Etat de notre planète

Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /2009 06:10

arton3599.gifUn lien interessant qui vous permettra à travers la carte du monde, de distinguer la répartition financière de plusieurs états entre le militaire, la santé et l'éducation :

cliquez ici

Par Arnaud - Publié dans : Etat de notre planète - Communauté : Les blogs citoyens
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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /2009 07:39

L'étude conduite par le WWF s'est penchée sur le rôle de l'Arctique en matière de changement climatique. En quoi l'Arctique est-il déterminant pour le climat ?

L'Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la Terre. C'est quelque chose qui est observé aujourd'hui et à propos duquel on n'a pas forcément tous les éléments d'explication. On sait néanmoins que du fait de l'inclinaison de la Terre, c'est une zone particulièrement exposée au Soleil, surtout pendant la période d'été. Elle se réchauffe plus vite parce que, jusqu'à présent, les glaces avaient un rôle de miroir et réfléchissaient les rayons solaires. Or maintenant que la glace se réduit comme peau de chagrin au profit de l'océan Arctique, ce dernier, de par sa couleur plus sombre, n'a plus ce rôle de réflexion des rayons solaires. De plus, la raréfaction des glaces, du permafrost et des glaces sous-marines provoque un rejet accéléré du méthane et du gaz carbonique qu'ils contiennent. Cela joue aussi comme un accélérateur du changement climatique.

Enfin, l'océan Arctique a lui aussi un rôle de régulateur climatique, qui est remis en cause dès lors que la fonte des glaces modifie sa salinisation, parce qu'il contient de plus en plus d'eau douce. Cela perturbe complètement le fonctionnement des écosystèmes et les grands courants marins, comme le Gulf Stream, qui permet notamment d'adoucir le climat en Europe. Si le Gulf Stream ralentit de 25 à 30 %, comme cela se profile, les hivers pourraient devenir beaucoup plus froids en Europe.


Les données scientifiques que le WWF a collectées indiquent qu'une hausse des océans de plus d'un mètre est à craindre. Quelles en seraient les conséquences ?

Sous une hypothèse de hausse des températures de quatre degrés d'ici à la fin du siècle, les océans pourraient monter de plus d'un mètre et menacer jusqu'à un quart de la population mondiale. Une hausse des températures de quatre degrés est le pire des scénarios envisagé par le Groupe d'experts intergouvernemental sur le climat (GIEC) en 2007. Tout montre que c'est ce scénario qui se profile si rien n'est fait. L'augmentation du niveau de la mer ne sera pas la même partout à la surface du globe mais variera d'un continent à l'autre, d'une ville côtière à l'autre. Seront particulièrement menacées les populations des grandes mégalopoles des zones côtières, sur le sous-continent indien – le Bangladesh étant l'exemple le plus connu –, en Asie du Sud-Est, en Chine, en Indonésie, mais aussi en Amérique latine, où une grande partie de la population vit sur les côtes, en Amérique centrale. Or ces grandes mégalopoles ne sont pas forcément préparées comme en Europe, où, par exemple aux Pays-Bas, on a les moyens et la technologie nécessaires pour construire des digues afin de protéger la population. De plus, dans les grandes mégalopoles des pays pauvres, beaucoup de gens vivent dans les bidonvilles. Ces populations seront les plus vulnérables aux inondations.

Un autre phénomène à prendre en compte est qu'il y a des terres qui ont tendance à s'enfoncer, ce qui accentue les risques d'innondations dans les zones côtières. C'est notamment le cas dans les îles du Pacifique comme Tuvalu ou Vanuatu, où les populations locales vont devoir quitter leur pays d'origine pour s'installer ailleurs. L'eau salée commence déjà à s'infiltrer à l'intérieur des terres, les rendant de plus en plus difficiles à cultiver.

Comment empêcher cette "spirale du réchauffement" ?

