général-de-Gaulle n'est qu'un immense bouchon klaxonnant.

18 h 15.- Les manifestants se présentent à Renescure, où les attendent élus, associations écologistes et trois générations de la famille Bonduelle pour trois quarts d'heure de discours devant cinq à six cents personnes. Au fronton de la mairie, claque un drapeau vert et blanc.

Par Arnaud - Publié dans : dossier Flamoval incinérateur - Communauté : objectif Nord
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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /2009 12:24
Pour REAGIR à l'autorisation donnée par le préfet : APPEL à MOBILISATION
 
Le samedi 18 juillet 2009
 
Le comité d'établissement Bonduelle de Renescure organise une manifestation contre l'incinérateur Flamoval.
 
Les salariés de Bonduelle souhaitent votre soutien et votre participation à cette manifestation.
 
Entrée sur le site de Bonduelle à partir de 14 h
Départ 15 h en convoi jusqu'à la mairie d'Arques.
 
Voir en pièce jointe le territoire concerné par FLAMOVAL
 
Ne baissons pas les bras !  Venez nombreux, avec vos connaissances, vos amis. Informons la population,  faites passer le message.
A samedi.      


AGIR ENSEMBLE POUR NOTRE ENVIRONNEMENT
Pierre ROLIN Président
210 rue Bain  59660 HAVERSKERQUE
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Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /2009 06:03

Flamoval, sujet de ralliement

mercredi 08.07.2009, 04:53 - La Voix du Nord

 

L'incinérateur Flamoval à Arques : voilà, pour les opposants au projet, un sujet de ralliement qui a pu jouer en faveur de la CCFL lundi soir, lors du vote au SMICTOM.

 

Le projet de l'incinérateur Flamoval a permis des rapprochements entre délégués du SMICTOM. Sept voix se sont ajoutées à celles des délégués de la Flandre-Lys pour le retrait de la CCFL. Parmi celles-ci, figurent peut-être les votes des délégués exaspérés par le bras de fer, depuis cinq ans, entre la CCFL et le SMICTOM.

 

La CCFL a néanmoins pu compter sur d'autres soutiens, plus surprenants. Rodolphe Vétu, de Nieppe, exprimait ainsi une position que d'autres partageaient : « L'union fait la force, je suis évidemment contre le départ de la CCFL. Le seul argument que je vois pour permettre ce départ, c'est que l'on puisse ne pas financer le projet Flamoval dont on serait ainsi définitivement débarrassés. » Le débat sur Flamoval demandé par la CCFL et programmé la semaine dernière n'a pas eu lieu. Or, pour les élus de Flandre-Lys, la redevance incitative en place depuis 2004 et l'incinérateur Flamoval sont deux sujets indissociables que le SMICTOM se devait d'étudier avant de voter pour ou contre le retrait de la CCFL.

 

Le débat sur Flamoval, Bernard Debeugny assure qu'il le tiendra, « mais pour le moment, il n'y a pas lieu de débattre sur un arrêté préfectoral. On débattra sur les orientations que devra prendre le nouveau président de Flandre-Morinie. » Avant le vote pour ou contre le retrait de la CCFL, Bernard Debeugny prévenait : « Nous avons passé un marché en 2005 avec un rabais de 2 % selon une taille de population donnée. Passer de 97 000 habitants à 60 000 habitants n'apporterait pas les mêmes tonnages, cela se répercuterait sur les tarifs. » En filigrane, c'est aussi Flamoval que le président Debeugny, vice-président du syndicat mixte Flandre-Morinie, tente de préserver. Le projet de l'incinérateur pourrait vaciller si le SMICTOM était amputé d'une partie de ses pourvoyeurs en déchets. •

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dossier de suivi ici
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Une première sur Hondschoote
toutes les photos de l'événement ici

Lanceur d'alerte...

Face à la diminution constante des médecins sur le canton et à l'accés aux soins de proximité qui sera de plus en plus complexe, une pétition citoyenne a été réalisée...

il y a eu
327 Hondschootois et env signataires


La pétition est mise à disposition à l'ensemble des élus
et a été envoyée à :
Madame la Ministre de la Santé (ici sa réponse)
Monsieur le Député (ici sa réponse)
Monsieur le Président de la CCF
Monsieur le Maire de Hondschoote

rencontre débat du 18 avril... des pistes pour poursuivre

l'association est née... rejoignez là!
contact : apaches@rocketmail.com

Opinion

 

 

  NON AU PROJET FLAMOVAL 

tout sur le projet d'incinérateur à Arques
 pour le traitement de nos déchets ici.

l'étude de la surdimension


Des élus locaux demandent le MORATOIRE et un débat !

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