dossier Flamoval incinérateur

Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /2009 06:52

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Proposé par les associations de défense

de l’environnement de Flandre

 

A Wormhout, le lundi 21 septembre 2009

 

 

 



Objet :
Confirmation de la position des associations de défense de l’environnement de Flandre contre le projet d’incinérateur Flamoval à Arques.

 

 

            Alors que plusieurs propos relatés dans la presse précisent la non-position des associations de défense de l’environnement vis à vis du projet d’incinérateur Flamoval à Arques, nous souhaitons aujourd’hui par ce communiqué nous expliquer et définir une nouvelle fois notre avis défavorable sur ce dossier.

           

Depuis toujours, nous demandons aux institutions de veiller et aider à une diminution à la source des déchets. Produire moins de déchets est la seule solution valable et notre unique credo face à cette problématique.

            Plusieurs initiatives prises par les associations de défense de l’environnement vont en ce sens :

·        opposition au Centre de Valorisation Energétique à proximité des quartiers urbains du Dunkerquois (fédération Adelfa)

·        soirée débat sur la thématique ‘déchets’ du 6 octobre 2006 (Wormhout, association Houtland Nature)

·        courrier adressé aux Directeurs des centres techniques d’enfouissement afin de connaître leur échéance d’autorisation d’exploitation (Houtland Nature, juillet 2008)

·        Soirée-débat sur le non-sens écologique du projet Flamoval et présentation d’une méthode alternative, la bio-press (Buysscheure Bocage, novembre 2008)

·        demande d’envisager une alternative au projet parallèlement à la mise en place d’un débat public (Looweg, début 2009)

·       

 

 

Très rapidement, nous avons dénoncé le projet initial qui ignorait les méthodes alternatives plus proches des valeurs environnementales que nous soutenons et pour lesquelles nous nous battons une fois de plus aujourd’hui. Il aurait pourtant été logique de commencer par là et de toujours se laisser une ‘sortie de secours’ : en effet, si nous pouvons pour une fois nous satisfaire de l’anticipation de nos élus à la fermeture des centres d’enfouissements (anticipation vraiment précoce), nous regrettons que les décisions prises il y a plus de dix ans restent figées et ne soient pas aujourd’hui remises en cause malgré les avancées technologiques faites dans les méthodes de valorisation des déchets. Aujourd’hui, si des territoires accompagnent des méthodes innovantes, nous optons pour un projet déjà démodé, onéreux et insensé du point de vue environnemental.

 

 

Des efforts globaux de réduction à la source des déchets trouvent des échos favorables auprès de la population (ex : diminution des sacs plastiques aux caisses). Ces efforts sont rapidement récompensés par une baisse des tonnages de déchets.

La valorisation des déchets reste un objectif important pour l’Union Européenne qui demande aux Etats membres des résultats significatifs. En Belgique, 57% des ordures ménagères sont valorisées contre 20% seulement en France. L’obligation de la France à augmenter ce pourcentage relancera très rapidement la surcapacité de l’incinérateur. Et anéantira en même temps toutes les (bonnes) volontés éducatives prises dans le sens d’une réduction à la source et d’un tri efficace en vue d’une valorisation efficiente. « Consommez, produisez du déchet : on est là pour tout brûler ! ».

 

Parmi les méthodes alternatives, la méthanisation est de loin la solution la plus efficace. Elle permet de traiter jusque 65% des déchets ménagers actuels. Pour les 35% restants, les incinérateurs et centres d’enfouissement en activité suffisent largement à leur élimination sans devoir penser à une aggravation de leurs nuisances.

Alors que l’Etat français lance des appels à projet originaux sur la méthanisation, l’horizon de notre territoire pour les décennies à venir sera obscurci par l’incinérateur et rendra vaine toute initiative innovante en ce sens.

 

Trop peu de volontés favorisant le compostage individuel et collectif sont à comptabiliser en Flandre. Cette technique simple et très peu onéreuse permet pourtant la production d’engrais verts facilement réutilisables dans les potagers.

 

            Parallèlement à la mise en place de projets de méthanisation, l’accent devrait être mis en exergue sur l’éducation aux éco-gestes du quotidien. Que ce soit au travail, à la maison, dans son potager ou encore à l’école, des initiatives de réduction et de valorisation des déchets sont possibles. Des conseillers ou animateurs nature pourraient alors proposer tout un un panel d’actions éducatives visant une gestion intelligente des déchets (campagne de sensibilisation, formation des professeurs à des outils pédagogiques, création de séminaires propres…).

            Par manque d’éducation et de sensibilisation, les ordures ménagères sont pour beaucoup un fourre-tout dont on veut se débarrasser facilement ! Sans une pédagogie à toutes échelles (temporelle et géographique), les mentalités ne changeront pas (la taxe ‘ordure ménagère’ va augmenter…) et laissent craindre le pire quand à l’incinération de produits dangereux.

 

Ce manque de sensibilisation va jusqu’au sein du personnel des centres de tri. Ainsi, des audits ont montré la présence de déchets d’amiante dans les bennes à métaux à Wormhout…. Comment alors ne pas se soucier du fonctionnement interne d’une superstructure comme l’incinérateur si les ‘petites’ déchetteries locales peinent dans leurs objectifs de valorisation des déchets ? Si on ne sait pas ce qui rentre dans l’incinérateur, comment savoir ce qui va en sortir ?

 

La question se posera autant pour les mâchefers que pour les filtres censés récupérer les gaz … et les gaz qui ne seront pas récupérés par les filtres !

Concernant les mâchefers (= tonnes de cendres issues de la combustion), ceux-ci devront être envoyés en décharge avec la législation, leur utilisation en tant que matériaux recyclés pour l’enrobage des routes peut prêter à suspicion suite au manque de traçabilité des matériaux présents.

