Mardi 19 février 2008
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Je mets à votre
lecture un billet d'une bloggeuse (beurk le mot) talentueuse sur l'effet de l'étalement urbain sur son territoire. Monsieur le Maire déclare sur Delta FM qu'il a "un très gros projet d'urbanisme"
pour la ville (au delà du quartier futur indiqué sur le dernier Canal 11 ?). Sachant aussi que
de l'autre côté, je veux dire la métropole Dunkerquoise, les mêmes tentations existent. A être donc très vigilant, mais surtout étudions bien toutes les conséquences. Jusque où ? Pour
quel interêt ? Avec quel impact ? Pour atteindre quoi ? N'y a t-il pas des alternatives (travail sur les vacants, opération de logements collectifs de qualité, ...) ? Pour quel
développement durable même économique ? est ce qu'un moyen de ressources (par les taxes) pour atténuer une partie des emprunts (nous y reviendrons) de la ville ? Répondre à ces questions
permettront de ne pas aboutir à la réalité que décrit l'auteur ci dessous...
"Les sociétés dites “développées” ont ceci de particulier qu’elles développent à un tel point l’individualisme que toute capacité de rassemblement et d’action menés de front
en deviennent difficiles, voire impossibles.
A nous se pose une question ces derniers jours. Une envie aussi. Dans l’Entre-deux-Mers, plusieurs villages ont connu ces dernières années un étalement urbain et un
développement économiques importants. Au détriment de la préservation du patrimoine naturel et de l’environnement qui en font une région aussi belle.
Petit, mon homme allait courir dans les champs et cueillir des cèpes de l’autre côté de chez lui. Maintenant s’hérissent en lieu et place de la verdure des temples de
consommation bétonnés, grandes surfaces et autres commerces dont la majorité des produits sont estampillés “made in china” et pour lesquels on ira dé-localiser. Cette zone industrielle a été
érigée il y a quelques années déjà, comprenant un super marché champion (groupe carrefour) et deux trois autres hangars dédiés aux soins de l’automobile… Aujourd’hui, il est question de prolonger
cette zone, et cela ne ressort plus du pouvoir du maire de la commune où la première partie de la zone est construite (opposé désormais à ce genre de projets), mais de celui de la commune
voisine. Celui-ci vient en effet d’accepter la construction d’un Mac Do, d’un chaussland (encore le groupe carrefour), autre kiabi et commerce de produits non durables et de mauvaise qualité… le
tout sur 6000 km carrés, entraînant la disparition de la zone de friche actuelle…
J’ai connu le même traumatisme petite, alors que j’habitais dans le centre de la France. Étalement urbain, zones industrielles, fin d’un monde. Les vaches troquées contre
les lotissements.
Il y a 20 ans donc, on pouvait trouver dans le petit village de l’entre-deux-mers dont je vous parle une terre fertile et des champignons, de la forêt, des vignes… En 2009,
on y trouvera des gens faisant la queue en voiture pour s’empifrer de big mac, on y célébrera l’employé du mois, les jeunes iront s’y retrouver… On a même calculé le nombre de voitures passant
sur la route au bord de laquelle s’implantera la zone… plus de 20 000 par jour. Alors au lieu d’investir dans des transports en commun et dans un système efficient de logistique, au lieu de miser
sur les atouts de la région et préserver le tourisme par exemple, on va fabriquer de nouveaux temples pour créer de nouveaux besoins, sans réfléchir intelligemment aux conséquences à terme… Les
bastides et autres abbayes du coin seront perdues au milieu de ces “grandes surfaces”, presque incongrues…
…
Que faire donc face à cette logique implacable…? Ne rien dire… Et subir… Alors que la population locale ne fera qu’accepter cette zone quand elle sera construite, et ira au
Mac Do de toute manière…? Ou s’élever, se rebeller, aiguiser ses arguments, les pétitions, et essayer de trouver une alternative…? On nous dira que cela créé de l’emploi. Certes, mais pourquoi ne
pas promouvoir des activités locales et un savoir faire traditionnel? Durable? Comment faire passer le message, comment faire comprendre que ce que l’on détruit ne reviendra plus jamais comme
avant? Pourquoi aimer une région et s’y installer s’il s’agit après de la massacrer?? Les gens s’interrogent-ils vraiment sur ce qu’ils veulent pour les générations futures? Y réfléchissent-ils
seulement? S’interrogent-ils un minimum? Et les décideurs, pourquoi ne voient-ils pas plus loin…? Parce que cela marche me direz vous… Et c’est vrai… ça marche… Que faire face à des
multinationales…? Essayer de lutter quand même…? Cela nous démange… une fois le coup accusé donc, il sera temps de s’organiser… Si tout cela n’est pas vain seulement… Quelle tristesse mes amis,
quelle tristesse…"
So Ann
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