Le WWF a revu ses objectifs de réduction de gaz à effet de serre. Nous demandons aujourd'hui des objectifs beaucoup plus ambitieux pour le sommet de Copenhague [qui, en décembre, doit parvenir à un accord sur la suite à donner au protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012], à savoir une baisse de 80 % des émissions d'ici à 2050, au niveau mondial, pour tous les pays. Les pays industrialisés ayant une responsabilité historique, il faut qu'ils réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre de 40 % d'ici à 2020 et qu'ils stoppent la croissance de ces émissions dès 2015. De toute façon, le réchauffement climatique a déjà lieu. Il y a une forte concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, et le CO2 qui y est stocké va y rester pendant plusieurs années. L'objectif, désormais, est de limiter l'ampleur du réchauffement climatique à deux degrés sur l'ensemble du siècle. Car au-delà, il risque d'y avoir des impacts irréversibles.

La France s'est engagée à une réduction de ses émissions d'au moins 30 % d'ici à 2020. Nous estimons donc que ce n'est pas assez. D'autant que cet objectif, comme celui que s'est fixé l'Union européenne, est conditionnel : il est lié à l'obtention d'un accord jugé satisfaisant lors du prochain sommet de Copenhague. Un des critères étant que la Chine s'engage elle aussi à une baisse de ses émissions chiffrée et ambitieuse. Sinon, l'objectif de réduction des gaz à effet de serre d'ici à 2020 ne sera plus que de 20 %.

Source : le Monde.fr

Par Arnaud - Publié dans : Etat de notre planète - Communauté : Les blogs citoyens
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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /2009 04:20
Le changement climatique s'accélère et le monde "fonce vers l'abîme", a alerté jeudi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à une centaine de jours du Sommet de Copenhague

source : Lemonde.fr
Par Arnaud - Publié dans : Etat de notre planète - Communauté : Les blogs citoyens
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /2009 06:29
A la fin du 21ème siècle, les températures augmenteront de 2 à 5°C. Pour Paris, cela signifie un climat équivalent à celui actuellement en vigueur dans le sud de l'Espagne. Or, comme l'ont montré les épisodes de canicules, particulièrement en 2003, nos villes ne sont pas adaptées à ces vagues de chaleur. Comment vivra-t-on dans la ville de demain ?

4°C. C'est ce que pourrait gagner la ville de Paris à la fin de ce siècle selon le scénario du Hadley center. Quelques petits degrés qui transformeraient le climat de la capitale française en celui d'une ville andalouse, telle que celle de Badajoz, près de Cordoue, aujourd'hui « caractérisée par des étés brûlants et arides ». Or, Paris, comme les villes françaises, n'est absolument pas adaptée à de telles températures. La canicule de 2003 et ses 15 000 victimes nous l'ont largement prouvé. Et dans des périodes aussi extrêmes, les villes sont encore plus vulnérables : « à l'époque, les nuits parisiennes affichaient 9°C de plus que celles des communes de la petite couronne », fait remarquer Denis Baupin, adjoint au maire chargé de l'environnement.

Pourtant, aujourd'hui, peu de villes prennent en compte cette donnée, même dans leurs plans climat énergie, souligne Antoine Charlot, responsable « territoires durables » du Comité 21 : « pour répondre à cet enjeu, il faut absolument articuler les plans climats avec les plans d'urbanisme, en intégrant une forte densité urbaine tout en maintenant une qualité de vie notamment. »
Car celles-ci vont en effet devoir gérer des objectifs parfois contradictoires comme la baisse des émissions de gaz à effet de serre et le confort de vie au sein de la ville. Pour l'urbaniste Patrice Denoyer de Segonzac, qui a travaillé sur la ville face au changement climatique en 2040, cela pourrait même être source de vives tensions. « Alors qu'on annonce le réchauffement climatique depuis des années, rien n'a été anticipé. Or, les changements urbains se préparent 30 ans à l'avance », explique-t-il. Résultat : « il faut s'attendre à une phase extrêmement compliquée d'ici à 2020 avant que la ville ne puisse totalement se réinventer » Les urbanistes vont ainsi devoir jouer les équilibristes.
« En réponse à l'élévation des températures estivales on pourrait créer plus d'espaces verts au cœur des villes, ainsi que des plans d'eau mais on ferait alors diminuer la densité de l'habitat, créant ainsi des villes plus étendues qui imposent des temps de transport plus long donc des consommation de carburant plus importante avec des émissions supplémentaires de gaz à effet de serre », soulignent ainsi Sébastian Kopf, Stéphane Hallegatte et Minh Ha-Duong, auteurs d'une note sur l'évolution climatique des villes européennes pour le Cired.