Les filtres censés récupérer les gaz dangereux ne pourront tous les récupérer : c’est un fait. Sans compter que ces filtres usés devront être placés en filière ‘déchets dangereux’, enfouis on ne sait où puisque personne ne s’y intéressera vraiment. Qui dit gaz toxiques dit danger pour la santé des populations. Les taux de cancers de la région ne sont-ils pas déjà assez élevés qu’on décide d’en rajouter une couche ? La contamination des tissus humains par des produits toxiques mettra peut-être des années avant de se révéler. Comment assurer alors que l’incinération ne rejettera pas de dioxine ? Espérons que le temps n’effacera pas les combats du passé … On ne peut donc que demander le principe de précaution qui prévaut dans de telles circonstances.

Ce n’est pas parce que la région a vocation, comme le prétendent certains, à accueillir les sites « industriels » réputés polluants que l’on doive en rajouter impunément toujours un peu plus. On sature déjà, mais c’est pas grave, y’a du rab !

 

Un incinérateur sans problème, on n’y croit pas. Et ce ne sont pas les accidents déplorés dans les incinérateurs qui nous prouvent le contraire et nous montrent à quel point la fiabilité d’une telle infrastructure n’est jamais chose gagnée.

 

            La qualité de l’air ne sera malheureusement pas altérée uniquement par les gaz issus de l’incinération. L’arrivée des déchets par camions aura des répercussions inévitables par l’émission de CO2. Les nuisances sonores et les aller-retours journaliers des camions provoqueront rapidement des désagréments aux populations riveraines. Les collectes les plus éloignées étant à 50 kilomètres du site d’incinération, le coût des transports et l’organisation aberrante du territoire poseront rapidement problème…

 

            L’incinération, on le voit ici, n’est pas le meilleur moyen pour lutter contre les changements climatiques... L’émission de gaz à effet de serre ne pourra qu’accentuer ce que certains appellent déjà ‘la crise écologique du XXIe Siècle’.

 

Alors que les sociétés prennent conscience de la fin de l’ère du pétrole, les habitudes changent petit à petit. Parmi elles, celles qui concernent les vacances et les loisirs. Quand on sait que les grands et longs voyages n’intéressent plus grand monde (crise économique oblige ?), on assiste aujourd’hui à une fréquentation accrue des sites touristiques de proximité. Quel sera donc l’impact d’un tel incinérateur pour le tourisme vert qui prend de plus en plus d’importance ? Impact d’autant plus dramatique que l’Audomarois a la chance d’avoir su garder quelques reliques d’espaces de nature et traditions qui les rende si célèbre. Et que penser des impacts sur le secteur d’hébergement local qui travaille à proposer des séjours de qualité (tourisme à la ferme, dégustation de produits locaux, découverte du patrimoine, vacances pour se ressourcer…) ?

  

 

            Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?

 

            Afin que ce communiqué ne devienne pas une lettre-morte, nous demandons ici-même la mise en place d’un débat contradictoire sur ce dossier ‘brûlant’ qu’est l’incinérateur flamoval.

 

Ce débat contradictoire ferait intervenir pro- et contre-Flamoval. Y seraient présents tous les élus délégués au SIROM et au Syndicat Mixte Flandre-Morinie (SMFM) afin qu’il puissent prendre pleinement connaissance des taches d’ombre de ce dossier faramineux. De nombreux élus qui votent en faveur de l’incinérateur ne semblent pas au courant des ‘contre-indications’ soulevées par les associations de défense de l’environnement et par la population qu’ils sont censés représenter. Malgré un refus initial de nous recevoir, les porteurs du projet semblent aujourd’hui d’accords pour ce débat contradictoire. Nous attendons ainsi avec impatience les élections du bureau du SMFM fin septembre 2009 afin d’inviter l’ensemble des élus à participer au débat contradictoire.

 

Nous espérons alors que les élus responsables et au courant des faits accepteront le moratoire demandé par une dizaine d’élus du secteur. L’occasion alors de faire le point sur les méthodes alternatives récentes à l’incinération et pourquoi pas, revoir la copie…

 

 

 

 

 

Communiqué signé par :

 

Adelfa (Association de Défense de l’Environnement du Littoral Flandre Artois) – fédération de 25 associations

Agir Ensemble pour notre Environnement

Association des Guides Nature des Monts de Flandre

Association du Looweg

Association Ros’Eau

Centre d’Education Nature du Houtland

Collectif Nature et Patrimoine du Houtland – fédération de 12 associations

Houtland Nature

Par Arnaud - Publié dans : dossier Flamoval incinérateur - Communauté : objectif Nord
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Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /2009 06:24
Reportage
Dans le Colorado, le "zéro déchet" est en passe de devenir une réalité

LE MONDE | 23.09.09 |

Boulder (Colorado) Envoyé spécial

Si les Etats-Unis, parangon de la société de consommation, réussissent un jour à tirer profit de
leurs montagnes de poubelles, ce sera grâce à lui. Regard pétillant, sourire jovial et barbe
fleurie, Eric Lombardi est, à 54 ans, le pionnier américain du recyclage, le porte-drapeau des
militants du "zéro déchet". Un défi qu'il relève dans la ville de Boulder (Colorado), havre d'écologie
posé au pied des montagnes Rocheuses.

Eric Lombardi y dirige Eco-Cycle, la plus grosse organisation de recyclage à but non lucratif des
Etats-Unis : ses soixante salariés trient 50 000 tonnes de déchets par an, soit près de la moitié de
ce que jettent les 300 000 habitants du comté. Le reste est transporté par camion et enterré dans
une décharge, à quarante kilomètres de là.

