Le grenelle des ondes entre dans le vif des débats avec sa première réunion de travail menée hier.
Une première réunion de travail pour le grenelle des ondes autour de la question évidemment la plus polémique : celle de la nocivité supposée des antennes-relais sur la santé. Denis Baupin,
représentant des grandes villes de France au sein de ce grenelle, a - sur ce sujet précis - appelé l'Etat à "prendre ses responsabilités".
Pour lui, il n'y a pas de controverse à partir du moment où l'Etat a joué son role et a défini des règles claires après intervention de cabinets d'études et d'analyses indépendants et objectifs.
Il faudra donc aussi que le grenelle réussisse à confronter opérateurs de téléphonie, écologistes et scientifique, tout en arbitrant les débats. Ce qui ne semble pas gagné d'avance.
Denis Baupon n'exclut pas la possibilité de donner aux élus locaux les moyens de réglementer eux-mêmes l'amplantation des antennes-relais.
Éliminer les obstacles aux soins de santé transfrontaliers.
Le Parlement européen a examiné le 23 avril 2009, en séance plénière, le projet de directive relatif aux droits des patients en matière des soins de santé transfrontaliers. Le
rapport de l'eurodéputé britannique John Bowis (Parti populaire Européen), adopté à une large majorité, souligne que la proposition porte sur les patients et leur mobilité au sein de l'UE et non
pas sur la libre-circulation des prestataires de services. La directive respecte les compétences nationales en matière d´organisation et de prestation de soins de santé et ne modifie pas le droit
des Etats membres sur les modes de définition des remboursements. Elle vise aussi à clarifier les droits au remboursement après traitement dans un autre Etat membre. Le patient doit être
remboursé à hauteur du remboursement qu'il aurait obtenu dans son pays d'origine. Un système d'autorisation préalable pour le remboursement des soins hospitaliers pourra être instauré si
l'équilibre financier de la sécurité sociale d'un pays risque d'être sérieusement compromis. Les parlementaires ajoutent que les Etats membres pourront décider de couvrir ou non d'autres frais
connexes comme les traitements thérapeutiques, les frais d'hébergement et les frais de transport. Des exceptions sont prévues pour les patients atteints de maladies rares ou de handicaps. Ils
invitent la Commission à étudier l'opportunité de créer un organisme de compensation pour faciliter le remboursement des frais. Ils proposent aussi que soit institué un médiateur européen au
service des patients qui serait chargé d'instruire leurs plaintes concernant l'autorisation préalable, le remboursement de frais ou le préjudice subi. Un autre objectif de la directive vise à
assurer des soins sûrs, efficaces et de qualité, et à mettre en place des mécanismes de coopération entre Etats membres. Elle doit à présent être examinée par le Conseil européen, après les
élections européennes et la mise en place de la nouvelle Commission.
Marie-Christine BLANDIN, Sénatrice du Nord, sera présente à DUNKERQUE ce 12 mai pour accompagner la marche revendicative des veuves de l'amiante.
L'heure est toujours à réclamer justice, et les moyens pour ce faire restent insuffisants, voire même menacés dans leur indépendance (juges d'instruction).
Selon deux études récentes : - les prématurés sont 10 fois plus exposés que la population générale - l'exposition de rats femelles
à des doses 20 et 40 fois plus faibles que la norme européenne se traduit par un effet sur le mécanisme de la spermatogénèse chez la 3e génération La visite à Paris des
Professeurs Ana Soto et Carlos Sonnenschein, les deux scientifiques américains spécialistes du Bisphénol A invités par le Réseau Environnement Santé, a permis d'apporter une réponse claire aux
déclarations de Madame Bachelot sur l'inocuité du Bisphénol A. La littérature scientifique montre dans son ensemble que la toxicité du Bisphénol A est incontestable et que la
quasi-totalité de la population est imprégnée, ce qui justifie l'interdiction dans les biberons et autres plastiques alimentaires. Le Réseau Environnement Santé se réjouit de la décision
d'éliminer les biberons au BPA prise par la Mairie de Paris et à la suite de celle-ci par la Mairie de Reims. Le RES appelle les maires de France à prendre ce type de mesures.
Les
antennes-relais sont-elles vraiment dangereuses pour la santé ? Sans attendre une réponse officielle, le maire de Château-Thierry en Picardie a carrément décidé de fermer une école primaire en
raison de la présence d'un émetteur d'ondes à proximité. Une mesure de précaution extrême qui pourrait relancer le débat.