Une ville sous tension

La ville post Kyoto s'oriente toutefois davantage sur une très forte densité. Concrètement, Patrice Dunoyer de Segonzac prévoit peu de modification en centre-ville, où le patrimoine urbain est déjà dense et de qualité, mais les franges des centres, elles, devraient continuer à se densifier. Un peu sur le modèle de La Défense, « un exemple convaincant qui réussit à densifier un secteur déjà très bien équipé », estime l'urbaniste. Mais c'est surtout la périphérie qui fera les plus grands frais de cette nouvelle donne. « L'étalement urbain a certainement atteint ses limites : la forme urbaine sera resserrée autour d'îlots de services et de transports. On peut s'attendre à voir apparaître des friches à la fois pavillonnaires et commerciales », prédit-il. Les ménages les plus modestes vont en effet se retrouver coincés par un budget transport croissant et une baisse de la valeur immobilière de leur bien. Ceux qui le pourront retrouveront le centre, les autres se verront de plus en plus exclus. « Rennes par exemple a bien intégré cette problématique avec des opérations récentes de logements très denses mais cela sera beaucoup plus problématique pour les très grandes agglomérations comme Paris », prévient Patrice Dunoyer de Segonzac. Les centres commerciaux, qui sont aujourd'hui très fréquentés pendant les périodes chaudes, du fait de leur climatisation notamment, pourraient eux aussi être délaissés à l'avenir, car ils émettent 6 fois plus de gaz à effet de serre que le commerce de proximité...

La question du prix du foncier ainsi que celui de l'énergie sera donc centrale, à la fois en matière de transport mais aussi de bâtiment. Le Cired pointe également la question de la planification du système énergétique. En juillet 2007, par exemple, la température a dépassé 47°C dans le métro londonien et 50°C dans les bus, « il pourrait donc devenir nécessaire de climatiser de manière systématique les transports en commun. Or si la climatisation se généralise, cela induira un pic de consommation électrique en été, période jusqu'alors plutôt creuse sur les réseaux européens...»

L'impact du changement climatique et des trop fortes chaleurs se fera aussi sentir sur la fréquentation touristique, notamment pour le bassin méditerranéen. « Pour Paris, cela équivaut à 25 % de touristes en moins, ce qui veut dire des milliers d'emplois supprimés, souligne le député vert Yves Cochet. Ces données là doivent donc impérativement être prises en compte dans les plans climats ».

Cependant il est encore difficile aujourd'hui d'anticiper tous les effets du changement climatique sur les villes, compte-tenu des incertitudes liées à l'ampleur même du changement climatique au niveau local. Les villes européennes ne seront pas, par ailleurs, les plus impactées. Dans les pays en développement où la population urbaine s'accroît chaque année de 70 millions d'habitants, où un milliard d'humains s'entassent dans des bidonvilles, la situation s'annonce particulièrement critique. D'autant plus que 360 millions d'urbains habitent également des zones côtières de basse altitude qui pourraient tout simplement être englouties. La Banque mondiale, qui organisait un symposium mondial sur la recherche urbaine à Marseille fin juin, doit d'ailleurs réviser sa politique urbaine en septembre pour mieux évaluer l'impact du changement climatique sur les villes et développer des stratégies pour y faire face.

Béatrice Héraud
Par Arnaud - Publié dans : Etat de notre planète - Communauté : Les blogs citoyens
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /2009 07:41
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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /2009 05:55
Les dépenses militaires mondiales battent des records. En 2008, elles ont atteint 1.464 milliards de dollars, soit 2,4% du PIB mondial,en progression de 45% par rapport à 1998.

Ces chiffres sont cités dans une étude du SIPRI (Institut international de recherche pour la paix de Stockholm). source : notre planete.info
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /2009 06:10
Par Arnaud - Publié dans : Etat de notre planète - Communauté : Les blogs citoyens
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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /2009 04:42

Copenhague 2009
envoyé par Ultimatum-climatique. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

L'ultimatum climatique, l'appel pour la conférence de Copenhague

 

Monsieur le Président,

Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ».