Peut-être plus pour longtemps : la municipalité et le comté, engagés dans une démarche "zéro
déchet", viennent de voter, au mois d'août, l'agrandissement du complexe de recyclage
ultramoderne géré par Eco-Cycle. Soit 8 millions de dollars (5,4 millions d'euros)
d'investissement, ajoutés aux 14 millions de dollars (9,5 millions d'euros) déjà déboursés. Une
politique financée par une des rares taxes locales du pays sur les déchets ménagers.
Eric Lombardi sait se montrer persuasif. "J'ai une armée de huit cents volontaires prêts à occuper
l'hôtel de ville en cas de besoin", s'amuse-t-il. L'homme a des arguments, écologiques autant
qu'économiques. "Nous gagnons de l'argent que nous réinvestissons. Il y a un marché pour tous
les types de déchets : papier, métal, gravats de chantier, compost... même les plus difficiles à
recycler, comme les plastiques ou le polystyrène", assure-t-il. Certains partent pour la Chine, la
plupart restent aux Etats-Unis.

Pour lui, "les décharges et les incinérateurs ne sont compétitifs que parce qu'ils ne payent pas au
juste prix les dommages qu'ils infligent à notre santé, à l'environnement et aux ressources
naturelles. En enterrant et en brûlant les ordures, on détruit à jamais ce qu'il faut d'urgence
considérer comme des richesses à réintroduire dans l'économie".

Tout a commencé à Boulder, en 1976. A la tête de la toute première association de recycleurs
bénévoles des Etats-Unis, Eric Lombardi organise alors la collecte des déchets directement chez
les particuliers. "Le tri et le recyclage étaient trop nouveaux pour des élus qui n'aiment pas
prendre de risques, et d'une rentabilité trop incertaine pour le secteur privé. L'initiative ne
pouvait venir que de la communauté", juge-t-il.

"Irresponsabilité"

Trente ans plus tard, en charge d'un outil professionnel, il crée la première organisation nationale
militant pour le "zéro déchet" : le Grassroots Recycling Network. "Je me suis dit que le recyclage
n'était qu'un début. On sait d'où viennent les déchets : de l'irresponsabilité des industriels dans la
conception de leurs produits, depuis les procédés de fabrication jusqu'aux emballages."
Mobilisant des milliers de citoyens et des dizaines d'universités, le réseau engage une série de bras
de fer très médiatisés avec les industriels pour les contraindre à rendre leurs produits réutilisables
et à employer des matériaux recyclés. Des compagnies comme Coca Cola ou Dell sont obligées de
céder. D'autres, comme Wall Mart, préfèrent se convertir avant d'être prises pour cibles.
Cofondateur de la Zero Waste International Alliance, Eric Lombardi porte désormais son message
dans le monde entier. Avec un double argumentaire : "Le recyclage intégral est le meilleur moyen
pour une ville d'atteindre les objectifs de Kyoto. Mais c'est aussi un bon business, qui crée dix fois
plus d'emplois qu'une décharge." Sans oublier l'argument massue : "Les premiers à se lancer
deviendront milliardaires !"

Par Arnaud - Publié dans : dossier Flamoval incinérateur - Communauté : objectif Nord
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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /2009 06:38
Cyber @ction 329  L'incinération des déchets réchauffe notre climat

Pour participer 1 simple CLIC ICI suffit http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=447

Sur-développée dans notre pays, l'incinération est un vrai gaspillage énergétique dont l'impact sur le réchauffement climatique n'est pas pris en compte : nos députés peuvent agir lors de la loi de finances 2010.

Les 130 usines d'incinération françaises (le plus grand parc européen) rejettent annuellement environ 5 millions de tonnes de CO2, soit l'équivalent de 2,3 millions de voitures.1 
L'énergie issue des incinérateurs, que les industriels présentent comme une « énergie verte » est en réalité en partie d'origine fossile, provenant notamment des plastiques produits à partir de pétrole. Considérer l'incinération comme une source d'énergie renouvelable est contraire aux réalités scientifiques. Ainsi, quelle que soit l'utilisation de cette énergie (électricité et/ou chaleur), les émissions dues à l'incinération contribuent à l'effet de serre, en plus des pollutions chimiques qu'elles génèrent. 

La loi de finances 2009 a introduit une taxe générale sur les activités polluantes (Tgap) pour les déchets entrant dans un incinérateur, reconnaissant l'impact négatif sur l'environnement de ce mode de traitement. Par contre, cette taxe ne prend pas en compte l'impact de l'incinération sur le changement climatique. 

Parce que les déchets brûlés sont des émetteurs net de gaz à effet de serre (GES) comme le fuel, le gaz ou le charbon,
Parce que l'incinération freine le développement d'une gestion alternative des déchets fondée sur la prévention, le recyclage, la méthanisation et le compostage, meilleures options pour réduire les gaz à effet de serre issus des déchets, 

Dans le cadre du projet de loi de finances 2010, nous demandons aux parlementaires de : 
Supprimer les aides financières actuelles allouées à l'incinération Soutenir l'introduction d'une Contribution Climat Energie (CCE) imposée aux usines d'incinération de déchets. 

Cyberaction proposée par le CNIID et soutenue par le RAC (Réseau action climat) Alain Uguen Association Cyber @cteurs
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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /2009 06:25
  • Thierry Willaey : « La messe est dite, mais la cathédrale n'est pas encore construite »

jeudi 01.10.2009, 05:01 - La Voix du Nord

Thierry Willaey, élu vert, réagit après l'élection du nouveau président du SMFM et veut relancer le débat sur Flamoval.

 

|  FLAMOVAL |

Élu hazebrouckois, porte-parole des verts en Flandre, Thierry Willaey fait partie du groupe d'opposants à Flamoval au sein du SMFM (syndicat mixte Flandre-Morinie). Mardi, lors d'une conférence de presse à la mairie de Lynde, l'homme est sorti de sa réserve pour réagir à l'élection du nouveau président du SMFM. Il dénonce notamment l'absence de débat démocratique sur l'épineuse question de l'incinérateur.