L'antenne Orange a été installée le 14 avril dernier. Selon l'élu, les distances de sécurité n'ont pas été respectées. Les enfants ont été rapatriés en bus dans les autres
écoles de la commune. "Je ne suis pas technophobe, je pense qu'on a besoin des nouvelles technologies mais on ne joue pas avec la santé des enfants" explique Jacques
Krabal.
Le sujet des antennes-relais est exrêmement délicat : d'un côté, les opérateurs doivent couvrir l'ensemble du territoire, et de l'autre, les plaintes de riverains se multiplient. Pour le
moment, les experts sont divisés, et même si aucune étude scientifique n'a pu établir un lien réel entre les ondes électromagnétiques et d'éventuels troubles de la santé, l'inquiétude grandit.
De nombreux riverains accusent les ondes électromagnétiques d'être à l'origine de nausées, migraines, troubles de la concentration, vertiges ou palpitations.
Selon l'AFOM, association française des opérateurs mobiles, la France compte 49.000 antennes-relais sur un total de 130.000 émetteurs d'ondes. Orange possède 17.200 sites, SFR 17.000 et
Bouygues Telecom 14.500.
L'association Robin des Toits préconise, "afin de rendre compatible la technologie avec la santé au niveau de l'urbanisme", d'implater des antennes plus petites et moins émettrices d'ondes, ne
dépassant pas le seuil de 0,6volts/mètre
Lancé début mars, le Réseau Environnement Santé propose sur son site un abonnement gratuit à sa newsletter. Le numéro 2
est sorti le 23 avril. L'édito d'André Cicollela, président du RES, parle de nouvelles données sur le Bisphénol A et de conflit d'intérêt (encore) au sujet la délibération de l'AFSSA . Une
décision qui devrait être revue au plus vite.
L'air intérieur que nous respirons dans notre logement, ou au bureau par exemple, peut être altéré par l'utilisation de certains produits, appareils ou simplement par la présence d'allergènes
pouvant avoir un impact sur la santé. C'est pourquoi, Roselyne Bachelot, ministre de la santé et l'INPES souhaitent renforcer les connaissances des Français sur les facteurs pouvant nuire à un
air intérieur de bonne qualité et leur indiquer les gestes simples garants d'un air plus sain.
A cette occasion, l'INPES publie le guide de la pollution de l'air intérieur ainsi que le site internet prevention-maison.fr spécialement conçus pour aider les Français à
préserver au mieux leur air intérieur. Le guide peut être commandé gratuitement sur le site. Un spot radio et une campagne de bannières sur le Web
sont diffusés à partir du 18 avril.
20/04/2009 ( site : http://www.prevention-maison.fr/ )
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000020534450&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=idal officiel "Lois et Décrets"
JORF n°0093 du 21 avril 2009 page 6858 texte n° 79
AVIS
Avis relatif à la fusion des caisses primaires d'assurance maladie
de Dunkerque et d'Armentières.
Par décision du directeur général de la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés (CNMATS) en date du 20 février 2009, prise en application de l'article L. 221-3-1 du code
de la sécurité sociale, il est créé la caisse primaire d'assurance maladie de Dunkerque - Armentières.
Sa circonscription comprend l'arrondissement de Dunkerque, le canton d'Armentières et la commune de Pérenchies.
Les biens, droits et obligations de la caisse primaire d'assurance maladie de Dunkerque et de la caisse primaire d'assurance maladie d'Armentières sont transférés à la caisse primaire
d'assurance maladie de Dunkerque - Armentières. La caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Dunkerque et la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) d'Armentières sont dissoutes.
Cette décision prend effet à compter du 1er janvier 2010.
"Propositions pour un deuxième plan national santé-environnement"
16/04/2009 - Le professeur Marc Gentilini, président honoraire de l'Académie de Médecine, a remis le 16 avril le rapport du groupe de
travail chargé d'élaborer des propositions pour un deuxième Plan National Santé Environnement (PNSE2) aux ministres Jean Louis Borloo et Roselyne Bachelot.