Acteurs reconnus de la protection de l’environnement, des droits humains et de l’action humanitaire, conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d’une seule voix pour vous exprimer publiquement notre préoccupation et vous appeler à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague. Au regard du l’ultimatum climatique auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui, Monsieur le Président, vous aurez rendez-vous avec l’Histoire en décembre 2009.

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause. Ses impacts se font déjà ressentir en différents points du globe, notamment par la multiplication des catastrophes climatiques. Si nous n’agissons pas maintenant, ils seront sans aucun doute encore plus dévastateurs. C’est le constat sans appel de 2 500 scientifiques du monde entier qui ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatiques. Depuis, de nouveaux éléments scientifiques montrent, chaque jour, que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes, avec des conséquences bien plus précoces que prévues et d’ores et déjà visibles.

S’il est encore difficile d’évaluer avec précision l’amplitude des impacts, le danger est en revanche déjà certain. Ecosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans… : les premières victimes de ces catastrophes en chaîne sont les populations déjà vulnérables en Afrique subsaharienne, en Asie centrale, du Sud Est ou dans de nombreux pays insulaires. La sécurité alimentaire, l’accès à l’eau ou à la terre sont gravement menacés et des centaines de millions de personnes risquent d’être poussées à l’exode, grossissant les rangs de ceux que l’on nomme les « réfugiés climatiques ». Dans un monde de crises, nous craignons que la guerre, l’autoritarisme, les inégalités, la misère  et la souffrance humaine prennent encore un peu plus le pas sur la paix, la dignité humaine et la démocratie.

L’urgence climatique nous commande donc d’agir à la hauteur des périls qui sont devant nous. Nous maîtrisons déjà la plupart des technologies nécessaires pour relever le défi d’un mode de développement qui intègrerait à sa juste mesure l’impératif climatique. De plus, cette rupture avec un modèle de développement hérité d’un passé révolu recèle des opportunités d’économies, d’emplois et d’innovations considérables. Encore faut-il que nous prenions la décision politique de le faire.

Tout d’abord, il faut impérativement parvenir à stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015 avant de les faire décroitre. C’est la seule voie pour limiter le réchauffement des températures bien en-dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la capacité à s’adapter de nos sociétés et des écosystèmes est menacée. Pour ce faire, Les pays industrialisés, dont la France, doivent s’engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990.

Mais cela ne sera pas suffisant. Les pays en développement doivent, eux aussi, mettre en place les politiques industrielles, énergétiques et agricoles qui limiteront la croissance de leurs émissions avant de les réduire, sans compromettre leur légitime aspiration au développement économique et social. L’accord de Copenhague devra permettre à ces pays d’évoluer vers des modèles sobres en carbone. Il devra aussi leur permettre de s’adapter aux conséquences inévitables du changement climatique.

Pour nombre d’entre eux, en particulier les plus vulnérables, ces actions ne pourront se faire sans le soutien financier et technique des pays industrialisés. Les besoins d’ici à 2020 sont évalués à plus de 100 milliards d’euros par an. C’est moins de 10% des dépenses militaires mondiales.

Responsables de la majorité des émissions de gaz à effet de serre aujourd’hui dans l’atmosphère, munis de capacités d’action plus fortes, les pays industrialisés portent la responsabilité morale, légale et économique de mener le combat contre le dérèglement du climat. Monsieur le Président, vous vous devez de prendre la tête de ce combat qui est sans aucun doute l’enjeu de ce siècle. Notre avenir commun dépendra dans deux cents jours des choix politiques qui seront faits.