PAR AMÉLIE VERMEULEN

hazebrouck@lavoixdunord.fr

 

Une semaine après l'élection de Joël Duquenoy, maire d'Arques, à la présidence du syndicat mixte Flandre-Morinie (SMFM), les Verts, par la voix de Thierry Willaey, jouent leur rôle de poil-à-gratter. Florilège.

 

Débat démocratique.- « La démocratie est bafouée », avance Thierry Willaey, qui cite en comparaison le cas de l'incinérateur d'Ivry, pour lequel « il y a une vraie commission de débat public ». « Au SMFM, tout s'arrange entre quelques uns. On ne cherche même pas à savoir qui sont les élus, et pourquoi ils s'opposent au projet d'incinérateur. Pire, on utilise des manoeuvres pour faire taire toute forme de protestation, comme cette lettre qui nous a été envoyée, intitulée "Les mensonges du Dr Richard". » Un autre exemple. « Je suis allé rencontrer les dirigeants de Bonduelle qui étaient d'accord pour venir s'exprimer sur le sujet devant les syndicats, poursuit Thierry Willaey. Mais au moment d'aborder le sujet devant M. Duquenoy, celui-ci a préféré passer à autre chose. Il y a des réalités qu'on ne nous signale tout simplement pas au sein du syndicat mixte. »


Solutions alternatives.- « Toutes les solutions alternatives à l'incinérateur n'ont pas été étudiées. La proposition de Baudelet par exemple, relative à la bio-press, a fait l'objet d'une note de quatre pages qui disait aux élus ce qu'ils devaient penser de ce procédé, dénonce le Vert. Je suis moi-même allé en Allemagne pour voir ce procédé, qui fonctionne. Peut-être qu'il n'y a pas une réponse, mais des réponses à chercher. Il y a aussi les ressourceries, qui sont un axe de développement préconisé dans le Grenelle. Sans compter que les ressourceries, c'est le réemploi.

On ne prétend pas détenir la vérité. On veut juste que le débat ait lieu. Sauf que là, on est dans un grand couloir où on a fermé toutes les portes, à part celle du fond. »


Emploi.- « Avec Flamoval, on se moque des conséquences environnementales, de la santé des gens, mais aussi de l'emploi, s'énerve Thierry Willaey. On sait pertinemment ce que va devenir Bonduelle... Car forcément, à un moment ou un autre, l'incinérateur connaîtra un dysfonctionnement. Ça a été le cas pour l'incinérateur de Calce, pour celui de Guichainville... Dépenser 80 M E, sans oublier les coûts de fonctionnement de l'incinérateur - que personne ne maîtrise pour l'instant - et perdre un millier d'emplois, c'est juste une belle connerie ! »


Lobbying.- « On arrive à se demander qui décide, qui dirige le débat technique, va jusqu'à avancer le porte-parole des verts en Flandre. Quand on sait par exemple qu'André Bonnier (ancien président du SMFM) et Hubert de Chefdebien, l'un des responsables à la CNIM - l'une des sociétés choisies pour la construction de Flamoval -, siègent au sein d'un même conseil d'administration, celui d'Amorce, on se pose des questions. » « La messe est peut-être dite, mais la cathédrale n'est pas encore construite », conclut Thierry Willaey, en écho aux propos tenus la semaine précédente par Joël Duquenoy.

 

Le nouveau président du SMFM se contente de répondre : « Ça fait dix-huit mois que M. Willaey répète les mêmes arguments.Il parle de démocratie ? Il y a eu des élections. Il parle de solutions alternatives ? Mais personne ne propose rien. Ou alors des solutions qui ne marchent pas... »

Par Arnaud - Publié dans : dossier Flamoval incinérateur - Communauté : objectif Nord
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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 12:20

Flamoval

Thierry Willaey, opposant à l'incinérateur, contre-attaque

mercredi 30.09.2009,  l'indicateur

 

L'élu dénonce les "mensonges" du nouveau président du SMFM.

Trop c'est trop. Thierry Willaey, délégué au Syndicat Mixte Flandre Morinie et opposant au projet de l'incinérateur Flamoval, a décidé de contre-attaquer face aux réactions du nouveau président du SMFM, Joël Duquenoy.

 

"La succession d'injures directes ou masquées m'oblige à réagir et à établir une partie de la vérité, estime l'élu hazebrouckois. J'ai bien compris qu'on ne voulait pas m'entendre au sein du Syndicat. Le nouveau président joue avec le feu. Il a une certaine forme de suffisance, rien que par la façon dont il a pris la présidence. Je n'ai pas vu un échantillon de démocratie lors de l'élection. S'il fallait quelqu'un pour me remonter, c'est bien lui. Je confirme les propos de Christophe Bonduelle : Joël Duquesnoy est un menteur". Voilà pour le costard. Quels sont ces mensonges ? Selon Thierry Willaey, le président du SMFM "ment" lorsqu'il affirme que certaines personnalités se réveillent tardivement. "Christophe Bonduelle a averti le président du Syndicat dès 2003 !", rappelle l'écologiste.


D'autres questions sont soulevées par l'opposant à Flamoval, à commencer par le lobbying du traitement des déchets avec un homme en ligne de mire : Hubert de Chefdebien. Thierry Willaey s'interroge sur le rôle joué par le directeur de la CNIM (constructions industrielles de la Méditerranée) aux multiples casquettes (également président du Syndicat national de l'industrie des déchets). Selon Thierry Willaey, le SMFM affirmait ne pas connaître cette personne.


Or, on retrouve Hubert de Chefdebien dans le conseil d'administration du groupe Amorce qui comprend un certain André Bonnier, ancien président du SMFM.