Ce rapport propose d'organiser le PNSE2 selon deux axes forts : la réduction des expositions responsables de pathologies à fort impact sur la santé (cancers, maladies cardiovasculaires,
pathologies respiratoires, neurologiques...) y compris en milieu de travail ; la réduction des inégalités environnementales qui contribuent aux inégalités de santé, en prenant
particulièrement en compte les populations les plus vulnérables (enfants, femmes enceintes ou en âge de procréer, patients atteints d'un cancer ou souffrant d'allergies, ainsi que les personnes
qui vivent dans un logement insalubre). Le Professeur Marc Gentilini a également insisté sur la nécessité d'articuler et de mettre en cohérence le PNSE2 avec les plans de santé publique et les
différents plans d'action issus du Grenelle de l'environnement. Les propositions de ce rapport seront examinées par le gouvernement au cours des prochaines semaines, dans l'objectif de définir et
mettre en œuvre rapidement un plan d'actions ambitieux et cohérent avant l'été.
Réforme Bachelot : "l'appel des 25" contre la "médecine mercantile"
18/04/2009 - En cette période de vacances, la mobilisation des médecins hospitaliers de l'AP-HP contre la loi Bachelot ne faiblit pas. Ainsi, Le Nouvel Observateur publie cette
semaine un texte signé par 25 grands professeurs des hôpitaux publics parisiens dénonçant le projet de réforme HPST, dont "le maître-mot", selon eux, "n'est plus la santé mais la rentabilité". La
préoccupation centrale du volet hospitalier du projet de loi, qui sera examiné par les sénateurs à partir du 11 mai prochain, "n'est plus le malade mais le compte d'exploitation de l'hôpital. Et
les premières victimes en seront les patients et les soignants" dénoncent les vingt-cinq signataires dans leur missive. Pour ces derniers, la réforme défendue par la ministre de la Santé donne
"tous les pouvoirs au directeur de l'hôpital, nommé et révoqué par le directeur de l'Agence Régionale de Santé, lui-même nommé et révoqué par le Conseil des ministres". Un directeur qui "pourra
n'avoir aucune compétence médicale ou en santé" et qui "pourtant (...) arrêtera le projet médical de l'hôpital". Les médecins co-signataires dénoncent par ailleurs "des suppressions massives et
injustifiées d'emploi d'infirmiers et d'aides-soignants". "Si cette loi n'est pas amendée, elle s'appliquera sans nous", préviennent-ils, demandant l'organisation d'urgence "d'états généraux de
l'hôpital public".
Rappelons que les présidents des commissions médicales d'établissements (CME), peu enclins au conflit, ont de leur côté menacé de démissionner si le volet hôpital de la loi Bachelot n'est pas
modifié.
La ministre de la Santé a répondu point par point aux arguments des signataires de l'appel par le biais d'une
tribune publiée dans Le Figaro du 16 avril. Estimant que le projet de réforme a été bâti "à partir des propositions des neuf cent mille personnes qui travaillent à l'hôpital", la ministre
dénonce "une caricature" de son texte. "La mauvaise gestion est la pire ennemie d'une médecine de qualité", écrit Roselyne Bachelot, tout en défendant la réforme de la tarification, avant
d'interpeller les signataires : "Veulent-ils en revenir à la dotation globale qui constitue le financement le plus injuste ?" Concernant le maintien des emplois, Roselyne Bachelot préfère
souligner que "l'hôpital public a vu ses effectifs croître de 11,4 % les dix dernières années et de vingt-cinq mille personnes en son cœur et à la périphérie l'année dernière". Le Figaro précise
que la ministre "se dit néanmoins prête à faire «encore évoluer» ce texte" au Sénat.
Pus de 9 300 personnes avaient soutenu, samedi 18 avril en fin d'après-midi, l'"appel des 25", note le Le
Nouvel Observateur.
> Contre la mort de l'hôpital public : l'appel des 25 :
«Nous souhaitons casser l'image du cancer et poser un nouveau regard sur cette maladie», explique Jean-Loup Mouysset, oncologue et président de l'association Ressource. Si le doublement du nombre
de cancers en France depuis 25 ans s'explique en partie par le vieillissement de la population et un dépistage plus précoce, d'autres facteurs seraient également en jeu comme la pollution
environnementale.
En France, l'amiante serait à l'origine de 10 % à 20 % des cancers du poumon et devrait être responsable, selon les projections épidémiologiques, de 100 000 morts d'ici à 2025.
La pétition est mise à disposition à l'ensemble des élus
et a été envoyée à :
Madame la Ministre de la Santé (ici sa réponse)
Monsieur le Député (ici sa réponse)
Monsieur le Président de la CCF
Monsieur le Maire de Hondschoote
rencontre débat du 18 avril... des pistes pour poursuivre
Commentaires Récents