Serge Orru, WWF-France
Pascal Husting, Greenpeace France
François Danel, Action contre la Faim
Olivier Braunsteffer, Care France
Antoine Bernard, FIDH
Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot
Anne Bringault, Les amis de la terre
Michel Bruguière, Médecins du Monde
Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici
Sandrine Mathy, Réseau Action Climat
Michel Roy, Secours Catholique

Par Arnaud - Publié dans : Etat de notre planète - Communauté : Les blogs citoyens
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /2009 05:52

Jean-Louis Borloo au sujet du réchauffement climatique : 

«  Soit vous faites bouger tout le monde, soit ça se terminera mal  »


source : http://www.terra-economica.info/a4652.html dans son dernier numéro intitulé "climat : vous n'avez encore rien vu"
Par Arnaud - Publié dans : Etat de notre planète - Communauté : Les blogs citoyens
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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /2009 07:10

"Près de neuf scientifiques du climat sur dix ne croient pas que les efforts visant à limiter à 2°C le réchauffement de la planète seront couronnés de succès, révèle un sondage réalisé par le Guardian. Une hausse moyenne de 4-5°C d’ici la fin de ce siècle est plus probable, disent-ils, compte tenu de la montée en flèche des émissions de carbone et des obstacles rencontrés au plan politique."


la suite de l'article de ContreInfo ici
Par Arnaud - Publié dans : Etat de notre planète - Communauté : Blogs Verts
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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /2009 05:03
Je vous invite à lire l'interview de Nicolas Hulot dans Terra Eco (http://www.terra-economica.info/a4459.html). Si parfois ses allures de "matuvu" peuvent agacer, il semblerait que son positionnement se confirme vers un détachement que je parlerais de "droitiste"... La preuve par l'extrait ci dessous :

"Le temps des écogestes est révolu. Il faut fermer le ban et précipiter l'étape suivante. Les crises écologique, alimentaire, énergétique et financière, qui se combinent pour former une crise systémique, ont une seule et même origine: une profonde crise culturelle. Le plus petit dénominateur commun de ces crises est notre incapacité chronique à nous fixer des limites, c'est-à-dire notre goût de l'absolu pour la démesure. Il n'y a pas besoin de prix Nobel d'économie pour le comprendre. Par ailleurs, les changements que nous faisons dans nos modes de vie relèvent de l'épaisseur du trait. Ils ne sont pas à l'échelle des enjeux. Ce qui est en cause, c'est bel et bien notre système économique. Les recettes du passé ne fonctionnent plus. Pire, elles sont les poisons d'aujourd'hui"

Encore un effort Nicolas et tu pourras clairement t'afficher avec Europe Ecologie... A suivre!
Par Arnaud - Publié dans : Etat de notre planète - Communauté : Les blogs citoyens
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /2009 04:41
«Le débat sur la surpopulation n'a guère de sens»

30/03/2009 12:12 le journal de l'environnement

Sommes-nous trop nombreux? Titulaire d'une chaire Développement durable-environnement, énergie et société au Collège de France inaugurée au début du mois de mars, le démographe Henri Leridon estime que, plus que la surpopulation, ce sont les comportements qui sont à remettre en cause.


Vous êtes démographe et vous voyez confier une chaire «Développement durable-environnement, énergie et société». Pourquoi une telle association?

Selon les projections de l'ONU, nous devrions passer de 6,7 milliards d'habitants aujourd'hui, à 9,2 milliards en 2050. Comment les nourrira-t-on? Quel sera leur impact sur l'environnement? Quand on parle de problèmes d'alimentation, d'eau, de pollution, on commence toujours par mettre en cause la surpopulation.
La préoccupation démographique, d'un point de vue environnemental, est apparue dans les années 1970, où l'on voyait la population mondiale croître au rythme exponentiel de 2% par an, soit un doublement de la population en 35 ans.
Le programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) et le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du changement climatique (Giec) sont créés peu après. Vient ensuite le rapport Brundtland en 1987 sur le développement durable. Ce concept connaît un succès rapide, ce qui est rare pour une idée aussi neuve et large. Aurait-elle pu se propager sans la «pression» démographique?

La croissance démographique suffit-elle à expliquer l'augmentation des atteintes environnementales?