Thierry Willaey conteste bon nombre de chiffres avancés par le Syndicat : 25 000 foyers bénéfieraient de l'énergie de l'incinérateur ? Un millier d'ouvriers oeuvreront pour la construction ? Quant au coût, les chiffres inquiètent l'opposant. "80 millions d'euros pour supprimer 1 000 emplois, c'est une belle connerie. J'ai rendu visite au personnel de l'usine Bonduelle, qui partira si le projet prend forme. Les familles ont peur. A vrai dire, personne ne maîtrise le coût de l'incinérateur".

"La cathédrale
n'est pas construite" 


"Aujourd'hui, on ne m'a toujours pas prouvé qu'il n'y avait pas d'autres solutions que le centre de valorisation énergétique. Nous avons reçu une note de quatre pages sur la solution Biopress, par Cadet international. Ce cabinet est l'assistant de maîtrise d'ouvrage du SMFM !", remarque Thierry Willaey en soulignant l'impartialité du cabinet. "Je suis allé en Allemagne sur le site du Biopress : il fonctionne.
Alors soit les Allemands sont des abrutis, soit ils ont tout compris. Cette solution aurait dû être étudiée !" Le message de l'élu est clair : l'opposition ne baissera pas les bras. "Même si la messe est dite, la cathédrale n'est pas construite". La partie risque de se jouer désormais au tribunal administratif où cinq recours ont été déposés contre Flamoval.

Nicolas de Ruyffelaere
Le 3 octobre, un rassemblement est prévu près du site de Flamoval à Arques à 11 heures.

 

Par Arnaud - Publié dans : dossier Flamoval incinérateur - Communauté : objectif Nord
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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 06:54

Titre : DECHETS MUNICIPAUX EN EUROPE

Soustitre : Vers une société européenne du recyclage

Auteur : ACR+

Résumé :

Quels sont les problèmes posés par les déchets municipaux dans les villes européennes ?
Quels choix opérationnels doivent être faits pour en optimiser la gestion ? Quelles
orientations politiques et quels cadres juridiques prévalent ? Toutes ces questions trouvent
leurs réponses dans cet ouvrage.
Les auteurs ont voulu clarifier la dimension – tant quantitative que qualitative –
de la « montagne de déchets » à laquelle les pouvoirs publics sont confrontés,
et souligner les multiples aspects du défi à relever. Ils ont analysé de façon
systématique l’évolution de la politique européenne, et tout particulièrement
la nouvelle directive-cadre « déchets » du 22 novembre 2008. Ils se sont
penchés sur les différentes approches de réduction à la source, d’organisation
de la collecte, de choix des filières de traitement, tout en expertisant les coûts
de gestion... Autant dire qu’au regard du travail réalisé et de la somme
d’enseignements qu’il porte, cet ouvrage est déjà une référence !
Le réseau européen ACR+ (Association des Cités et Régions pour le Recyclage
et la gestion durable des Ressources – www.acrplus.org) a pu réaliser
cette synthèse unique grâce à son expérience de quinze années d’échanges
internationaux sur la question des déchets municipaux.


Pagination : 256

Année de parution : 2009

Format de l'ouvrage : 17 x 24


    Prix :  20 Euros ( hors frais de port )

achat sur www.victoires-editions.fr et www.environnement-online.com

 

Par Arnaud - Publié dans : dossier Flamoval incinérateur - Communauté : objectif Nord
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /2009 11:40
En marge de l'élection du président, le SMFM a procédé à la nouvelle élection de tous les vice-présidents et à la mise en place de la commission d'appel d'offres. Ça n'a pas changé grand-chose.

 

Seuls candidats, les délégués proposés par le président ont tous été élus avec vingt-quatre voix (deux blancs, deux nuls).

 

Seul André-Pierre Becquet, maire d'Uxem, 5e vice-président, fait son entrée dans le cercle en remplacement de Régis Laporte qui n'a pas souhaité se représenter. Pour le reste, Didier Tiberghien, 1er vice-président, adjoint hazebrouckois Hervé Saison, 2e vice-président, maire d'Hondschoote Guy Anne, 3e vice-président, adjoint éperlecquois et Bernard Debeugny, 4e vice-président, maire de Neuf-Berquin, ont tous été reconduits dans leurs fonctions. Tous seront également titulaires de la commission d'appel d'offres. Leurs suppléants sont : Marc Normand (Wallon-Cappel), Jean-Pierre Bataille (Steenvoorde), Chantal Levray (Longuenesse), Béatrice Descamps (Méteren) et Francis Ampen (Arnèke). •

 

> Les indemnités financières mensuelles restent inchangées : 1 400 E pour le président, 700 E pour les vice-présidents.

 

La Voix du Nord

Par Arnaud - Publié dans : dossier Flamoval incinérateur - Communauté : objectif Nord
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /2009 14:57

Des élus réclament un débat public et un moratoire d'un an pour que Flamoval soit réétudié


« Faut-il aujourd'hui un nouvel incinérateur ? »

mercredi 23.09.2009, 14:00

Les élus veulent prendre le temps de la réflexion: «il n'y a pas d'urgence dans la mesure où les décharges n'ont pas atteint leurs limites sur notre territoire.» Les élus veulent prendre le temps de la réflexion: «il n'y a pas d'urgence dans la mesure où les décharges n'ont pas atteint leurs limites sur notre territoire.»

 

Fiabilité de l'équipement, emplois, coût, utilisation... Cet été, des élus de diverses communes de la Flandre intérieure ont travaillé dans l'ombre afin de récolter le plus d'informations possibles concernant Flamoval, le projet d'incinérateur de déchets ménagers qui devrait voir le jour à Arques (près de Saint-Omer) en 2010 et qui fait bien parler de lui depuis plusieurs mois.

Jusqu'alors, personne du canton de Bergues ni d'Hondschoote ne s'était manifesté à ce sujet. Les élus ont-ils préféré réunir leurs forces avant de s'exprimer ? Il n'en reste pas moins qu'aujourd'hui un groupe de travail est formé et se dit bien décidé à agir. Ce groupe ne cache pas ses multiples doutes et interrogations sur Flamoval.

« Nous ne sommes pas contre le projet Flamoval, mais nous n'avons pas eu la totalité des informations nécessaires par le Syndicat Mixte Flandre Morinie représenté par son vice-président sur le secteur Hervé Saison pour pouvoir nous situer en toute connaissance de cause sur le projet de l'incinérateur, précise Jean-Michel Vanpouille, conseiller municipal de Rexpoëde. Faut-il aujourd'hui un nouvel incinérateur ? » Pour le groupe de travail, la réflexion ne fait que débuter. Il a tout d'abord commencé par retracer les origines du projet. Bruno Brongniart, maire de Rexpoëde, expose : «  en 1997, l'objectif des élus, en créant le syndicat mixte pour la construction d'un incinérateur, était de mutualiser les moyens pour traiter les déchets. Ce syndicat tente alors d'anticiper la fermeture des décharges. A l'époque il n'était pas question de fumées et de rejets nocifs sur l'environnement. Récemment les décisions du Grenelle de l'environnement ont également introduit de nouvelles orientations, comme passer au tri sélectif.» Et de poursuivre : « aujourd'hui le tri progresse partout y compris dans notre secteur. Ce qui part à l'incinérateur est moins important que par le passé, ceci va occasionner plus de pollutions que prévu puisque l'incinérateur ne fonctionnera pas à plein régime. Il est donc nécessaire de se réinterroger  ! »

« Plus d'informations
pour pouvoir juger »

Pour les élus du secteur qui ont nouvellement rejoint le SIROM comme c'est le cas des représentants de la municipalité de Bergues, la situation n'est pas simple à comprendre. « En trois réunions, on a vu la girouette tourner deux fois, s'inquiète José Szymaniak, adjoint de Bergues. En premier lieu, Flamoval était le top, puis Biopresse de Baudelet était une alternative intéressante. A la troisième réunion, on est revenu sur Flamoval et à chaque fois nous n'avons eu que peu d'arguments. A-t-on vraiment étudié toutes les alternatives possibles ? Nous avons besoin de plus d'informations sur le procédé pour pouvoir juger. »
D'après les élus, un débat public avait été demandé en novembre 2008 et il n'a jamais eu lieu. C'est pourquoi, le groupe de travail propose que soit voté par les délégués au SMFM après délibération des conseils municipaux un moratoire d'un an pour que le projet Flamoval soit réétudié compte tenu de toutes les évolutions réglementaires, législatives et techniques survenues depuis dix ans. Il souhaite également organiser un débat public en Flandre maritime, Bergues s'est d'ailleurs portée candidate pour mettre à disposition la salle Looten. Jean-Michel Vanpouille conclut : « ce délai de réflexion d'un an devrait permettre d'aborder également la mise en oeuvre de toute la filière du traitement des déchets dont le Centre de Valorisation, ainsi que l'étude des solutions alternatives à l'incinérateur. Ce délai est possible puisqu'il n'y a pas d'urgence dans la mesure où les décharges n'ont pas atteint leurs limites sur notre territoire. »

Aurélie LEGRAND Le Journal des Flandres Le Phare Dunkerquois
Par Arnaud - Publié dans : dossier Flamoval incinérateur - Communauté : objectif Nord
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /2009 14:51

« Flamoval : On y va. Ça va démarrer »

Hervé Saison (maire d'Hondschoote) convaincu par le choix de l'incinérateur Flamoval

mercredi 23.09.2009, 14:00 journal des flandres

 Hervé Saison (maire d'Hondschoote) est vice-président réélu, lundi soir au SMFM (Syndicat mixte Flandre Morinie) depuis mars2008. Membre du SMFM depuis 2001, au siège de Claude Gosset, président fondateur.

 

Hervé Saison nous avait reçu fin juillet. Huit jours après la manifestation des "Bonduelle" et d'agriculteurs légumiers contre le projet.


Lundi, il a été réélu vice-président du syndicat mixte

Un président qui présente sa démission. Une communauté de communes qui veut partir... le SMFM a connu la tourmente avant l'été. Le vote de lundi soir change-t-il la donne ?

« Oui, certainement. La tourmente, ce n'est plus le cas avec les élections d'hier, dont celle de Joël Duquenoy, pas à l'unanimité, mais presque, avec 24 voix sur 28. Sur ce projet Flamoval, il faut se souvenir que les trois structures ont été unanimes depuis le début. Toutes les décisions (l'implantation, le coût du projet, les appels d'offres, le choix du process, celui des maîtres-d'oeuvre...), toutes ces options ont été votées à l'unanimité de tous les délégués. Cet état d'esprit a prévalu jusque 2008. Après les élections municipales, de nouveaux élus ont siégé au syndicat mixte. De la contestation est effectivement apparue ; surtout de deux élus, du SMICTOM (Hazebrouck), des gens qui ne connaissaient pas ce projet à la différence de ceux qui le portent depuis des années ».

Que pensez-vous de la demande de moratoire de certains élus du secteur ?

« Pas de moratoire. Le SIROM s'est réuni à Rexpoëde, d'ailleurs, où tous les éléments ont été apportés par Régis Laporte, le président de la structure. Le procédé de biopresse s'est révélé pas du tout adapté. Brûler des déchets n'est pas pire que de les enterrer sans se soucier de leur devenir.
Au moins, avec l'incinérateur, nous maîtrisons tout ; car on a des analyses permanentes ».