Non, cela n'explique pas tout. Une partie du problème seulement est liée à la démographie. Prenons le cas de l'alimentation. A priori, on peut penser que si la population augmente de 50%, il faudra augmenter la production de nourriture de 50% pour assurer un niveau équivalent. C'est très insuffisant. Selon la FAO, il faudrait plutôt l'augmenter de 100, voire 200%, d'une part pour éviter qu'un sixième de la population continue d'être mal nourrie, et d'autre part à cause d'un changement des habitudes d'alimentation, plus carnée, de la population.
S'il faut donc accompagner la tendance spontanée à la hausse du nombre de calories consommées dans une partie du monde, il faudra aussi envisager une baisse dans les autres parties -ne serait-ce que pour des raisons de santé.

Le monde est-il en surpopulation?

Le débat sur la surpopulation n'a plus guère de sens. Le nombre d'enfants par femme est passé de 5 en moyenne il y a 20 ans à 2,7 aujourd'hui. Comme le niveau de remplacement de la population est de 2,1, nous avons donc parcouru 80% du chemin vers les conditions d'une stabilisation de la population mondiale.
Par ailleurs, l'ONU estime qu'avec 2,1 enfants par femme immédiatement, nous serions quand même 8,2 milliards d'habitants en 2050. Le capital de croissance qu'a emmagasiné une population est difficile à réduire, et l'inertie de celle-ci est telle qu'on ne peut pas espérer une diminution rapide de la population, sauf à tuer les gens en masse!

Existe-t-il des politiques «douces» de réduction de la natalité?

L'Inde a mis en œuvre, dans les années 1970, une politique de stérilisation, sinon forcée, du moins accompagnée d'incitations financières telles que les gens pouvaient difficilement y résister. Politique qui a d'ailleurs été l'une des raisons de la non-réélection du gouvernement d'Indira Gandhi en 1977.
En Chine, le gouvernement n'a pas eu à «subir» la réaction de la population, mais il est certain que des pressions ont été exercées sur les familles après la mise en place de la politique de l'enfant unique en 1979. La baisse de la fécondité a été très rapide, plus rapide qu'en Inde.
Dans beaucoup d'autres pays, des incitations au planning familial moins contraignantes ont été mises en œuvre, souvent avec des résultats importants, comme en Iran. Dans ce pays, la maîtrise de la natalité a été encouragée par le pouvoir, mais sans qu'il en fasse la promotion explicite.
Quant aux Français, c'est dès la fin du XVIIIe siècle, qu'ils ont commencé à limiter leur descendance, avec les moyens du bord -comme le retrait-, au point que la fécondité a atteint 2 enfants par femme à la fin du XIXe siècle, sans politique incitative dans ce sens, bien au contraire.

Quels indicateurs utiliser pour mesurer l'impact de la population sur l'environnement?

Le Pnue s'y intéresse, mais le croisement entre impact environnemental et démographie n'est pas fait suffisamment. Pour ma part, je ne suis pas favorable à la notion d'empreinte écologique. C'est un indicateur très compliqué et très imparfait. Dire 'nous utilisons deux fois les capacités de la planète' me paraît peu compréhensible, puisque nous vivons bel et bien avec une seule planète! Ceux qui en font la promotion disent que c'est un indicateur pédagogique, mais je ne trouve pas cela évident...
Il ne faut sans doute pas chercher à caser toutes les atteintes à l'environnement dans un seul indicateur. Mais l'équivalent carbone est déjà plus concret, plus parlant; comme de dire aux gens, par exemple, quel est le volume de leurs propres déchets ou l'équivalent en eau de la nourriture gaspillée.

En Allemagne ou en Russie, la natalité est en baisse. Pourtant, les émissions augmentent ou stagnent. Y a-t-il forcément corrélation entre baisse de la population et réduction de l'impact environnemental?

La variable démographique est souvent mise en avant, mais elle n'est pas seule à avoir un impact. Une autre variable-clé est le comportement. Le problème, c'est la marge de manœuvre réaliste dont nous disposons pour agir sur les comportements.
La consommation d'énergie par habitant est un exemple révélateur: En la matière, il existe un écart de 2 à 1 entre les Etats-Unis et les pays de l'OCDE. Pourtant, s'il faut en croire leur consommation, les Européens ne sont pas bridés! Il reste donc une énorme marge de manœuvre, et c'est là-dessus qu'il faut se focaliser.
Par Arnaud - Publié dans : Etat de notre planète - Communauté : Blogs Verts
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