Que pensez-vous de la manifestation organisée le 18 juillet par le Comité d'établissement de l'entreprise Bonduelle ?

« On n'a pas trop d'opinion à émettre, sauf que nous comprenons les inquiétudes des salariés de l'usine, si leur patron fait sentir à ses ouvriers qu'il fait planer une incertitude sur la pérennité de l'usine. Mais quel type de problème peut poser Flamoval à Bonduelle ? »

 Christophe Bonduelle évoque l'image de marque qui s'en trouverait écornée ?

« Compte tenu de la renommée mondiale de cette entreprise, au-delà de la clientèle locale, les acheteurs sont parisiens, du sud de la France ou de tout autre pays européen... personne ne sait que Bonduelle a son siège à Renescure. Le consommateur se fiche pas mal si les légumes qu'il consomme sont produits au pied d'une quelconque usine ».

Etes-vous surpris par l'attitude de la direction de Bonduelle ?

« Un élément du questionnement réside dans le fait que Bonduelle ait communiqué par voie de presse qu'il cultive des légumes auprès d'un incinérateur et que cette situation ne posait pas de problèmes*. Autre élément de questionnement, certaines productions, comme l'AOC Rivesaltes sont produites au pied d'un CVE (centre de valorisation énergétique). Et ce n'est pas le seul cas de proximité avec des produits transformés par l'industrie agroalimentaire. On ne comprend pas pourquoi il y aurait un problème spécifique avec Flamoval ; d'autant que Flamoval est un projet qui va se poser en référence au niveau européen, car c'est l'équipement le plus élaboré au niveau de la protection de l'environnement. On a d'ailleurs reçu les encouragements de Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie et du développement durable ».

Entre Bonduelle et les porteurs du projet Flamoval cela ressemble à un dialogue de sourds ?

« Sur les éléments techniques, Bonduelle ne peut rien nous reprocher. Je dirais que Bonduelle ne s'inquiète jamais de tout ce que l'industrie audomaroise peut produire dans l'atmosphère. Ne s'est-il jamais inquiété des rejets que pouvaient produire à une autre époque les incinérateurs du Brockus à Saint-Omer ou celui de Strazeele... alors bien éloignés des normes que nous mettons en place sur Flamoval. Je suis assez d'accord avec Joël Duquenoy, le maire d'Arques, quand il dit que Bonduelle a manipulé ses salariés. Joël Duquenoy a écrit à Bonduelle pour connaître le montant des investissements réalisés les cinq dernières années. Mi-septembre, nous n'avons toujours pas de réponses. Nous aurions aimé que Bonduelle accepte le dialogue, qu'il soit transparent ».
Certains élus voudraient faire marche arrière. Le projet Flamoval est lancé. On ne l'arrête pas

Considérez-vous comme sérieuses les menaces de Bonduelle, délocalisant son usine de Renescure ?

« Si on voulait jouer le même jeu, nous pourrions. Comme élus, faisons en sorte que toutes les cantines scolaires, toutes les maisons de retraite qui consomment des produits agroalimentaires ne choisissent plus ceux produits par le groupe Bonduelle. Nous entrerions dans un jeu assez comique. Nous pourrions jouer le même type de chantage, mais à quoi cela avancerait ? ! ».

Bonduelle représente tout de même une puissance, une des premières fortunes de France...

« Nous, nous sommes élus du peuple. Nous représentons plus de 250 000 personnes. Nous avons toujours été soutenus par des votes unanimes. Ça aussi c'est une force ».

Les travaux sont-ils prêts à démarrer ?

« Les ordres de services sont déjà signés. On nous a fait craindre que le monde bancaire se montrerait frileux à nous suivre. Or sur les 75  millions d'euros empruntés, et bien ils sont prêts à nous suivre. Le groupe reformé au syndicat mixte (lire l'issue du vote ci-dessous) réinsuffle du dynamisme On y va. Tout a avancé depuis l'été. Ça va démarrer ».

Ludovic BOUTIN
 * Hervé Saison fait référence à un article de La France Agricole, paru en 2002, titré « Des légumes de qualité au pied d'un incinérateur : le cas d'Ouarville (Eure-et-Loir) ».

Par Arnaud - Publié dans : dossier Flamoval incinérateur - Communauté : objectif Nord
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Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /2009 09:25

Joël Duquenoy, nouvel homme fort de Flamoval

mardi 22.09.2009, 04:48 - La Voix du Nord

Joël Duquenoy, maire d'Arques, où doit être construit Flamoval.

|  PROJET D'INCINÉRATEUR |

Sans grande surprise c'est Joël Duquenoy qui a été élu, hier soir, à la présidence du syndicat mixte Flandre Morinie (SMFM) en remplacement d'André Bonnier, démissionnaire. Le président de la communauté d'agglomération de Saint-Omer (CASO) et maire d'Arques, là où doit être construit l'incinérateur, souhaite lancer la construction de Flamoval dans les prochaines semaines.

 

Les vingt-neuf délégués des cent cinquante-neuf communes qui composent le syndicat mixte Flandre Morinie (SMFM) étaient réunis hier soir à la mairie d'Arques pour élire le successeur d'André Bonnier, président démissionnaire il y a trois mois.

Le maire d'Arques, là où doit être construit Flamoval, et président de la communauté d'agglomération de Saint-Omer (CASO) s'est présenté à l'élection comme le candidat de la continuité pour mener à son terme le projet d'incinérateur qui dispose de tous les feux verts de l'administration.

Paul Decroo, adjoint au maire d'Hallines, avait envoyé une lettre à tous les délégués, avant l'élection, pour justifier sa candidature. Lui aussi est favorable à Flamoval, mais il aurait souhaité prendre encore du temps de mieux informer la population et les détracteurs de l'incinération. De plus, il regrette la manière dont fonctionnerait le SMFM : «  A quoi sert le comité quand les décisions sont prises ailleurs ? On a appris la démission du président quand elle était déjà validée... » Le troisième et dernier candidat, également pourfendeur du fonctionnement du SMFM, Bernard Loridan (adjoint de Merville), s'est présenté comme l'anti-Flamoval.

Vingt-huit votants se sont exprimés hier soir : vingt-quatre en faveur de Joël Duquenoy, trois en faveur de Bernard Loridan, et un pour Paul Decroo.

Par Arnaud - Publié dans : dossier Flamoval incinérateur - Communauté : objectif Nord
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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /2009 05:12

Le conseil national des déchets sera le garant du respect des engagements du Grenelle.

Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie et Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat ont procédé à la nomination de Fabienne Labrette-Ménager à la présidence du conseil national des déchets.Celle-ci est députée et présidente du conseil général de la Sarthe. Le CNR est une instance de concertation dont la composition a été élargie aux représentants des cinq collèges du Grenelle de l'environnement (Etat, syndicats, patronat, ONG "vertes", collectivités locales). Il est désormais chargé de suivre le plan d'action gouvernemental pour la période 2009-2012. Pour mémoire il s'agit de réduire de 7 % la production de déchets ménagers et assimilés par habitant au cours des 5 prochaines années, d'améliorer le taux de recyclage matière et organique à 35 % en 2012 et 45 % en 2015 pour les déchets ménagers et 75 % dès 2012 pour les déchets des entreprises et les emballages. En parallèle, les volumes destinés à l'incinération et au stockage devront être réduits afin d'éviter les nuisances sanitaires et environnementales. Chantal Jouanno a indiquz que le conseil national des déchets serait le "garant du respect des engagements du Grenelle qui permettront à la France d'être un des piliers de la société européenne de la prévention et du recyclage."

Pour en savoir plus :

source : http://www.environnement-online.com/presse/environnement/actualite_environnement-online_1565_eol_le~plan~d%27action~gouvernemental.asp
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /2009 09:23
Actualité Saint Omer


Des élus du Dunkerquois s'inquiètent tardivement du projet d'incinérateur à Arques

vendredi 11.09.2009, 04:46 - La Voix du Nord


|  FLAMOVAL |

Le projet d'incinérateur de déchets ménagers, Flamoval, inquiète certains élus du secteur de Dunkerque. Une dizaine d'entre eux se sont réunis et demandent que les délégués du syndicat mixte Flandre Morinie (en charge du projet), après délibérations des conseils municipaux), votent un moratoire d'un an pour que soit réétudié le projet.

La démarche est surprenante. Un mois après la parution d'un article dans nos colonnes (La Voix du Nord du 18 août) dans lequel, Hervé Saison, vice-président du syndicat mixte Flandre Morinie, revenait sur le projet d'incinérateur à Arques, Flamoval, des élus nous ont contactés pour nous faire part de leurs inquiétudes. « Nous n'avons pas eu la totalité des informations nécessaires par le SMFM pour pouvoir se situer en toute connaissance sur le projet de l'incinérateur. » Une remarque qu'ils n'ont pas jugé utile de faire suivre à Hervé Saison depuis la parution de l'article, il y a un mois pourtant.

Ces mêmes élus (issus des communes de Rexpoëde, Buysscheure, Quaëdypre, Bambecque, Bergues, Oudezeele et Hondschoote). souhaitent également qu'une réunion publique soit organisée à Bergues (« nous avons déjà une salle à proposer et le maire nous soutient ») sur le sujet, avec des représentants du syndicat parmi lesquels Hervé Saison, notamment.


Joint par nos soins hier, le maire d'Hondschoote et vice-président du SMFM, s'est montré surpris par une telle démarche. « Personne n'est jamais venu me voir depuis un mois au sujet de cet article. Parmi les élus de ce groupe, certains siègent au SIROM (le syndicat en charge du transport et du traitement des déchets) et ont donc assisté à la dernière réunion au cours de laquelle on avait donné toutes ces informations. Et ce jour-là, aucun d'entre eux ne s'est manifesté. » Pas hostile à une telle réunion, Hervé Saison précise : « Dans un premier temps, il faudra qu'ils nous le demandent directement et non par voie de presse, et deuxièmement, il faudra attendre quelques semaines puisque les élections du bureau du syndicat sont prévues d'ici la fin du mois (le président a démissionné au début de l'été). » Ces mêmes élus ont terminé leur conférence de presse par une proposition : « Que soit voté par les délégués au SMFM après délibération des conseils municipaux un moratoire d'un an pour que ce projet soit réétudié, compte tenu de toutes les nouvelles évolutions réglementaires, législatives et techniques survenues depuis dix ans », et la genèse du projet. Les élus, qui n'ont eu de cesse de dire qu'ils n'étaient pas forcément opposés au projet, veulent reposer deux questions : Est-ce qu'il faut aujourd'hui un nouvel incinérateur ? Et a-t-on vraiment étudié les alternatives possibles ? •


ANNE-CHARLOTTE PANNIER

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il y a eu
327 Hondschootois et env signataires


La pétition est mise à disposition à l'ensemble des élus
et a été envoyée à :
Madame la Ministre de la Santé (ici sa réponse)
Monsieur le Député (ici sa réponse)
Monsieur le Président de la CCF
Monsieur le Maire de Hondschoote

rencontre débat du 18 avril... des pistes pour poursuivre

l'association est née... rejoignez là!
contact : apaches@rocketmail.com

Opinion

 

 

  NON AU PROJET FLAMOVAL 

tout sur le projet d'incinérateur à Arques
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l'étude de la surdimension


Des élus locaux demandent le MORATOIRE et un débat !

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